L’école du pardon (2/6) Classe 1 : La balance déséquilibrée

Crédits photo : telecom-em.eu

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Vous pouvez lire la première partie de cet article ici

Post de Victoria Vickie

Avant de commencer à traiter du « pardon », je voudrais à travers nos deux premières classes, poser le problème. Le déséquilibre que je veux mettre en évidence est celui entre l’amour et la justice. Martin Luther King écrivait : « Dieu a les deux bras étendus. L’un est assez fort pour entourer de justice, l’autre assez doux pour nous entourer de grâce ». L’amour de Dieu et sa grâce pour tous les hommes n’existe pas et ne saurait exister sans sa justice et son caractère saint. C’est parce que Dieu nous aime, qu’il nous justifie, et c’est encore par amour qu’il désire voir chacun de nous sanctifié. L’amour de Dieu ne justifiera jamais le péché. Dieu est amour, mais Dieu est aussi justice, et sa justice a besoin d’être satisfaite. Cette conscience intérieure de la justice est inscrite en chacun de nous. Nous arrivons alors à la balance déséquilibrée. Il y a une notion qui prévaut dans toutes les relations humaines, une notion qu’on a tendance à oublier, une notion qui s’est effacé derrière l’amour : la justice.

Beaucoup de relations sont fondées sur des balances déséquilibrées. On exige de l’autre partie que « par amour » (que c’est un bien grand mot), elle se donne, elle meure à elle-même, qu’elle perde ses droits. Les balances déséquilibrées penchent en faveur d’un amour unilatéral (quoi qu’elles puissent prêcher le contraire). « Bien sûr puisque que tu aimes, Oh tu sais bien qu’il faut aimer. C’est un reflet du caractère de Dieu. C’est le caractère de Christ qu’il nous faut manifester. Je n’ai pas besoin de te rappeler, Frère, 1 Corinthiens 13, les propos de l’apôtre Paul, l’amour : c’est le chemin par excellence, de loin le meilleur au-dessus de tous les dons ». Malheureusement, ce qui est ignoré dans ces cas-là, c’est que plus l’amour est fort, plus il se donne, plus le besoin de justice sera grand. C’est fort du prix d’amour payé par le sacrifice de son Fils que le Dieu du ciel s’assurera que ce dernier n’a pas souffert en vain. Ceux qui accepteront le sacrifice de son Fils justifieront sa grâce et ceux qui le rejetteront justifieront sa justice et sa colère. C’est ce qui explique que plus on aime, plus on exige de l’autre. Plus l’amour se donne à l’autre, puis les paramètres de justice seront conséquents. On pourra tolérer qu’un inconnu nous marche sur les pieds, de toute façon il est loin de moi, je ne le connais pas. Mais dès qu’il s’agit de quelqu’un de notre maison, quelqu’un à qui on a ouvert notre cœur, au moindre grief, c’est notre être entier qui demande justice : « Mais comment est-ce que tu as pu me faire ça ? » ; « Après tout ce que j’ai fait pour toi, tous ces efforts, tous ces investissements ? » ; « Comment est-ce que tu peux dire/penser une chose pareille ? ». Oui, l’amour n’existe pas sans la justice. Et plus l’amour s’est donné, plus il aura soif de justice.

Dès lors, Il faut qu’un prix soit payé en réponse au préjudice causé ; car en dépit de mon amour, tes propos/tes actes/tes pensées m’ont fait mal. Je réclame justice. Celle-ci se traduit généralement par la demande d’une sincère repentance de l’autre partie (changement de cœur, de pensées, d’actes, d’attitudes, nouvelles résolutions). Cela peu arriver, mais cela peut aussi ne pas arriver (et c’est ce cas qui nous concerne), soit qu’on a décidé de taire sa douleur, soit que l’autre ne comprend pas. A mon avis, cette notion « de justice  » doit-être reconnue et acceptée, car en refusant de l’admettre, on blesse l’autre, et on devient susceptible de produire de l’amertume. Dans tous les cas, il nous faut pardonner aussi parce que nous avons un Père qui sans cesse nous pardonne.

L’école du pardon (1/6) Le jour de la rentrée

Crédits photo : ecole-ste-genevieve.com

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Post de Victoria Vickie.

