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Bioéthique 28 Août 2016

Lettre à la mort

Article de Lauriane M., 21 ans, coiffeuse/maquilleuse pour le spectacle

Je sais combien tu as l’air douce. Ton parfum nous promet cette odeur de délivrance. Cependant, quand l’un d’entre nous succombe à la tentation de te croquer, tu prends un goût amer pour tous les autres.

Comment peux-tu expliquer ça ? Car si tu promets d’être quelque chose, tu t’y tiens. C’est par cette réflexion que tes véritables qualificatifs se dévoilent.

Tu es en fait vicieuse, tu rôdes et fais tomber dans tes bras par des promesses que tu ne tiens pas ; tu es aussi pernicieusement égoïste, et quand ce goût là s’exhale sur notre palais, fière de toi, tu prends… tu prends, avant le temps, le goût de la victoire sur la vie.

Mais ne soit pas si fière de ta couronne de lauriers, couronne funèbre qui ne se voit que sur les tombes. Les fleurs fanent et ta couronne aussi, car par cette lettre je te provoque en duel.

Moi, j’ai choisi la vie. J’ai choisi de la vivre, de te narguer chaque jour par mon souffle d’avantage rempli de souvenirs. J’ai choisi de la propager, à chaque âme que je rencontrerai. Je chanterai les merveilleux délices qu’elle nous offre.

Oui, tu me répondras que la vie est parfois injuste et qu’il arrive qu’elle te jette face contre terre… Mais quel sentiment ! Quel sentiment merveilleux que la joie de se relever, de croire, de rêver et quand bien même tout ne deviendrait pas réalité… quel rêve merveilleux : « la Vie ».

Toi, tu en fais partie, je suis d’accord. Mais tu es normalement limitée, tu n’es jamais satisfaite, et tu vas tricher pour te rassasier en te complaisant à voler le temps. Ce que tu ignores peut être, c’est ce que je veux te rappeler : la croix seule me suffit. Elle me suffit pour dire : «  Tu es déjà vaincue. »

Et finalement, ton odeur est celle de la défaite, ton parfum celui de la peur, tu transpires froid et c’est parce que tu es glacée que tu cherches à fuir cette vérité : la pierre a été roulée et ton pouvoir est déjà lié, prêt a être jeté au fond de l’abîme.

Par cette lettre qui te fera peut-être rire jaune et que tu qualifieras d’anodine, ce n’est en fait pas à toi que je m’adresse. Tu sais, la mort, tu ne fais que passer mais les écrits restent, eux.

Alors en fait au travers de ces mots je m’adresse aux vivants. J’encourage tous ceux dont les yeux se poseront sur cette lettre à croire…

Si l’un d’entre eux a déjà voulu goûter ton fruit, qu’il puisse être vivifié, si un autre a déjà eu ce goût amer en bouche, qu’il puisse être rassuré et pour tous, que ces mots soit chaque jour vécus, lus et proclamés : « La mort n’est plus, elle est vaincue. »

Chaque sourire de vie est gratuit, chaque écoute attentive, chaque parcelle de temps accordé à amis et inconnus sont un pas de plus vers cette victoire définitive de la vie.

A vous tous : merci d’exister. Merci d’être et du coup, de faire de ce monde une parcelle unique de votre vie.

Merci de chaque jour faire partie de cette grâce, que notre Papa céleste nous a donnée : « Merci à la Vie. »

Lettre à la mort

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