Epouser un non-croyant ? (Partie 2)

Epouser un non-croyant ? (Partie 2)

fév 22

Suite de l’article de Kathy Keller.

Les trois directions possibles du mariage chrétien/non-chrétien

Cependant, pour le moment, il y a seulement trois directions dans lesquelles un mariage inégal peut déboucher (par inégal, j’aimerais inclure le mariage entre un chrétien authentique et chaleureux et un chrétien seulement de nom ou  très très éloignés d’une foi et d’une croissance chrétienne authentique) :

  1. Dans le but d’être plus en harmonie avec le conjoint, le chrétien devra pousser Christ à la périphérie de sa vie. Cela ne sera peut-être pas renoncer à sa foi mais en matière de culte personnel, hospitalité envers les autres croyants (groupe de maison, réunion, assistance aux personnes en besoin), support missionnaire, dîme, élever les enfants dans la foi, communion fraternelle : ces choses devront être minimisées ou évitées pour préserver la paix à la maison.
  2. En outre, si le croyant du couple tient à une vie et une pratique robuste de la foi chrétienne, le partenaire non-croyant devra être marginalisé. S’il ne peut comprendre le but de l’étude biblique et de la prière ou des voyages missionnaires ou de l’hospitalité, alors il ne pourra pas participer avec son conjoint à ces activités. L’unité profonde du mariage ne peut s’épanouir lorsqu’un partenaire est incapable de participer aux principaux engagements de l’autre personne.
  3. Ainsi, soit le mariage entraîne une relation de tension et fait des dégâts, soit il entraîne de la tension et se maintient par la déclaration d’une sorte de trêve, impliquant qu’un époux ou l’autre capitule dans certains domaines, mais qui laisse l’une des deux parties seule et malheureuse.

Est-ce que cela ressemble au genre de mariage que tu désires ? Un mariage qui étouffe ta croissance en Christ ou qui étouffe ta croissance en tant que couple, ou les deux ? Pense encore au passage cité en 2 Corinthiens 6.14 au sujet de « former un attelage disparate. » La plupart d’entre nous ne vivons pas dans une culture agraire, mais essayons de visualiser ce qui arrive si un fermier forme un attelage avec un bœuf et un âne . Le lourd joug, censé renforcer l’équipe  attelée, serait de travers, comme les animaux sont différents en taille, en poids, en allure et même dans leur façon de marcher. Le joug, au lieu de renforcer l’équipe pour accomplir la tâche, blesserait et irriterait les deux animaux, puisque la charge serait distribuée inégalement. Un mariage inégal n’est pas juste imprudent pour le chrétien, il l’est aussi pour le non chrétien et cette union finira par être une dure épreuve pour les deux conjoints.

Notre expérience

Il y a quelques années, un de nos fils a commencé à fréquenter  une fille non-croyante d’arrière plan juif. Il nous a entendu parler au sujet du chagrin et de la désobéissance causés par le mariage avec un non chrétien depuis des années, donc il savait que ce n’était pas une option (quelque chose que nous lui avons rappelé assez vigoureusement).  Néanmoins, leur amitié a grandi et s’est développée davantage.  Malgré cela, notre fils lui a dit : « Je ne peux pas t’épouser à moins que tu sois chrétienne et tu ne peux pas devenir une chrétienne juste pour m’épouser. Je m’assiérai avec toi à l’église, mais si tu  as vraiment l’intention d’aller à la découverte  du christianisme, tu devras le faire par toi-même – trouve ton propre groupe de maison, lis des livres, parle avec des autres chrétiens que moi. »

Heureusement, elle est une femme qui a du cran et d’une grande intégrité. Elle a commencé à explorer les vérités de la Bible. Comme elle s’approchait de la foi, à notre grande surprise notre fils a lui-même grandi dans sa foi pour la suivre ! Un jour, elle m’a dit : « Tu sais, ton fils n’aurait jamais dû commencer à me fréquenter ! »

Elle est finalement venue à la foi et passée par les eaux du baptême. La semaine suivante, il l’a demandé en mariage et ils sont maintenant mariés depuis deux ans et demi. Tous les deux grandissent, luttent et se repentent. Nous les aimons tous les deux et nous sommes tellement reconnaissants qu’elle soit à la fois dans notre famille et dans le corps de Christ.