Avez-vous déjà été blessé ? Je ne parle pas d’un simple tort qu’on peut vous causer, mais d’une blessure profonde. Comme ces douleurs qui surviennent lorsque des personnes envers lesquelles nous sommes redevables ou pas, et que nous aimons (amis, famille, frères) posent des actes que nous ne comprenons pas. Ces actes peuvent être condamnables (ou pas), susciter en nous un sentiment d’incompréhension ou d’injustice.

Ils nous brisent le cœur, nous arrachent des larmes, nous poussent à une poignante intercession, car il nous faut pardonner. Sinon, nous emprunterons les voies de l’amertume, de la colère et de la vengeance, perdant ainsi le don par excellence : l’amour.

Pour traiter du pardon, il nous faut reconnaître certains faits. D’abord, la difficulté du pardon ne vient pas « du tort », mais de la « douleur » causée par le tort. Ce n’est pas l’acte qu’il faut évoquer, mais plutôt ce qu’il a produit en nous. Le fait qu’à un moment donné, « cela nous a fait mal ». Accepter la douleur causée par un autre va au-delà de la croix, du simple brisement. Il ne s’agit pas seulement d’être « brisé », mais bien « d’être blessé ». La difficulté du pardon est proportionnellement liée à la profondeur de la douleur et à l’amour porté à la personne. Ensuite, le pardon est humainement impossible. Pour pardonner, accorder miséricorde, passer outre la faute de quelqu’un il faut une capacité divine. Le pardon bien difficile doit alors être accordé : d’abord, parce c’est le parfait reflet d’un Dieu de grâce plein de miséricorde. Ensuite parce que tout le bénéfice est le nôtre puisque « Dieu pardonnera nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé ». Enfin parce même si le pardon est une blessure et une profonde douleur, nous savons qu’à la croix Jésus a pardonné à ceux qui l’ont crucifié. Dès lors, nous sommes obligés de conclure que les mains et les pieds que les clous ont percé n’ont pas cessé de bénir, et cela depuis des siècles et cela durera encore des siècles. A.W. Tozer écrivait : « Dieu n’utilise personne à moins de l’avoir blessé profondément. » Si vous êtes blessé, c’est que vous êtes émondé pour bénir davantage en reflétant Christ. Terminant, je dirais que le pardon m’apparaît comme une grande école et je n’en suis qu’à mes débuts. C’est avec beaucoup de crainte que j’écris en raison du peu que j’ai vu et vécu, car je crois que le pardon est davantage une école qui se vit, qu’une école qui s’écrit. Que le Seigneur utilise cette modeste série pour sa gloire.

La suite demain…

Hommes et femmes dans un ministère rémunéré: Marion Poujol, équipière avec les GBU

Crédits Photo : La fontaine à films

Tu envisages de travailler dans un ministère rémunéré à temps-plein ou temps partiel ? L’idée t’a peut être effleuré l’esprit mais tout cela te fait peur ? La Rébellution a décidé d’interviewer plusieurs hommes et femmes qui ont sauté le pas…en espérant que ça en motivera certains ;-). Après Anne, nous te présentons Marion.

Qui es-tu ? Quel est ton arrière-plan et comment es-tu devenu chrétien ?

Je m’appelle Marion Poujol, j’ai 31 ans et je travaille pour les Groupes Bibliques Universitaires (GBU) en Île-de-France.

Je me suis convertie plus ou moins en Terminale. Étant née dans une famille chrétienne, j’ai toujours cru en l’existence de Dieu ; mais, pour différentes raisons qu’il serait trop long d’expliquer ici, je mettais systématiquement en doute les dogmes chrétiens. L’année de mon bac, en cours de philo, je me suis confrontée à une prof athée et militante qui, à force de provocations, m’a obligée à me plonger vraiment dans les textes bibliques. Je le faisais uniquement pour avoir des choses à lui rétorquer et ne pas perdre la face. Mais s’il y a un truc que Dieu aime faire, c’est transformer nos âneries en bénédictions. J’ai donc, grâce à mes lectures, compris cette année-là deux choses qui m’ont fait basculer définitivement dans le camp des chrétiens convaincus.

La première est que la Bible a le bon diagnostic sur notre monde, donc la bonne solution, et nous donne la bonne façon de vivre ; la deuxième est que Jésus est venu pour les gens pécheurs (et j’avais une très forte conscience de l’être !) et qu’il les sauve sans qu’ils ne méritent rien. Depuis lors, je continue à découvrir tous les enjeux de ces affirmations et à en faire les ancres de ma vie.

