Une vie transformée #17 : Benjamin V.

Pour le témoignage de la rubrique « Vie transformée » de ce mois-ci, on accueille Benjamin Vangansbeke. Benjamin vit en Belgique et étudie actuellement à l’Institut Biblique Belge en 3e année. Il nous raconte l’histoire de la grâce de Dieu dans sa vie.

J’ai toujours été quelqu’un d’inquiet et de nerveux, cela faisait au moins 4 à 5 ans que je n’avançais plus dans ma vie. Après un échec total scolairement parlant et une insécurité croissante, je ne savais pas trop où je me dirigeais. Petit à petit, je m’engageais dans une impasse : celle des fêtes à l’infini (tout était d’ailleurs prétexte à la fête) et de la tourmente intérieure. Pourtant, j’avais eu une éducation chrétienne dont les bases étaient :  Jésus-Christ, la Bible, l’amour et la patience. Alors pourquoi ? Pourquoi je me tourmentais ainsi ? Toutes ces choses se bataillaient dans ma tête.

« Pourquoi je n’arrive pas à trouver le repos, le repos de mon âme ? »

Tant de pourquoi et pas de réponses ! Je me suis mis en colère contre Dieu, des pensées me rongeaient l’esprit. Je sentais pendre au-dessus de ma tête un jugement. Qu’est-ce que j’allais devenir ? « J’ai 24 ans et je ne suis nulle part dans ma vie ». Mes pensées étaient toujours plus sombres. J’avais beau essayer de trouver un remède à mon instabilité émotionnelle, je ne trouvais rien : forums de psychologie, recherches sur Google en tapant « comment être heureux ? », drogues, alcool… Je ne trouvais pas de réponse. Rien ne me satisfaisait. Rien ne m’apportait la paix. Je me décortiquais pour mieux me comprendre, j’analysais mes pensées, je les passais au peigne fin en pensant que cela me soulagerait, mais en vain. J’errais dans les rues, bouteille à la main, le cœur  « gros de mon passé ».

Je me souviens, j’arrivais saoul suite à mes balades nocturnes dans la chambre de ma mère pour lui dire que j’étais rentré. Elle m’accueillait et me répétait sans cesse « Ben, tu t’accroches trop, saute ! Fais confiance à Dieu, laisse-toi tomber dans ses mains, lâche-toi, le mur où tu t’accroches n’est pas si haut ! » Mais qu’y avait-il en bas ? Et elle avait raison… Il fallait que je me laisse « tomber » de ce mur auquel je m’accrochais. Ce mur était l’orgueil. C’était dur car ma fierté me répétait que je pouvais y arriver tout seul.

Un week-end du mois de mars, seul dans ma chambre, j’en ai eu marre et j’ai tout lâché. J’ai « sauté » sans trop savoir ce qui allait m’arriver en bas. J’ai prié quelque chose comme :

« Seigneur, je n’y arrive pas, aide-moi, je n’en peux plus. Je me dis chrétien et je ne le suis pas, ni en pensées ni en actes ! J’angoisse, j’ai peur, mes pensées sont de plus en plus glauques. Est-ce cela que devrait vivre un chrétien qui a la foi ? Aide-moi ! Je te donne toute ma vie, pardonne-moi. »

Et là, j’ai enfin fait le « petit saut » dont ma mère me parlait lors de mes visites le soir dans sa chambre. J’ai « décroché », j’ai lâché prise. J’ai donné ma vie à Dieu. J’ai alors beaucoup pleuré. J’ai été envahi par un sentiment d’amour, de pardon, de bonheur comme jamais je ne l’avais ressenti. Mon cœur s’est épanché devant Dieu et j’y ai découvert le pardon. Une paix et une espérance que je ne connaissais pas m’ont alors gagné.

Je ne sais plus si c’est avant ou après cela, mais j’ai ouvert ma Bible et enfin je la comprenais – alors que d’autres tentatives avaient échouées ! J’ai lu les évangiles et j’avais des images dans ma tête de Jésus-Christ sur la croix – mort, crucifié pour moi, portant tous mes péchés et portant l’ancien Benjamin tout triste, tout sombre. J’ai compris que Jésus-Christ était mort avec mes péchés, avec l’ancien Benjamin pécheur. La certitude d’être mort et né de nouveau grâce à la résurrection du Christ s’est alors installée en moi et enfin je trouvais le repos tant attendu de mon âme.

J’étais enfin en paix avec moi-même, parce que j’étais en paix avec Dieu. Le péché, voilà la vraie cause du problème ! Tout ce que je faisais découlait de mon cœur entièrement pécheur. Mais maintenant, grâce à la mort de Jésus, je suis devenu enfant de Dieu, pardonné et réconcilié. J’avais maintenant toutes ces certitudes comme ancrées en moi, au plus profond de moi à la lecture des évangiles. Je n’ai plus l’envie de m’autodétruire à présent. Maintenant, je veux suivre Jésus-Christ et le louer car il m’a rendu la vie.

C’est pourquoi l’idée du baptême m’est venue à l’esprit comme une évidence. Le passage de la mort à la vie, grâce à Jésus qui m’a sauvé. Être réconcilié avec Dieu, voilà quel était mon vrai besoin.

Est-ce que tu es réconcilié avec Dieu ?

Auteur : Vie transformée

Chaque mois, un jeune chrétien nous raconte courtement comment il a rencontré le Seigneur Jésus, et la manière dont cela a transformé sa vie.