Je mentionne cette histoire personnelle parce que plusieurs de nos amis dans le ministère ont observé d’autres résultats  : les enfants se marient en dehors de la foi. La leçon que j’en retire est que même dans les maisons pastorales, où les choses de Dieu sont enseignées et discutées et où les enfants ont une bonne vue sur les conseils des parents aux mariages brisées, des enfants croyants jouent avec des relations qui s’approfondissent au-delà de ce qu’ils imaginent, se terminant dans des mariages qui n’ont pas toujours une fin joyeuse. Si cela est vrai dans les familles de responsables chrétiens, qu’en est-il du troupeau ?

Nous avons besoin d’entendre les voix des hommes et des femmes engagés dans un mariage disparate et qui savent à leur grand regret pourquoi il ne s’agit, non plus d’une simple désobéissance, mais d’un manque de sagesse.

Et toi, as-tu déjà été confronté de près ou de loin à une situation où un chrétien et un non-chrétien se fréquentent/sont mariés ?

Epouser un non-croyant ? (Partie 1)

Epouser un non-croyant ? (Partie 1)

fév 20

 Post de Kathy Keller, assistante de direction en communication dans une Eglise à New York, épouse de Timothy Keller, pasteur de cette même Eglise, auteur de « La raison est pour Dieu« 

La complexité du couple croyant/non-croyant

Le problème que Tim et moi avons le plus souvent rencontré  au cours de notre ministère pastoral, est probablement /la complexité des couples mariés ou fiancés dont l’un est chrétien et l’autre ne l’est pas .

J’ai  imaginé à maintes reprises à quel point ce serait plus simple si seulement je pouvais me retirer de la conversation et inviter ceux qui se sont déjà mariés à un non-croyant à témoigner aux célibataires, qui, eux, sont désespérément en train d’essayer de trouver une lacune dans la Parole de Dieu qui leur permettrait d’épouser quelqu’un qui ne partage pas leur foi.

De cette façon, je pourrais sauter tous les passages de la Bible qui encouragent les célibataires à « se marier dans le Seigneur » (1 Corinthiens 7.39) et à ne pas « former un attelage disparate » (2 Corinthiens 6.14) avec les non-croyants ; ainsi que les interdictions de l’Ancien Testament quant au mariage avec un étranger, un adorateur d’un dieu autre que le Dieu d’Israël. Vous pouvez trouver ces passages en abondance, mais quand une personne a déjà autorisé son cœur à s’attacher à une personne non-croyante, je trouve que la Bible a déjà été dévaluée comme la règle non-négociable de foi et de pratique.

Au contraire, c’est à ce moment qu’apparaissent des variantes de la question du Serpent à Eve : « Dieu a-t-il vraiment dit ? » , comme si ce cas pouvait bénéficier d’une exception  si l’on considère à quel point ils s’aiment,  à quel point le non-croyant soutient et comprend la foi chrétienne, puis le degré de compatibilité comme âmes sœurs en dépit de l’absence d’une  foi partagée.

Lassée et impatiente, je voudrais taper du poing sur la table et dire : « Ca ne marchera pas, en tout cas pas sur le long terme. Le mariage est assez dur avec deux croyants complètement en harmonie spirituellement. Epargnez-vous un chagrin d’amour et allez de l’avant . » Cependant, une telle dureté n’est ni convaincante ni alignée avec la douceur de Christ.

