Après un camp…
Après un camp…
jan 04
Post de Clément D., 24 ans, ingénieur et responsable d’un groupe de jeunes à Paris
1. L’euphorie ponctuelle
Lors d’un camp d’une semaine ou d’un congrès durant un WE, nous sommes alors en présence de frères et sœurs, qui partagent tous ce même point commun : Jésus Christ dans leur vie.
Certains sont plus avancés dans la foi, d’autres sont en recherche, d’autres sont tièdes. Mais tous ont fait l’effort de venir. Dans quel but? Là encore, plusieurs raisons : relancer sa vie spirituelle, être boosté, ou simplement passer des bons moment entre amis.
Toujours est-il que le temps passe très vite, nous aimerions connaître tout le monde tant les gens sont sympathiques, les prédications et les moments de louanges nous permettent de « sentir » la présence de Dieu… Cela ressemble tellement au paradis…
2. L’euphorie disparue
Oui mais voilà, toute bonne chose a une fin, et à peine rentré, commençons-nous déjà à devenir nostalgiques, essayant de se remémorer en boucle ces bons souvenirs, grâce à Facebook et Youtube. Mais encore une fois, l’euphorie ne dure pas, qu’en est-il des engagements pris pendant le camp? Nous retombons alors dans nos vieilles habitudes, la Bible semble tellement plus difficile à ouvrir que lors du camp. En effet, notre entourage n’étant pas forcément composé de chrétiens, que ce soit à l’école ou au travail, nous sommes alors influencés par les valeurs de ce monde. Marcher à contre-courant s’avère peu à peu trop difficile, et il devient bien plus aisé de s’y perdre…
Est-ce une fatalité… NON !
3. L’euphorie permanente
Notre foi ne dépend pas du nombre d’événements chrétiens auxquels nous participons. Certes, elle grandit grâce à notre communion fraternelle entre frères et soeurs en Christ, comme lors de ces camps, il s’agit de la relation horizontale. Mais la foi a besoin d’être nourrie par une intimité avec le Seigneur, c’est la relation verticale. La vie chrétienne est basée sur un équilibre entre ces deux relations, équilibre représenté par la Croix.
D’autre part, la foi se base sur notre confiance en Dieu. Nous avons bien sûr été créés avec des sentiments, mais se baser sur le ressenti, c’est chercher à vérifier la présence de Dieu, sa puissance ou notre capacité à l’accueillir. Or, Dieu est toujours là, ce qui n’est pas le cas de notre disponibilité à le recevoir, ou à le ressentir. Faire confiance à Dieu devrait être le premier objectif de notre vie spirituelle ! Entre deux événements qui nous boostent, nous pouvons décider de profiter d’un plus grand isolement pour lire la Bible, s’en imprégner, écouter, en somme s’édifier. En développant cette confiance en Dieu, petit à petit, nous serons moins dépendants de ces moments forts et nous pourrons vivre notre foi d’une manière plus équilibrée.
Conclusion
Comme l’a si bien dit Manu Renard à Mad in France 2011, nous avons le choix entre :
- Considérer que ces moments entre chrétiens étaient bien agréables, nous permettant d’avoir notre shoot spirituel, puis retourner dans nos travers. Nous sommes alors dans une illusion.
- Choisir de baser notre vie sur le Créateur de toutes choses, incarner localement le message de la Bonne Nouvelle, le VIP : Vérité – Intégrité – Portabilité. (Ces trois mots seront développés dans une prochaine série résumant l’essentiel des prédications de Mad in France 2011.)
Et toi, Rébellutionnaire, as-tu déjà vécu des euphories lors de camps ?
Comment as-tu fait pour garder la flamme?
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Combien de fois ça m’est déjà arrivé! Je me reconnaîs tellement! Au début, je me retrouvais dans les deux premiers cas: Lors des camps ou week-end avec des chrétiens, j’étais tout feu tout flamme, ensuite pendant une semaine après la fin du séjour, j’étais remplie de nostalgie etc…
Et enfin, je perdais tout ce que j’avais appris, du moins je l’enfuissais inconsciemment au fond de mon coeur en reprenant les habitudes de mon ancienne vie (la vie avant le camp).
Mais au fil du temps, j’ai appris à vivre une « euphorie permanente », parce que le Seigneur m’a montré et prouvé que même si l’ambiance et l’atmosphère « chrétienne » n’était plus là, lui l’était toujours. John Hunter a dit un jour que « le bonheur est un sentiment crée grâce à la conjonction de circonstances favorables, mais que la joie, elle, demeure malgré les circonstances adverses ». C’est exactement ce que je vis chaque jour grâce à Dieu: la joie permanente. Je considère les bons moments entre chrétiens comme des temps d’apprentissage théorique, et le retour à la vie habituelle comme un temps d’apprentissage pratique. Evidemment, le second est le plus difficile, mais lorsque nous avons choisi de vivre pour Dieu et que nous avons son approbation dans ce que nous entreprenons, rien ne peut nous arrêter définitivement, et nous pouvons vivre dans une « euphorie permanente »