Comment et quand as-tu su que tu voulais aller dans le ministère à temps plein ? 

Ce fut un processus plutôt long. Je suis « tombée » dans les GBU lors de ma première année de fac d’histoire, donc peu après ma conversion. J’avais soif d’apprendre, je suis devenue très régulière et j’ai aimé ça.

Tranquillement, j’ai commencé à prendre des responsabilités au niveau local puis au niveau régional. Je ne me souviens plus exactement comment l’idée de travailler au GBU est arrivée dans ma tête, sans doute me l’a-t-on susurrée, mais j’avais pas mal de craintes et de questions. Notamment celle de savoir si c’était par vocation ou par amour du GBU que je voulais faire cela. Et aussi, je voulais vraiment être enseignante ! J’ai décidé néanmoins de me lancer un an dans un stage de formation au ministère à temps plein que proposaient les GBU (le stage relais) pour « écouter Dieu », juste au cas où…

Après cette année, qui fut géniale, il m’a fallu encore 5 ans avant de me décider. 5 années durant lesquelles, étant enseignante d’histoire-géographie à temps plein, je passais de l’enthousiasme débordant pour le ministère à la peur paralysante de m’y lancer. C’était une période difficile parce que je priais Dieu pour qu’il me dise quoi faire, et que lui … il se taisait.

Finalement, au cours de l’été 2008, une discussion avec des responsables des GBU a dissipé la plupart de mes craintes (les principales – ne riez pas : Comment vais-je vivre avec le Smic ? Qui va bien vouloir m’épouser si je suis dans le ministère ?). Et la question qui tue d’une étudiante m’a fait réaliser que c’était ce que je voulais vraiment faire (la question en cause : « Tu es missionnaire de toutes manières, mais préfères-tu l’être au GBU ou à l’Éducation nationale ? »). J’ai laissé quelques mois s’écouler pour vérifier que ce n’était pas juste une décision prise à la légère, liée à un été merveilleux. Mais la volonté s’est affermie et j’étais apaisée en pensant à mon avenir.

Dieu parle en son temps et son temps est toujours le bon.

Quels ont été tes plus gros(ses) galères/sacrifices et bénédictions/joies dans le ministère ?

Je suis encore une apprentie, je ne suis qu’au milieu de ma troisième année dans le ministère, je n’ai donc pas beaucoup de recul et je sais bien que je n’ai pas vécu grand-chose : le pire et le meilleur sont encore devant moi !

Je peux cependant déjà dire qu’il y a quelques galères liées au petit salaire, aux horaires et au cahier des charges extensible à volonté. C’est difficile, voire impossible, de ne plus être ministre (c’est-à-dire serviteur) hors des moments où l’on travaille, ce qui peut rendre la gestion de la vie personnelle un peu compliquée.

Mais pour l’instant, c’est ma liste de joies qui est beaucoup plus longue. C’est une bénédiction de voir des gens être convaincus de la vérité de la Bible, devenir chrétien, s’enraciner en Christ, se repentir, progresser et prendre des responsabilités. Voir l’action de Dieu dans la vie des gens est une véritable drogue : participer à cela avec toutes nos erreurs et nos manquements est un privilège hallucinant.

Que conseilles-tu à un jeune qui envisage le ministère à temps plein ?

Je lui dirais de :

- Demander des avis à des gens qu’il estime, qui le connaissent bien et qui sont déjà dans le ministère. Je sais, cela fait beaucoup de critères, mais vous avez le droit de prendre plusieurs personnes, chacune recouvrant un domaine…

- S’essayer, soit dans un stage comme je l’ai fait, soit en prenant des responsabilités dans l’Église, dans une association et en s’y tenant fidèlement, sur une longue période, avec les joies et malgré les échecs.

- Se former : il existe des centres de formation vraiment bien dans le monde francophone.

- Prendre courage parce que le chemin peut être difficile. Il faut parfois prendre des décisions radicales (moi j’ai démissionné de l’Éducation nationale, ce qui veut dire que j’ai perdu mon CAPES et hop’ ! 2 années de concours parties en fumée !), parfois convaincre sa famille (« Quoi ? Tu as fait une grande école qui t’assure un bon avenir et tu veux être pasteur ?!!! Tu veux me tuer mon fils !! ») et faire face à ses propres questions et craintes.