Plus triste et plus sage

Si seulement je pouvais associer ces femmes plus tristes et plus sages – et ces hommes – qui se sont retrouvés  dans un mariage inégal (soit par bêtise, soit à cause d’une personne découvrant Christ après que le mariage ait été déclaré) avec l’optimiste insouciant des célibataires qui sont convaincus que leur passion et leur engagement surpasseront tous les obstacles. Même l’obstacle de la désobéissance brute n’a pas besoin de s’appliquer à eux. Seulement 10 minutes de conversation – une minute si une personne est vraiment succincte – seraient nécessaires.  D’après une femme qui s’est mariée à un homme parfaitement gentil qui ne partageait pas sa foi : « Si tu penses que tu es seule avant de te marier, ce n’est rien comparé à la solitude expérimentée après le mariage ! »

Ceci est, il me semble, la seule approche pastorale efficace : trouver un homme ou une femme prêt(e) à parler honnêtement au sujet des difficultés rencontrées et l’inviter à une préparation au mariage sur le thème  : « comment éviter de faire la grosse erreur du mariage avec un non croyant ? » D’autre part, peut-être que des réalisateurs seraient prêts à parcourir le pays pour filmer des personnes qui sont en train d’expérimenter  la douleur d’être marié à un incroyant et créer un montage de 40 ou 50 témoignages de moins de 5 minutes.  Le poids collectif de leurs histoires serait si puissant qu’aucun enseignement de seconde main ne serait plus nécessaire.

A suivre…

Elisa, le miracle

Elisa, le miracle

fév 19

Nous sommes, à l’heure où j’écris, le vendredi 17 février 2012 et il est 23h…

Un évènement inattendu

Fait marquant cette semaine ? La Saint-Valentin, me direz-vous, et bien non, pas pour moi en tout cas.
Ce lundi à 16h, notre sœur en Christ de l’Eglise de Saint-Maur, Elisa, 17 ans, tombe dans le coma, sans qu’on ne comprenne exactement la raison. Je l’apprends via Facebook, et un event « Chaine de prière pour la santé d’Elisa » est créé par un frère de l’Eglise. On y apprend qu’elle a été admise à l’hôpital dans un état critique. Une sœur en Christ, décide de prendre le relais et nous tient alors informé en postant régulièrement sur le mur de l’event, les updates concernant l’état de santé de notre sœur Elisa. Pendant ce temps, chacun invite des personnes qui l’ont connu de près, comme de loin, ou même des personnes qui ne la connaissent pas. Le but ? Intercéder et prier Dieu pour notre sœur Elisa. C’est dans ces moments d’épreuves, lorsqu’on ne sait vraiment pas quoi faire, que la prière devient l’unique option.

Le mardi, nous apprenons, toujours via l’event, que son état se stabilise, et que 100 personnes ont rejoint l’équipe de prières ! Puis, rapidement, une greffe de foie devient inévitable. Là encore, Dieu a agit, là où certains mettent jusqu’à 10 mois pour trouver un foie, ici Dieu permet aux médecins de trouver un foie compatible en…1h ! Reste encore l’opération bien délicate, qui durera finalement 9h pendant la nuit entre mercredi et jeudi.

Dernière nouvelle en date : notre sœur s’est « réveillée » : elle semble reconnaître les visages de ses proches, ouvre les yeux lorsqu’on l’appelle par son nom, tourne la tête, grimace… Notre sœur, qui donne les nouvelles, souligne que cela est survenu suite aux multiples messages d’encouragement sur Facebook qu’elle lui lisait à ce moment-là. De plus, elle a tellement récupéré de forces, qu’elle a obligé, par son fort caractère, les médecins à lui retirer l’appareil respiratoire, car elle peut respirer maintenant par elle-même ! Merci Seigneur, car Il écoute nos prières, Il est puissant et agit !

L’aventure n’est pas terminée pour notre sœur, le plus dur reste à venir : récupérer des forces et réintégrer son lycée, sa famille, ses proches. Continuons à prier pour que la compatibilité de son nouveau foie avec son corps !

Qu’en retenir ?

Finalement, on se rend compte de l’importance que les gens ont pour nous, souvent trop tard. Fort heureusement pour Elisa, ce ne fut pas le cas, nous pourrons continuer de profiter de ce grand miracle de Dieu dans sa vie. Et puis, n’est-ce pas déjà un miracle de rassembler plus de 250 personnes sur Facebook, et bien plus dans la vraie vie, pour prier ensemble ?

« Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui. »  (1 Corinthiens 12.26)

Ne gâche pas ta vie !

