Quand on prend en compte les sentiments des autres

« C’est tellement fatiguant de se sentir incompris. À croire que les autres ne pensent jamais à se mettre à notre place ! Raaaaah, ça m’énerve ! »

« Quoi ? Comment ça, et moi ? Bah pas besoin de prendre en compte leurs sentiments, puisque j’ai raison… »

Et oui, communiquer avec les autres n’est pas toujours évident. Nos arrières plans, nos personnalités et tant d’autres facteurs peuvent s’avérer être des obstacles. Pourtant, quand on fait l’effort de prendre en compte les sentiments des autres :

#1 – On sait qu’avoir raison ne suffit pas

Avoir raison ne suffit pas toujours. Timothée nous a déjà rappelé qu’il n’était pas toujours sage de dire ce que l’on pense. Bien sûr, la victimisation et l’apitoiement sur soi peuvent parfois frustrer. Mais se mettre à la place des autres est aussi un moyen de sortir de sa zone de confort !

Dans Luc 6.31, il est écrit :

« Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » (Luc 6.31)

Toi et moi, nous savons que la vérité peut être blessante ou considérée absurde. C’est à cela qu’on est confronté lorsqu’on évangélise. Alors, agissons avec le même amour que Dieu nous témoigne.

D’un autre côté, même une personne très empathique doit quelque fois admettre qu’il n’est pas évident de savoir ce que ressent autrui.

#2 – On comprend que discerner les sentiments d’autrui n’est pas toujours facile

D’après le pasteur Matthieu Caron, spécialiste en counseling (la relation d’aide), une attitude est une « conviction consciente ou inconsciente basée sur une vérité, un mensonge ou une combinaison des deux, qui nous amène à interpréter une réalité et peut nous amener ou non à ressentir une émotion donnée ».

Concrètement, lorsque nous avons du mal à comprendre l’attitude d’une personne, il est possible que celle-ci ne sache pas comment gérer ce qu’elle ressent. Sa conception d’elle-même ou de sa situation peut être faussée. Malheureusement, il est possible qu’elle se laisse guider par ses émotions, paralyser par elles ou qu’elle les bloque complètement alors qu’elle devrait commencer par les accepter.

C’est pourquoi, faisons preuve d’humilité et évitons les phrases simplistes comme : « Mais pourquoi il/elle agit comme ça ? C’est pourtant simple à comprendre ! » ou « Il te suffit de prier ! ». Ne l’oublions pas, seul Dieu sonde parfaitement les cœurs (Hébreux 4.13).

#3 – On s’arme de patience et on prie !

Aimer notre prochain comme nous-même, c’est aussi apprendre à se taire. En effet, même si tu as repris avec amour et douceur un ami, il se peut qu’il persiste à ne pas vouloir entendre. Dans ce cas, pas de panique. 1 Corinthiens 13 nous rappelle que l’amour est patient.

Ne perdons pas notre temps à nous plaindre de nos parents « trop relous », ou de nos voisins pas assez aimables… Sans parler de cet(te) ami(e) qui demande toujours de l’aide mais qui n’écoute pas les conseils. Prions ! Encore et encore. D’ailleurs, nous ne sommes pas non plus irréprochables…

Reconnaissons que c’est par la grâce de Dieu que nous avons quelque fois le discernement de voir la situation sous un autre angle. Notre Dieu est Tout-Puissant, aucune situation ne le dépasse (Luc 1.37). Il nous dictera quel comportement adopter en temps voulu. Plus tard, nous comprendrons. Pour l’heure, obéissons en aimant toujours plus fort !

#4 – On se souvient que Dieu n’a pas attendu pour se mettre à notre place

« Consolez, consolez mon peuple, dit votre Dieu. Parlez au cœur de Jérusalem, criez-lui que sa période de combat est terminée, que sa faute est expiée, qu’elle a reçu de l’Éternel le salaire de tous ses péchés. » – Ésaïe 40.1-2

Dieu est bienveillant. Il prend constamment en compte nos sentiments et nous montre qu’il est présent à chaque instant. En Jésus-Christ, il s’est littéralement mis à notre place. Qui sommes-nous pour être dépassés par les autres, alors que Dieu ne se lasse pas de nous ? Je ne dis pas ça pour nous faire culpabiliser. Au contraire, soyons reconnaissant en toute humilité.

« On t’a fait connaître, ô homme, ce qui est bien ; et ce que l’Éternel demande de toi, c’est que tu pratiques la justice, que tu aimes la miséricorde, et que tu marches humblement avec ton Dieu. » – Michée 6.8

#5 – Finalement, on prend en compte les sentiments du Saint-Esprit 

« N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption »Éphésiens 4.30

Ce verset nous prouve que le Saint-Esprit est une personne que l’on peut attrister, par nos péchés. Notamment par notre manque d’amour. Du coup, en manifestant son amour autour de nous, il se réjouit !

Alors, prenons courage rébellutionnaire, et laissons Dieu manifester Son amour au travers de nous!

Auteur : Noémie G

21 ans, étudiante en droit et disciple de Jésus !

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