Nous croyons… L’Évangile

Une fausse définition de l’Évangile a des conséquences désastreuses dans la vie du rebellutionnaire.

 

Qu’est-ce que l’Évangile ?

Nous croyons que l’Évangile est la bonne nouvelle de Jésus-Christ, la sagesse même de Dieu. Extrême folie pour le monde, bien que puissance de Dieu pour ceux qui sont sauvés, cette bonne nouvelle est christologique, centrée sur la croix et la résurrection. L’Évangile n’est pas proclamé si le Christ ne l’est pas, et le Christ authentique n’est pas annoncé si sa mort et sa résurrection ne sont pas au centre de la proclamation (selon ce message que « Christ est mort pour nos péchés… il est ressuscité »). Cette bonne nouvelle est biblique (sa mort et sa résurrection sont « selon les écritures »), théologique et salvifique (Christ est mort pour nos péchés afin de nous réconcilier avec Dieu), historique (si les événements relatifs au salut ne se sont pas produits, notre foi est vaine, nous sommes encore dans nos péchés et nous sommes les plus malheureux des êtres humains), apostolique (le message a été confié aux apôtres et transmis par eux, témoins de ces événements), et intensément personnelle (ceux qui la reçoivent à titre personnel, y croient et s’y attachent fermement sont sauvés).

 

Quelle est ta définition de l’Évangile ?

Le cœur de l’Évangile est l’affirmation suivante : « Christ est mort pour nos péchés… il est ressuscité » (1 Corinthiens 15.3-4) Ces 9 mots changent toute ma vie. Cela signifie que je n’ai pas à chercher ma justification ailleurs qu’en Christ. Je n’ai pas à expier ou couvrir mes péchés en respectant des règles. Christ l’a fait. Je ne peux pas me sauver. Christ me sauve. C’est une faveur imméritée de Dieu. J’ai longtemps trimbalé dans mon bagage théologique une fausse définition de l’Évangile. La mise en pratique des implications était catastrophique. Une définition partielle, incomplète ou fausse de l’Évangile a des conséquences néfastes dans la vie du croyant. Elle peut conduire à l’orgueil, l’amertume ou l’auto-justification au lieu de procurer la joie, la paix et l’humilité. C’est pour cela que je te pose la question : quelle est ta définition de l’Évangile ? Voici quelques uns des faux évangiles qu’on peut entendre ou croire aujourd’hui encore. Ce sont des évangiles de pacotilles par lesquels on tente de se justifier ou se sauver soi-même sans la faveur imméritée de Dieu. Une fausse définition de l’Évangile a des conséquences désastreuse dans ta vie. Voici une liste de fausses définitions, développée dans le livre Changer vraiment : Comment ? de Tim Lane et Paul Tripp :

Formalisme

« Je participe aux différentes réunions et activités de l’église, donc ma vie est sous contrôle. Je vais à l’église, mais cela a un petit impact sur mon cœur et sur ma façon de vivre. Je juge les autres et je suis impatient avec ceux qui n’ont pas le même engagement que moi. »

Légalisme

« Je vis par les règles – règles que j’ai créées pour moi-même et que j’impose aux autres. Je me sens en sécurité quand je respecte mes règles et je deviens arrogant et fier quand les autres n’atteignent pas les standards que je leur impose. Il n’y a pas de joie dans ma vie parce qu’il n’y a pas de grâce à célébrer.»

Mysticisme

« Je suis en perpétuel recherche d’une expérience émotionnelle avec Dieu. Je vis à fond les moments où je me sens proche de lui et je souffre souvent et me décourage quand je ne me sens pas dans cet état. Je change parfois d’église en recherche d’une qui pourra me satisfaire sur le plan émotionnel. »

Activisme

« Je reconnais la nature missionnelle du christianisme et je suis passionnément impliqué dans la réparation de ce monde brisé. Mais à vrai dire, ma vie est plus une défense de la justice qu’une saine poursuite du Christ. »

Biblicisme

« Je connais ma Bible à fond, mais je ne la laisse pas me transformer. J’ai réduit l’Évangile à une série de propositions théologiques, donc je suis intolérant et critique envers ceux qui ont moins de connaissance. »

Thérapisme

« Je parle beaucoup aux membres blessés de notre assemblée et combien Christ est la seule solution à leur souffrance. Mais je ne réalise pas encore que j’ai créé un christ plus thérapeute que sauveur. Je vois la souffrance comme un plus grand problème que le péché. Mes besoins non satisfaits ont remplacé ma faillite spirituelle. »

Social-isme

« Je suis à la recherche de l’amitié et de la communion fraternelle dans l’église. Le corps de Christ a pris la place de Christ et l’Évangile est réduit à un réseau de relations satisfaisantes entre chrétiens. »

Parmi ces fausses définitions de l’Évangile, autour de laquelle (ou desquelles) es-tu tenté de graviter ?

Déjà publié dans la série Le Dieu trinitaireLa RévélationLa création de l’humanitéLa ChuteLe plan de Dieu / L’Évangile / La Rédemption accomplie par le Christ / La justification des pécheursLe pouvoir du Saint EspritLe Royaume de Dieu / Le nouveau peuple de DieuLe rétablissement de toutes choses

Auteur : Aurélien L.

Aurélien est le fondateur du blog. Il est actuellement pasteur impliqué dans le ministère du FEU et celui d'Evangile21.