Où se trouve ton trésor ? Partie 1

Etude biblique de David P., leader du groupe Antydot et pasteur stagiaire à Etupes.

Quelques mots de réflexion sur Actes 4.32-5.11.

Quelle histoire ! Et quelles sanctions ! Nous pourrions nous dire en premier lieu que Dieu est un peu trop sévère envers ces personnes égoïstes. Certes, elles ont péché, mais de là à les faire mourir !

Qu’est-ce que cela nous montre ? Nous ne pouvons pas jouer avec Dieu, ni lui mentir ostensiblement. Sa sainteté n’a pas changé d’un iota depuis la création du monde. Et comme il est écrit à deux reprises dans ce texte, Dieu aimerait que nous le craignions : pas dans la peur, mais dans un profond respect envers lui et d’autant plus sous la grâce dont il nous couvre. Parcourons ce passage et arrêtons-nous sur certains faits.

Tout d’abord la fin du chapitre 4 ; elle nous révèle un profond changement dans le cœur de ceux qui ont accepté Jésus-Christ comme seigneur et maître. Cette foi a bouleversé leur vie et en eux-mêmes, ils ne peuvent plus vivre comme avant. Le classement de leurs priorités a changé et Christ s’est placé devant toutes les autres. Cela pourrait avoir deux effets :

  • Ils se sont détachés de leurs biens matériels,
  • Ils se sont attachés aux relations qu’ils tissent avec leurs frères et sœurs dans la foi.

Cette foi dans l’œuvre de Christ crée un lien d’amour avec les personnes et coupe celui que nous avons pu entretenir avec les choses matérielles.

Dans Luc 12.34, nous pouvons lire ceci : « Car là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur » Tu te sens pas bien, là, n’est-ce pas ? Tout comme moi, tout comme nous tous, je pense. Où se trouve notre trésor ? Où sont dirigés les élans de notre cœur ? Dieu voudrait être au centre de ta vie. Il voudrait que tes intentions se portent vers les autres dans un amour désintéressé, dans ce même amour qui l’a poussé à te donner son propre fils pour tes péchés.

En revenant à ce texte dans les Actes, nous constatons une unité tout bonnement incroyable. Tu peux trouver dans la première lettre de Paul aux Corinthiens une analogie entre l’Eglise et un corps. N’est-ce pas une vérité fondamentale qui doit être au cœur de nos échanges avec nos frères et sœurs ? Ne pas se considérer comme auto-suffisant, mais comme complémentaire à ceux qui nous entourent ? Si tu as faim, c’est que ton estomac fait remonter cette information à ton cerveau. Tu vas te diriger vers le réfrigérateur avec tes pieds et tes jambes, tu vas l’ouvrir avec ta main, tu vas regarder ce qu’il y a dedans avec tes yeux, et ainsi de suite. Tout cela, tu vas le faire naturellement, sans réfléchir.

Si nous vivons et progressons dans cette compréhension : nous sommes un corps, alors prendre soin des autres deviendra aussi naturel qu’avoir ces mêmes attentions pour soi-même.

Les versets 34 et 35 sont particulièrement éloquents : dans une église qui comptait plus de cinq mille personnes, il n’y avait aucun nécessiteux. Pourquoi ? D’eux-mêmes, les gens vendaient leurs biens pour les mettre à disposition de l’église. Ils confiaient cette responsabilité aux Apôtres qui étaient en charge de la bonne distribution et de la juste répartition.

Pas de contrainte, aucune obligation : nous sommes loin du communisme. C’est dans une générosité naturelle que les dons étaient faits, par des cœurs changés par l’Évangile.

Prends ce que tu as de plus précieux. Ça peut être un compte bancaire, un super ordinateur, un Smartphone dernière génération ou encore ta première voiture. Puis pose-toi la question : est-ce que je suis prêt à tout lâcher pour Dieu ? Est-ce que tu serais prêt à vendre ça sur eBay pour faire don de l’argent ainsi obtenu à ton église locale ? Je ne dis pas qu’il faut que tu le fasses, mais en te posant ces questions, ressens les élans de ton cœur, et écoute Jésus-Christ te dire cela : « là ou est ton trésor, là aussi sera ton cœur. »

Ne te crois pas ciblé spécifiquement ; c’est un encouragement et une réflexion pour les chrétiens du monde entier, sans condition requise. Soyons attentifs les uns aux autres : si l’un d’entre nous est dans le besoin, que nous puissions prendre soin de lui aussi naturellement que ma main qui est au service de mon ventre.

Les versets 36 et 37 démontrent la sincérité de cœur de Barnabas qui vend ses biens pour se mettre au service du Seigneur. Au fil des Actes, nous verrons le rôle que Dieu lui a fait jouer dans l’expansion de l’Evangile au travers du bassin méditerranéen. Il s’est détaché de son confort matériel, et brillant par la maturité de sa foi, il est l’exemple d’un cœur dont les élans sont dirigés vers son trésor : Jésus-Christ.

Alors rebellutionnaire, où se trouve ton trésor… ?

Auteur : David Prigent

David est le leader du groupe Antydot et pasteur stagiaire à Etupes.