- Prendre patience parce que le chemin peut être long. C’est le travail de Dieu, c’est lui qui appelle les ouvriers et il le fait quand il sait que c’est bon. Eprouvez votre vocation et acceptez de faire les choses dans le temps de Dieu. Ne vous inquiétez pas, il sait se faire bruyant quand il veut nous faire comprendre quelque chose.

Je lui dirais enfin : tu désires une excellente chose, prie pour que cela arrive et que Dieu te mette à la bonne place pour que tu sois utile à son royaume et que tu continues à apprendre à compter sur sa grâce.

7 mauvaises raisons de se marier

Crédits photo : nordmariage

Crédits photo : nordmariage.com

Il y a une question fondamentale à se poser avant d’aspirer à se marier : “Pourquoi?”. Oui pourquoi est-ce que je veux me marier ? Quelle est la raison ultime qui me pousse à désirer et aspirer au mariage ? Il y a plusieurs raisons me répondrez-vous, mais si on ne devait en garder qu’une seule, laquelle garderiez-vous? Laissons de côté les réponses pseudo-spirituelles toutes faites, et soyons francs. Quelle est LA raison ultime pour laquelle vous, vous aimeriez vous marier?  Voici 7 réponses, 7 mauvaises raisons pour lesquelles les jeunes désirent se marier aujourdh’ui.

1- Pour avoir du sexe légalement

“La bible prohibe le sexe hors mariage, alors je me marie pour pouvoir jouïr de la sexualité légalement”. Ok, soit. Il n’y a rien de mal à cela. C’est une très bonne raison même et cela est complètement défendable : l’apôtre Paul lui-même précise qu’il vaut mieux se marier que de brûler (autrement dit il vaut mieux se marier que de souffrir de la pression des pulsions sexuelles). Le mariage peut donc aider à la satisfaction sexuelle. Néanmoins le mariage ne supprime pas les tentations.  Même mariés, vous aurez toujours à faire à votre chair. Vous devrez toujours lutter pour maîtriser vos pulsions sexuelles et chasser la convoitise (particulièrement envers les autres femmes). Si donc « combler le désir sexuel » est le but ultime pour lequel vous désirez vous marier, alors vous avez certainement raté le coche.

2- Pour combler sa solitude

“Je me sens seul(e) et je veux avoir quelqu’un a mes côtés.” Encore une fois, c’est une raison tout à fait légitime. La bible dit que deux valent mieux qu’un. (Ecclesiaste 4:9). Il est naturel de rechercher un compagnon avec qui partager ses joies et ses peines. Néanmoins, si « rompre avec la solitude » est le but ultime pour lequel vous désirez vous marier, alors vous avez certainement raté le coche. Le mariage n’est pas le remède miracle à la solitude. Beaucoup de personnes bien que mariés se sentent profondément seules, et aucun conjoint  n’est en mesure de combler complètement et parfaitement notre désir d’être entouré et accompagné. Dans ce cas, ce n’est peut être pas d’un mari ou d’une femme dont vous avez besoin, mais de Jésus. Lui seul peut vous combler totalement. Car dans la solitude, Il est notre plénitude.

 3- Pour combler ses besoins affectifs

Certaines personnes émotionnellement blessées ou délaissées ont juste envie de se marier pour qu’on leur accorde l’affection qu’elles n’ont jamais eu. Certes, il n’y a rien de mal à vouloir que l’on nous câline, que l’on s’intéresse à nous, ou que l’on nous comble de petites attentions. Mais si “combler vos besoins affectifs” est le but ultime pour lequel vous désirez vous marier, alors vous avez certainement raté le coche. Rentrer dans une relation avec ce genre de mentalité est profondément égocentrique et nocif pour le couple. D’ailleurs aucun conjoint n’est en mesure de donner de l’affection de manière unilatérale toute sa vie. Dans ce cas, n’est peut être pas d’un mari ou d’une femme dont vous avez besoin, mais de Jésus. Lui seul peut vraiment vous aider à rebâtir votre vie affective. Lui seul peut véritablement guérir vos blessures émotionnelles.

