Si tu souffres, voici quelques encouragements

À défaut d’être psychiatre – et quand bien même je le serais – je suis conscient du caractère incomplet de mon article, surtout en quelques paragraphes. Ceci étant dit voici quelques lignes qui, j’espère, pourront t’aider dans des moments de détresse.

La peur d’être abandonné

Cette insécurité intérieure peut devenir épuisante à cause des efforts fournis pour compenser : ne pas savoir si une amitié va durer par exemple. As-tu peur d’être abandonné(e) des autres ? Peut-être même l’as-tu déjà été. Dis-toi que Dieu ne t’abandonnera pas. Il promet à son peuple, en Ésaïe 49.15 : « une femme oublie-t-elle les enfants qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles ? Quand elle l’oublierait, Moi je ne t’oublierai pas ». Dieu n’est pas un homme pour revenir sur ses promesses (Nombres 23.19). En Christ, nous sommes cohéritiers des promesses faites à Israël. Nous sommes au bénéfice de cette promesse.

La culpabilité

Un sentiment de saine culpabilité amène à une repentance, et c’est nécessaire dans la vie chrétienne. Mais la culpabilité peut aussi, lorsqu’elle devient pesante au-delà de la repentance, être une ruse de l’adversaire qui cherche à nous faire douter de la grâce en Jésus-Christ. Quand tu fais face à ce problème, dis-toi que le sacrifice de Christ est suffisant pour te pardonner entièrement. Souviens-toi que « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de tout mal. » (1 Jean 1.9)

Ésaïe 44.22 – entre autres – peut également être d’un réconfort certain face à la culpabilité : « J’efface tes transgressions comme un nuage, et tes péchés comme une nuée. Reviens à moi car je t’ai racheté. »

Qui ne s’est jamais senti nul, bête ou incompétent ?

Regarde à Christ et ton regard changera sur ton identité. Ayant accepté Christ comme ton Sauveur, sache que tu es une nouvelle créature (2 Corinthiens 5.17). Tu as une nouvelle identité en Christ : tu es enfant de Dieu, tu fais partie de l’Église de Jésus.

Dieu utilise des personnes faibles, petites, apparemment insignifiantes. Il y a de nombreux exemples à cela, dans la Bible mais aussi aujourd’hui. Notre identité et notre valeur ne sont pas déterminées par ce que nous pensons ou ce que les autres pensent de nous, mais par ce que Dieu pense de nous. Nous pouvons trouver de la valeur dans l’amour de Dieu et dans le fait d’être son enfant.

Tu n’as pas besoin de chercher à ressembler à tel ou tel héros de film, de roman ou de l’histoire pour te construire une identité, parce que ton modèle se trouve dans la Bible – il s’appelle Jésus-Christ ! Et alors, l’angoisse et le désespoir se changent en confiance dans le Dieu qui utilise même les petits et dont la « puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Corinthiens 12.9) – c’est un de mes versets préférés.
La prière, la reconnaissance, la louange et l’adoration peuvent aussi réjouir l’âme devant l’amour de Dieu et sa bonté. Elles peuvent aussi aider à regarder au-delà des circonstances. Les psaumes et les recueils de cantiques sont pleins de beaux chants. Louons Dieu pour ce qu’il a fait, adorons-le pour qui il est. Comme le disent les paroles d’un chant : « il [Jésus] guérit l’esprit froissé et ranime le courage du cœur le plus oppressé. » 1

Lorsque je vais mal, je regarde à Dieu et je me réfugie dans la prière : rien ne peut faire autant de bien. Plus la souffrance est grande et plus il peut être difficile parfois de se tourner vers Dieu et de réjouir en lui. Mais même si, dans ces moments-là, le ressenti n’est pas le même que lorsque tout va bien, il est important de tenir ferme dans notre espérance en Jésus Christ. Sans douter de ses promesses, seuls phares dans le brouillard de la souffrance, seul baume pour le cœur quand plus rien d’autre n’offre de réconfort.

Veux-tu dire avec foi que tu « estime[s] qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous » (Romains 8.18) ?

  1. Quel beau nom / Dans les Cieux et sur la Terre, William Howard Doane (À toi la Gloire, n°78)
Auteur : Antoine D.

Antoine, 28 ans, est équipier-missionnaire au CDJ à Saint Lunaire (Bretagne).