Ne gâche pas ta vie !

fév 18

Post de Brett et Alex H., 22 ans, éditeurs du blog therebelution.com et auteurs du livre Génération Challenge.
Traduction d’Emy B., 17 ans, rebellutionnaire.

Ce monde veut te faire croire que la meilleure vie que tu puisses avoir est celle dans laquelle tu arriverais à éviter toutes responsabilités et efforts. Mais une telle vie serait aussi pâle et molle que le corps d’un homme qui n’a jamais bougé et jamais vu le soleil. On peut comparer cela aux étranges poissons qui vivent dans l’obscurité complète des profondeurs de l’océan, qui de toute leur vie ne sont jamais entrés en contact avec un objet dur, et dont la chair est devenue complètement translucide. C’est une image de ce que nous demandons lorsque nous désirons une vie de facilité.

John  Piper, nous partage cette histoire dans son livre Et si je ne gâchais pas ma vie :

Je vais te dire ce qu’est une tragédie. Je vais te montrer comment gâcher ta vie. Prenons l’anecdote suivante, tirée de l’édition du Reader’s Digest de février 1998 :

« Un couple a pris sa retraite prématurément et tous deux ont quitté leurs emplois respectifs dans le Nord-est des États-Unis il y a 5 ans. Il avait 59 ans et elle en avait 51.  Ils vivent maintenant à Punta Gorda, en Floride, où ils font des croisières sur leur yacht de 10 mètres de long, jouent au softball et collectionnent des coquillages. »

Au début, quand j’ai lu cela, j’ai pensé que c’était une blague. Une parodie du Rêve Américain. Mais ça ne l’était pas.

Tragiquement, c’était le rêve : Arrivé à la fin de ta vie, ta seule et unique précieuse vie, celle que Dieu t’a donnée, laisse la dernière grande mission, et avant de rendre des comptes à ton Créateur, fais cela : Joue au softball et collectionne des coquillages. Imagine-les au grand Jour du Jugement : « Seigneur, regarde mes coquillages. » C’est une tragédie. Et aujourd’hui, les gens dépensent des millions de dollars pour te persuader de rentrer dans ce rêve tragique. Je proteste contre cela : Ne l’achète pas. Ne gâche pas ta vie.

Nous ne voulons pas gâcher nos vies. C’est pourquoi nous relevons des challenges, et nous te lançons le défi d’en relever toi aussi.

Theodore Roosevelt l’a mieux formulé par ces mots : « Une vie simple de facilité n’est en fin de compte pas satisfaisante, et surtout, c’est une vie qui est impropre à ceux qui la suivent pour un travail sérieux dans le monde ». Une telle vie est une tragédie, une vie gâchée.

Lorsque nous manquons de relever des challenges, non seulement nous désobéissons à Dieu, mais en plus, nous nous plaçons au-dessous de notre véritable potentiel, celui qui nous a été donné par Dieu. Et même pire, nous agissons comme si Dieu n’était pas digne de nos efforts, ou bien comme s’il n’était pas capable d’accomplir ce pour quoi nous avons été appelés, à travers nous. Ce sont des mots durs, mais nous te les partageons parce qu’il y a quelque chose que nous voulons t’éviter.

Nous voulons t’éviter d’être comme Moïse, qui, après avoir été nommé par Dieu pour conduire le peuple d’Israël, suscita sa colère en disant : « Ah, Seigneur, je ne suis pas un homme doué pour parler. »

Nous voulons t’éviter d’être comme Jérémie, qui, lorsque Dieu l’appela à être prophète dit : « Ah, Seigneur, je ne suis qu’un enfant » et fut réprimandé.

Nous voulons t’éviter d’être comme le serviteur paresseux dans la parabole des Talents, qui n’a pas investi les dons de son maître et a été jeté à la rue.

Nous te disons tout cela parce que nous voulons que tu glorifies Dieu. Et Dieu n’est pas glorifié quand ses enfants se limitent à ce qui est facile pour eux. Il n’est pas glorifié quand ses enfants ne sont pas prêts à relever des challenges. L’appel du chrétien est difficile, mais il est également le seul appel digne d’un effort aussi extraordinaire. C’est la vie pour laquelle tu as été créé.