4- Pour échapper aux difficultés

Certaines personnes voient le mariage comme un eldorado, un exutoire, un havre de paix et une patrie de bonheur, où les difficultés et l’adversité n’existent plus. Ou du moins, ils essaient de se persuader que l’amour les fera surpasser toutes les difficultés très facilement. Laissez-moi vous dire que le mariage ne résoudra aucunement vos problèmes. Même si votre conjoint sera là pour vous épauler ou vous encourager, vous aurez toujours certains défis auxquels vous devrez faire face seuls. Si “échapper à vos problèmes” est le but ultime pour lequel vous désirez vous marier, alors … (terminez la phrase) .. vous avez certainement raté le coche !

5- Pour le plaisir d’avoir des enfants

“Je veux avoir des enfants, me sentir comme une mère.”  Cette phrase, nous l’avons déjà entendu de plusieurs femmes. C’est un argument légitime. Dieu a fait la femme avec un besoin de ressentir sa maternité. Il nous a aussi ordonné de nous multiplier et de nous reproduire. C’est donc une bonne chose de désirer avoir des enfants. Néanmoins, si “concevoir un enfant » est le but ultime pour lequel vous désirez vous marier, alors vous avez certainement raté le coche. Le but pour lequel Dieu nous donne des enfants n’est pas de satisfaire nos petits plaisirs égoïstes, mais plutôt d’en faire des disciples. Regardez Anne. (1 Samuel 1) Ce n’est qu’à partir du moment où elle a compris qu’elle devait consacrer son enfant à Dieu que Dieu lui a permis d’enfanter Samuel. Le but ultime pour lequel Dieu nous donne des enfants n’est pas notre satisfaction personnelle. Se servir donc du mariage pour atteindre des objectifs égoïstes n’est pas très glorieux. D’ailleurs, vous remarquerez bien que les femmes tenant ce type de discours réduisent bien souvent leur mari à de vulgaires géniteurs leur permettant d’obtenir les enfants qu’elles désirent…

 6- Parce que j’ai peur de finir vieille fille

“Mon âge avance et je n’ai toujours personne. Aujourdh’ui, je suis prêt à accepter n’importe qui, même s’il n’est pas chrétien, pourvu que je ne finisse pas vieille fille”. Chère soeur, ne brade jamais tes standards à cause de la peur de finir seule. Dieu nous réserve bien des surprises lorsqu’on lui est fidèle jusqu’au bout. Il est capable de nous rendre heureux, Il n’est pas sadique au point de laisser son enfant qui le sert fidèlement finir dans le malheur. Il a de bons projets pour nous. Il saura nous conduire vers la personne valeureuse au moment opportun; ou même nous faire vivre un bonheur indescriptible s’il nous laisse seul. Apprenons à lui faire confiance, et à offrir nos vies comme des sacrifices vivants pour Lui.

7- Parce que tous mes amis se sont déjà casés

Certaines filles pleurent à chaudes larmes aux mariages de leurs meilleurs amies. Quelques unes d’entre elles pleurent non pas à cause de l’émotion, mais parce qu’elles sont tristes de voir leurs amies les abandonner ! Elles sourient des lèvres, mais leur coeur est rempli de tristesse et de murmures : “Seigneur, quand est-ce que ce sera mon tour“ ? Elles sont prêtes à tout pour se marier, principalement parce que toutes leurs copines se sont casés. Humm…. Jésus aurait-il eu ce genre de réaction à leur place?

Tous les points précités constituent des raisons plus ou moins légitimes de vouloir se marier. Mais elles ne doivent pas être LA raison pour laquelle nous devons y aspirer. Il ne faut pas rechercher le mariage principalement pour jouïr du sexe, ou avoir des enfants. Se marier ne résoudra pas tous nos problèmes de solitude ou d’affection. On ne se marie pas non plus pour ne pas finir vieille fille, ou parce que tous nos amis se sont casés. Mais le but ultime du mariage dans le plan de Dieu est de nous emmener à ressembler davantage à Christ ! Oui c’est cela…. ressembler à Christ ! Le mariage est à l’image de l’union entre Christ et l’Eglise. Et Dieu veut au travers du mariage nous amener à ressembler à Christ. Si Dieu nous donne la sexualité, c’est pour que nous puissions comprendre et apprécier le plaisir qui réside dans l’intimité avec le Père. S’il nous donne des enfants, c’est pour que nous soyons à même d’en faire des disciples, comme Christ a fait des disciples. Au travers du mariage, Dieu nous donne un partenaire qui va nous aider à aiguiser notre caractère. Un partenaire qui sera pour nous une aide dans notre service pour Dieu. Le but ultime du mariage ce n’est pas nous; le but ultime du mariage c’est Dieu.

