Juger ou ne pas juger ? (2/2)

Série de Timothée E., 23 ans, Étudiant en Génie Civil à Paris

Dans un précédent article, nous avons vu pourquoi il est dangereux et parfois déplacé de juger notre prochain. Désormais, nous allons examiner ce que la Bible nous dit sur la responsabilité que nous avons quant au jugement à apporter en tant que disciple du Seigneur.

Tout d’abord, il est important de préciser que le jugement dont nous parlerons dans cette partie est tout autre que le jugement dont nous avons parlé dans la partie précédente. Car le jugement que nous avons à apporter en tant que chrétien n’est pas un jugement accompagné de mauvais sentiments tels que la colère ou la jalousie, mais un jugement de douceur, témoignant d’un amour fraternel sincère (Galates 6.1). Il s’agit d’un jugement constructif, et non pas destructif.

Qui devons-nous juger ?

1 Corinthiens 5.11-13 nous dit que nous sommes appelés à juger des frères et sœurs en Christ, et non pas des « gens du dehors », c’est-à-dire des non-croyants. Il s’agit ici d’un point très important, car lorsque nous jugeons un non-croyant, il ne comprend pas forcément pourquoi on le juge étant donné qu’il ne se base pas sur la Parole de Dieu pour régler ses actions. Un frère ou une sœur en Christ est censé respecter ce que dit la Bible, et c’est là que nous devons intervenir, si nous remarquons une dérive chez l’un ou l’autre (Jacques 5.19-20).

Attention, il ne s’agit pas de juger une personne, mais le péché auquel cette personne est confronté. Cela permet d’exclure tout favoritisme.

Ôtez le péché du milieu de vous

Nous avons une grande responsabilité en tant que chrétien, car si nous ne jugeons pas le péché, celui-ci peut contaminer les autres chrétiens qui nous entourent, les membres de notre église, et ainsi avoir un impact néfaste. Prenez l’image d’une corbeille de fruits dans laquelle se trouve un fruit pourri : si vous n’ôtez pas ce fruit pourri à temps, tous les autres fruits seront contaminés et pourriront à leur tour. Il en est de même du péché, s’il n’est pas traité à temps il peut entraîner de graves dégâts au sein de nos églises.

Avoir la pensée de Christ

Le Seigneur nous demande dans Sa Parole de juger spirituellement, avec la sagesse qu’Il nous a donné (1 Corinthiens 2.14-16). Il est dit dans ce passage que nous (ses disciples) avons la pensée de Christ. Cela ne signifie pas que nous pouvons savoir ce que le Seigneur pense (Romains 11.34), mais nous avons la possibilité, le moyen, en passant du temps en communion avec Lui de discerner Sa volonté sur certains aspects particuliers de notre vie. Nous pouvons nous laisser guider par Lui, et particulièrement lorsqu’il s’agit de juger quelqu’un. Mais la question qui se pose est la suivante :

Passons nous assez de temps avec le Seigneur pour avoir la pensée de Christ ?

Si un sportif de haut niveau arrête son entraînement pendant plusieurs mois, il ne conservera évidemment pas son niveau initial. Il en est de même pour nous chrétien : il me semble difficilement envisageable d’avoir la pensée de Christ sans passer du temps en communion avec notre Seigneur régulièrement et sans chercher à entretenir une relation étroite avec Lui.

Conclusion

Comme nous l’avons vu, en tant que disciple du Seigneur, nous avons une très grande responsabilité vis-à-vis de nos frères et sœurs en Christ. Il est même dit dans la Bible (1 Corinthiens 6.2-4) que nous jugerons les anges !

Êtes-vous prêt à assumer cette responsabilité que le Seigneur vous a confiée ? En allant parler, avec amour et douceur, à votre frère ou votre sœur qui se trouve dans le péché ?

« Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’est égaré loin de la vérité, et qu’un autre l’y ramène, qu’il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s’est égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. » Jacques 5:19-20

Avant toute chose, n’oubliez pas de vous examiner vous-même, et de vous revêtir d’humilité, car nous ne sommes pas meilleur les uns que les autres, et nous avons tous besoin de la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ face à nos faiblesses.

Auteur : Timothée E.

Timothée, 25 ans, est professeur de Génie Civil à Orléans.