Des mêmes auteurs Commence petit, vise haut / Deviens comme Christ (Série) / Va de l’avant (Série) / Le mythe de l’adolescence (Partie 1) / Le mythe de l’adolescence (Partie 2) / Une leçon des Vinkings : relève des challenges ! / Pourquoi relever des challenges ? / Rencontrer l’ennemi à l’intérieur

Pourquoi relever des challenges ?

Pourquoi relever des challenges ?

fév 16

Post de Brett et Alex H., 22 ans, éditeurs du blog therebelution.com et auteurs du livre Génération Challenge.
Traduction d’Emy B., 17 ans, rebellutionnaire.

Nous avons tous déjà entendu des gens dire que Dieu nous veut brûlants pour Lui. Peut-être que ton responsable de groupe de jeunes a parlé d’être « abandonné » pour Jésus, ou un orateur de conférence t’a défié de servir Dieu avec un « abandon total ».

Nous sommes habitués à ce genre de discours. C’est presque un cliché.

Mais est-ce que quelqu’un t’a déjà dit que Dieu te demande de relever des challenges ? Être « bouillant » ou « épuisé » pour Dieu sont des états émotionnels positifs, où rien ne peut vraiment nous atteindre. Même servir Dieu avec un « abandon total » ne nous met pas dans une situation d’inconfort tant que nous le faisons de manière générale et vague. Mais « relever des challenges » est ainsi : à la fois bon et difficile.

Nous n’aimons pas relever des challenges dans notre société, particulièrement en tant qu’ados sous l’influence du Mythe de l’Adolescence. Nous évitons autant que possible de relever des défis. Malheureusement (ou plutôt, heureusement), les défis ne sont pas évités dans la Bible.

Des Challenges dans la Bible 

Tous les commandements de Dieu dans l’Écriture sont des défis. Bien sûr, nous avons tendance à dire que les commandements de Dieu ne sont pas « faciles » à appliquer, ou que c’est uniquement par sa grâce que nous pouvons les mettre en pratique dans notre vie, et ces deux choses sont totalement vraies. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas simplement dire que les commandements de Dieu sont des défis ? Quand Christ nous ordonne d’aimer nos ennemis, pourquoi ne pouvons-nous pas simplement appeler ça un challenge?

Tout ce que Dieu commande est un défi. Se repentir est un défi. Pardonner est un défi. Tendre l’autre joue est un défi. Surmonter le péché dans notre vie est un défi. Honorer nos parents est un défi. Partager l’Évangile est un défi. Lire notre Bible est un défi. Nous pourrions encore continuer la liste.

Notre hésitation à appeler les choses « défis » est peut être due à la peur d’être considérés comme non spirituels. Après tout, si nous sommes réellement « brûlants » pour Jésus, ne devrait-t-il pas être facile pour nous de lire notre Bible chaque jour, de dire non au péché et de partager l’Évangile avec les autres ?

Mais lorsque nous réfléchissons de cette manière, nous manquons quelque chose d’énorme que Dieu veut nous enseigner à propos de notre croissance personnelle, et c’est ce dont nous voulons parler dans cet article.

La manière dont nous grandissons

Dans Jacques 1.2, il nous est dit de considérer comme « des sujets de joie complète » les moments où nous nous retrouvons face aux challenges, épreuves et obstacles, parce qu’ils mettent à l’épreuve notre foi et nous rendent plus forts. Pense à cela. Le Dieu qui t’a créé et qui t’aime s’occupe de ta croissance, et la manière de grandir à laquelle il t’a destiné comporte des challenges.

C’est comme pour les muscles qui se développent pendant l’effort, et comme le cerveau qui produit de nouveaux neurones quand il travaille. Tu deviens plus fort dans ton caractère et dans tes compétences quand tu relèves des challenges.

Dans le but de relever des challenges, nous devons rejeter l’idée que l’amour de Dieu signifie qu’Il veut que nous vivions en faisant le moins d’effort possible. C’est comparable à l’idée fausse qui est de penser ne pas avoir besoin de changer parce que Dieu nous aime tels que nous sommes. Dieu nous aime tels que nous sommes, mais il nous aime aussi trop pour nous laisser tels que nous sommes. Il veut que nous grandissions.