Lui pardonner et en plus me réconcilier avec lui? Qui ça, moi? NOOOOOON, jamais de la vie! (1/2)

Crédits Photo : jazakallah.in

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Rolly Ng, 24 ans, étudiant en école d’ingénieur informatique à Grenoble.

Le Larousse définit le pardon comme étant « le fait de ne pas tenir rigueur d’une faute ; rémission d’une offense ». La réconciliation est quant à elle le fait de « ramener des personnes à la bonne entente, rétablir entre elles des relations amicales ».

Si comme moi tu habites sur Terre, alors t’as déjà dû faire face à au moins une de ces situations : haine, jalousie, médisance, ingratitude, intolérance, injustice, adultère, immoralité sexuelle (sexualité non contrôlée, masturbation…), mensonge, orgueil, cupidité, trahison, ressentiment, escroquerie, chagrin d’amour.

Ces situations ont au moins une chose en commun : ce sont toutes des offenses à un tiers. Elles peuvent causer de la souffrance.  Il y a quelques années, j’ai été profondément blessé par une personne, au point d’avoir eu des sentiments du style : la haïr, ne plus jamais avoir envie de la voir, regretter le jour où je l’ai connue. Conséquence directe : je me suis construit une prison dans laquelle j’étais intouchable, une parure bien épaisse d’orgueil qui m’ôtait ma joie, ma paix. Mon culte perso avait perdu de sa saveur, j’avais dit sayonara1 à mon hédonisme chrétien2. Cependant, il y avait toujours la petite voix qui me disait « pardonne, Rolly, pardonne »… Mais je demeurais obstiné : PAS QUESTION, SEIGNEUR TU NE RÉALISES PAS COMBIEN CETTE PERSONNE M’A FAIT DU TORD.

Et voilà qu’un jour alors que j’étais bien détendu sur mon lit, je me suis évadé dans mes pensées ; j’ai alors redécouvert trois choses, une belle claque.

La première étant que si je ne pardonnais pas, je donnais à cette personne un pouvoir sur ma vie : le pouvoir de me rendre malheureux. Et la seconde fut Romains 5.8 : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. ». Christ est mort pour un Rolly traître, orgueilleux et  aigri, par amour pour moi. Au-delà du pardon, Dieu voulait me réconcilier (2 Corinthiens 5.18 ; Colossiens 1.20-21) avec lui, m’affranchir, m’accorder une vie heureuse dans laquelle il serait glorifié (Colossiens 1.26). Et le meilleur pour la fin : j’ai compris que j’avais d’abord péché (« raté la cible ») contre Dieu. Car Dieu m’appelait à l’aimer de tout mon cœur. Il dit aussi : « si vous m’aimez gardez mes commandements », le commandement étant : « aime ton prochain comme toi-même ». Le pardon était donc avant tout un acte d’obéissance à  Dieu. Oups. Là, j’étais mal.

Les minutes qui ont suivi cet instant ont été bien humides. J’ai alors confessé à Dieu ma faute, par la suite j’ai envoyé un mail à cette personne qui était à l’étranger à ce moment-là. On pourrait ainsi conclure que tout est bien qui finit bien… euh pas tout à fait. Au-delà du pardon, il y avait le mur de la réconciliation qu’il me restait à franchir. En effet, l’idée de la revoir, ou de discuter avec cette personne, ne m’enchantait pas des masses, j’avais toujours un petit zeste d’appréhension, de stress. Je me suis refusé à l’idée de laisser cette situation perdurer, par la grâce de Dieu j’ai activé le mode réconciliation. Je ne suis pas en train de te dire que c’était facile ! À son retour en France, par la grâce de Dieu, nous nous sommes réconciliés : aujourd’hui on est en paix et amis. C’est juste magnifique l’œuvre de la grâce de Dieu, la liberté en Christ (Jean 8.36).

La suite dimanche…

NOTES

1 Sayanora : « Au revoir » en japonais (je suis fan de Naruto en VO).
Hédonisme chrétien : Consiste à chercher son plaisir, sa joie en Dieu et en ce qui le glorifie (cf. Au Risque d’Être Heureux de John Piper).