Où se trouve ton trésor ? Partie 2

Post de David Prigent, leader du groupe Antydot et pasteur stagiaire à Etupes.

Quelques mots de réflexion sur Actes 4.32-5.11.

Puis vinrent deux nouveaux protagonistes : Ananias et Saphira. La sentence peut être lourde si nous considérons leurs péchés avec une mesure humaine : mensonge, hypocrisie et orgueil. Néanmoins, tu peux en tirer de nombreux enseignements, et sans doute comprendras-tu la réelle gravité de leurs actes.

Donner, ce n’est pas improviser et ce n’est pas par tes propres capacités. Notre nature humaine est attachée… que dis-je, est enchaînée à notre amour pour les choses terrestres. Pouvoir donner avec joie, sans avoir d’amertume, ne peut être que l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans ton cœur. C’est une manifestation concrète d’une foi vivante et sincère.

Ananias tente d’imiter cette générosité, mais Pierre le reprend : Où est-ce que tu as vu que c’était une obligation de vendre tes biens ? Si tu ne le fais pas par amour pour Dieu et pour les autres, alors ton action est inutile ; tu aurais mieux fait de les garder. Plus qu’au niveau de l’argent, cette vérité est fondamentale dans notre vie chrétienne et diffère complètement des religions qui parcourent notre monde : notre foi n’est pas une question de conformité à des attentes religieuses ou à un règlement doctrinal strict. C’est avant tout une question de liberté intérieure et d’amour.

Dans le texte, Ananias et Saphira devaient sans doute aimer cette communauté chrétienne et trouvant probablement remarquable l’attitude de ces gens, ils ne voulaient pas être en reste. Par conséquent, ils ne trouvaient non pas leur satisfaction en Dieu, mais dans la supposée reconnaissance qu’ils pouvaient obtenir de la part des hommes.

Appartenaient-ils au Seigneur ? Le texte ne nous le dit pas. Cependant, nous pouvons tous nous examiner à sa lumière. Ô combien nous avons besoin de prendre conscience du point auquel Dieu et son Esprit sont vivants et présents jusqu’au fond de notre cœur !

Il entend toutes tes pensées. Il sonde chaque parcelle de ton cœur. Il discerne le moindre complot que tu pourrais fomenter au plus profond de toi-même. As-tu conscience de cela ? Est-ce que  ce texte te permet de discerner la gravité de tes actions ? Même si elles ne demeurent que dans tes pensées ?

Dans tout le Nouveau Testament, il n’y a aucune autre histoire qui relate un tel jugement de Dieu. Cela nous pousse presque dans l’étonnement et pourtant, il révèle la sainteté de Dieu et sa juste colère. Celle-ci est tellement lente, il est si patient que lorsqu’il sévit, cela nous surprend, voire nous offusque. Et cette réaction nous montre à quel point nous sommes ignorants de la sainteté de Dieu et de notre état de péché.

La question que tu dois sans doute te poser justement doit être : Pourquoi les avoir exécutés si sommairement ? Mais je dirais que ce n’est pas si important que ça, car une autre question, à mon sens beaucoup plus concrète, serait d’actualité dans notre vie : suis-je meilleur qu’eux ? Par quel miracle alors se fait-il que je sois encore en vie?

La Grâce de Dieu vient de sa bonté. Ce n’est pas un dû, loin de là. Et pourtant… nous l’oublions si facilement. Nous profitons tellement de ce cadeau immérité pour nous laisser aller, considérant la vie chrétienne comme trop laborieuse ou nous demandant trop d’efforts.

Saisis cette occasion où Dieu te parle pour lui remettre ta vie et le laisser t’examiner. Qu’il puisse te rendre comme Barnabas, tourné vers les autres et détaché de ton confort purement matériel. Et que l’exemple d’Ananias et Saphira puisse te rappeler que chercher sa gloire auprès des hommes n’est qu’une occasion de chute et que nous ne pouvons pas pécher sans offenser notre Seigneur et Maître.

Alors rebellutionnaire, où se trouve ton trésor… ?

Pour lire la Partie 1 : ici.

Auteur : David Prigent

David est le leader du groupe Antydot et pasteur stagiaire à Etupes.