Cela ne signifie pas que Dieu veut que nous ayons une vie sans joie et remplie de souffrance ; mais c’est une joie qui est ancrée au-delà de nos circonstances temporelles, et par moments, la souffrance est nécessaire pour trouver quelque chose d’une plus  grande valeur.

Un changement radical 

La Rébellution provoque un changement radical. Cela ne veut pas seulement dire que les challenges se présentent et que tu peux en bénéficier. Cela ne veut pas non plus dire que tu es capable de relever des challenges. Cela veut dire que tu devrais relever des challenges parce que c’est la meilleure et l’unique façon d’expérimenter la vraie croissance dans ta vie.

Peux-tu trouver un moment de ta vie (en tant que chrétien, étudiant, athlète, musicien, etc…) qui n’a pas demandé d’effort ou un minimum d’inconfort ? La vérité est que toute croissance demande l’inconfort. Pense aux douleurs de croissance.

Ces idées ne sont pas nouvelles. Nous ne cherchons pas à réinventer la vérité. Mais nous voulons que notre génération redécouvre ce qui a toujours été vrai – et une chose qui a toujours été vraie est que pour grandir, nous devons relever des challenges. Nous devons nous lancer des défis et nous échauffer, sortir de notre zone de confort et faire des choses qui nous semblent difficiles. C’est comme cela que nous avons déjà grandi, et c’est la seule façon de grandir pour le reste de notre vie.

Alors pourquoi est-ce si dur ?

Si Dieu nous commande de relever des challenges et nous dit que c’est grâce à cela que nous grandissons, pourquoi refuserions-nous ? La réponse est qu’il y a un autre joueur dans cette bataille au cours de notre vie. Le voici.

Des mêmes auteurs Commence petit, vise haut / Deviens comme Christ (Série) / Va de l’avant (Série) / Le mythe de l’adolescence (Partie 1) / Le mythe de l’adolescence (Partie 2) / Une leçon des Vinkings : relève des challenges !

Les Trois Vertus Cardinales – L’Espérance

Les Trois Vertus Cardinales – L’Espérance

fév 14

 

Au cours de la prochaine semaine, nous allons étudier chacune des trois vertus cardinales : la foi, l’espérance et l’amour (1 Co 13.13), en essayant de les appliquer dans nos vies. La raison pour laquelle ces trois vertus sont si importantes est qu’en plus d’être plaisantes à Dieu en elles-mêmes, si nous les appliquons dans nos vies, elles produiront d’autres vertus, qui découlent de celles-ci. Nous continuons avec l’espérance.

1. Et alors ?

Il est facile de voir en quoi la foi peut nous faire grandir spirituellement. Et l’amour est la vertu par excellence qui est le fondement de nos autres actes vertueux. Nous le développerons dans le prochain article. Mais l’espérance paraît être le parent pauvre de cette liste de trois vertus cardinales. Et pourtant, dans la pensée de Paul, elle est essentielle, et il la place avec les deux sans qu’il y ait du tout l’idée que celle-ci a à rougir de sa valeur devant la foi et l’amour.

 Voici pourquoi :

L’espérance est la vertu qui nous permet de ne pas tomber dans le légalisme tout en restant fermement attachés à la suivance radicale de Jésus.

Ceci non pas parce que l’espérance à une valeur en elle-même. C’est le contenu de cette espérance qui lui donne sa force.

 

2. Quelle Espérance ?

Or voici le contenu de notre espérance :

- L’espérance future : notre destination finale est de ressembler parfaitement à Christ. En effet, en lui nous aurons toute chose. Ce qui est vrai de lui sera vrai de nous. Notre espérance est la transformation radicale de notre être tout entier pour devenir conformes à celui que nous aimons le plus au monde. Ainsi, tels des êtres voués à devenir des rois, nous commençons dès maintenant à nous préparer pour cet héritage glorieux que nous recevrons. Nous sommes tels des princes qui œuvrent chaque jour pour devenir de plus en plus royaux. Non pas parce que nous le devons. Un prince agit comme il le veut tant qu’il est un prince. Mais il grandit en stature et en royauté parce qu’il voit la logique de devenir dès maintenant semblable à ce qu’il deviendra un jour. Votre héritage est de devenir semblables à Christ. D’avoir cette espérance certaine concernant l’avenir de votre destinée gravée dans votre cœur vous permettra de grandir dans votre marche spirituelle dès à present.

