Jésus, meilleur que : Abel

C’est la suite de la série « Jésus, meilleur que » (premier article sur Adam ici). Cette série a pour but de montrer comment Jésus surpasse tous les personnages de l’Ancien Testament qui le préfiguraient. On arrive à Abel.

Le background

Avant de se lancer dans l’analyse du passage de Genèse qui parle de l’histoire d’Abel, rappelons la situation. Adam et Ève ont désobéi à Dieu, il les a donc puni en les chassant du jardin et en les condamnant à la mort éternelle.

Mais aux côtés de cette malédiction, Dieu a aussi prononcé une bénédiction en s’adressant à Satan qui venait de tenter Ève avec succès : « Je mettrai l’hostilité entre toi (Satan) et la femme (Ève), entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t’écrasera (la descendance/descendant d’Ève) la tête et tu (Satan) lui blesseras le talon. » (Genèse 3.15) En gros, Dieu a promis qu’un descendant d’Ève vaincrait (= « écraser la tête ») Satan, mais pas sans souffrances (« Satan lui mordra le talon »).

Et c’est là tout le suspens de l’histoire de la Bible : quand arrivera l’homme qui vaincra Satan et délivrera l’humanité de son terrible règne qu’il exerce grâce à la mort et au péché ? Qui est celui qui accomplira ces exploits ?

Les offrandes de Caïn et Abel

C’est au début de l’histoire, probablement peu de temps après le départ du jardin d’Adam et Ève, que naissent leur deux premiers fils Caïn (l’aîné) et Abel (le cadet). Est-ce que Caïn ou Abel sera celui qui écrasera la tête du serpent ? Le début de Genèse 4 va nous aider à répondre à la question. Les deux frères décident d’offrir le résultat de leur travail à Dieu.

Comme Caïn était agriculteur, il a offert des plantes alors que son frère a offert un ou plusieurs premiers-nés de son troupeau car il était berger. Vient alors la réponse de Dieu : il accepte l’offrande d’Abel mais rejette celle de Caïn. Dieu a agi de cette manière pour cette raison : l’état d’esprit de deux frères était différent.

Contrairement à Caïn, Abel a agi par la foi (Hébreux 11.4). Cela se voit clairement dans la nature de son offrande, son sacrifice rappelait la promesse de Dieu d’une sacrifice parfait à venir (Genèse 3.15, 3.21). Mais il faut bien comprendre que même si Caïn avait offert le même sacrifice qu’Abel, sans avoir la foi, Dieu l’aurait refusé.

Le sang d’Abel parle de condamnation

Par conséquent Caïn se met dans une grande colère. Dieu lui-même l’invite à dominer sur le péché de peur qu’il soit dominé par le mal. Malheureusement Caïn, plein de haine et de jalousie, assassine son frère. Une fois de plus, tout finit mal. Caïn par son meurtre montre qu’il n’est pas la descendance promise car comme ses parents, il a succombé à la tentation. De plus, l’autre fils, Abel, est mort.

Enfin, Dieu vient punir Caïn et le chasser, comme il a fait avec ses parents. Pour justifier sa sentence, l’Éternel affirme que « la voix du sang de ton frère (Abel) crie de la terre (là où le sang d’Abel a été répandu) jusqu’à moi ». Autrement dit, la mort d’Abel (dont Dieu est témoin), accuse Caïn. Conclusion : le sang d’Abel ne peut que réclamer la peine méritée par les pécheurs et les condamner. Cependant, il y a une bonne nouvelle : Dieu va bientôt faire venir un « meilleur Abel » qui par sa mort écrasera la tête du serpent selon la promesse de Dieu. Mais cela se déroulera bien plus tard, grâce à un homme de la descendance de Seth, un autre fils que Dieu a donné par sa miséricorde à Ève.

Le sang de Jésus parle du salut des pécheurs

Comme Abel a été haï par son frère, Jésus a été rejeté par les siens (Jean 1.11, 7.5). Ce sont les Juifs qui ont tué Jésus en l’amenant devant Pilate pour qu’il soit crucifié (Luc 23.13-25). Ils méritent donc d’être condamnés : ils ont pris la vie d’un innocent. Plus généralement, tous les hommes sont coupables devant Dieu car tous ont péché (Romains 3.23).

C’est là que la comparaison de Christ avec Abel est magnifique. Le sang de Christ (sa mort), au lieu de condamner les pécheurs comme celui d’Abel, les sauve : Christ meurt à leur place. Loin d’être seulement la conséquence d’un péché (ici le meurtre), la mort de Christ est un acte qu’il réalise volontairement. Comme Abel, Jésus a offert une offrande à Dieu que ce dernier a agréée (Hébreux 9.11-14). Seule différence, Abel a offert un agneau alors que Jésus s’est donné lui-même à Dieu comme un sacrifice. Et ce sacrifice, contrairement à celui d’Abel, est suffisant pour que des pécheurs soient déclarés justes (au lieu de coupables) devant Dieu. De plus, à la mort de Christ, à l’inverse de celle d’Abel, ce n’est pas le mal qui a eu son dernier mot sur le Messie promis. Par sa mort elle-même, la « descendance de la femme » a tué la mort et accompli la promesse de Genèse 3.15.

Conclusion

Le sang d’Abel parle d’une condamnation, réclame la justice contre Caïn et a été incapable de le sauver. En revanche, le sang de Christ parle pour le salut de son peuple efficacement. Là où le sang d’Abel ne parlait que de justice et de vengeance, celui de Christ parle de réconciliation et de rédemption ! Le sang de Christ accomplit ce que n’a pas pu faire celui d’Abel. Oh, mes frères et sœurs, si vous avez cru en Jésus-Christ et en la pleine efficacité de son sacrifice pour vous déclarer justes, « vous vous êtes approchés du sang purificateur porteur d’un meilleur message que celui d’Abel ». (Hébreux 12.22-24)

Laurent Dv
Auteur : Laurent Dv

19 ans, rébellutionaire et étudiant en prépa intégrée à Clermont-Ferrand

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