- L’espérance présente : mais ce n’est pas tout : notre espérance n’est pas que future. Elle est aussi vraie pour le présent. La Bible dit de nous que nous sommes déjà un peuple royal. Nous sommes déjà morts, enterrés, ressuscités, assis avec Christ, nous sommes déjà héritiers du Royaume. Ces choses sont déjà vraies. Mais elles ne sont que scellées dans les lieux célestes et pas encore sur la terre. Dieu vous considère déjà comme justes, royaux, siégeant avec Christ. Il dit déjà que c’est vrai de vous. Vous n’avez pas à attendre la consumation des temps pour que Dieu vous considère justes. Et de tenir ferme à cette espérance, que Dieu vous donne toute chose avec Christ, est un catalyseur phénoménal pour votre marche avec Dieu et pour votre piété personnelle. Dieu dit déjà de vous que vous êtes des aigles ! Alors qu’on a souvent l’impression d’être des larves. Son verdict sur vous est que vous êtes saints. Pas pécheurs. Il vous voit au travers le filtre de ce que Christ a accompli à la croix. Le seul problème est que parfois on agit comme des larves. Notre espérance présente est que Dieu nous regarde avec faveur et non avec colère. Il voit en nous des aigles. Et qui sommes-nous pour le contredire ? S’il dit que c’est vrai, eh bien que Dieu soit vrai et tous les hommes des menteurs s’il le faut. Il est Dieu, il a raison. Il vous appelle ses fils. Il vous voit cachés dans les lieux célestes en Christ. Il voit en vous des personnes parfaites. C’est là notre espérance. Et la logique des choses devrait nous pousser à dire non pas : « Oui mais Seigneur, en fait tu te trompes : vois ma vie, je ne sus pas un aigle, je suis une larve. Ma marche avec toi est bien plus un rampement bas et ridicule qu’un envol majestueux et victorieux sur le péché et la défaite spirituelle. » Au contraire, la logique des choses devrait-être de se dire : « Oui Seigneur, tu as raison : je suis un aigle. Ta croix le proclame, ton Esprit le confirme, et plutôt que d’être réduit à l’état larvaire, je suis maintenant libre de voler, de planer majestueusement sur les courants d’air de ta grâce et devenir plus que vainqueur sur le péché et tout ce qui me retient de vivre la vie que tu me réserves en Christ ! » L’espérance fait cela. L’espérance donne raison à Dieu, et nous permet d’aligner nos vies aux décrets qu’il proclame sur nous. Des décrets de notre justice devant son jugement, de notre règne sur la mort et le péché et de notre identité de fils dans les lieux célestes. Et tout ça parce que nous sommes identifiés à Jésus, alors que nous nous réclamons de lui pour notre salut.

3. Comment faire ?

Comment donc grandir dans notre espérance ? Il s’agit d’un travail très difficile et d’autant plus qu’il n’est pas beaucoup aidé par l’attitude assez défaitiste de bien des Églises par rapport à ces choses. On ne nous présente pas comme des aigles mais comme des larves. Mais il faut gagner ce combat pour que justement, nous puissions ressembler à ces aigles que nous sommes. Si on se laisse dire que l’on est des larves, nous finissons par agir selon l’image que l’on plaque sur nous. Si l’on réclame l’espérance que Dieu nous donne, que nous sommes réellement des aigles, nous serons progressivement de plus en plus semblables à ceux-ci.

Ce n’est pas juste de la pensée positive. C’est le fait de rester à la vérité que la Bible nous révèle. Je veux que mon espérance soit fondée sur un rocher solide. Et je sais de façon sure que les paroles que Jésus dit sur moi sont un rocher solide. Ses paroles sont la base de mon espérance.

Votre espérance est-elle certaine ?

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