Comment la grâce a transformé la vie de l’étudiante que je suis

Je suis une ado, et je suis une chrétienne. Ce qui signifie que ma vie est différente, que je ne vis pas pour ce que le monde a à m’offrir, et que je n’agis pas selon ses lois. J’ai été transformée par l’Évangile, et tout a littéralement changé pour moi.

Mon état d’esprit, mes motivations, mes désirs, mes valeurs, mes paroles, mes peurs, mes actions, mes plaisirs sont fondamentalement différents que ce soit du plus profond jusqu’à l’extérieur de mon être. Ma transformation par l’Évangile n’est pas extraordinairement dramatique, mais elle raconte l’histoire d’une jeune dépravée au cœur rebelle, rachetée par la grâce. Pour cette seule raison : c’est glorieux. Suivre Jésus a complètement changé – et continue de changer – mon adolescence, dans beaucoup de domaines.

Voici quelques exemples :

#1 – Mon identité est enracinée en Christ

Mon identité n’est pas définie par mon âge, mon apparence physique, mes performances scolaires, mes relations sociales, mes parents, ma réputation ou même par ce que je possède. Mon identité est exclusivement définie par mon statut d’enfant de Dieu (Romains 8.16).

Cela signifie que je n’ai plus à m’identifier dans toutes ces autres valeurs. Cependant, il m’arrive parfois de mettre cette identité de côté. Dans un monde saturé d’images, je suis perpétuellement assaillie par la tentation de trouver mon sens dans autre chose. C’est pourquoi, j’ai constamment et patiemment besoin d’être ramenée à la source de mon identité, qui se trouve en Jésus. Tout en gardant en tête qu’elle ne changera jamais.

#2 – Je sais que je suis coupable

J’ai grandi dans une famille avec des parents passionnés, complètement dévoués au service de Jésus, qui se sont engagés à transmettre cette foi vivifiante à leurs enfants. Par la grâce de Dieu, je n’arrive même pas à me souvenir de ma vie de non-chrétienne (je ne m’en rappelle pas, bien que l’ayant vécue).

Pourtant, l’Évangile m’a montré les innombrables péchés qui demeurent toujours dans mon cœur – et ses conséquences destructrices. L’Évangile me rappelle constamment mon besoin de la grâce. La colère, la luxure, la jalousie, l’insécurité, les ragots, la cupidité, ont toujours emprise sur moi, mais le Saint-Esprit est à l’œuvre, amenant ce péché à la lumière. Il est mon allié et m’aide à combattre le péché, en me donnant les ressources nécessaires pour tendre vers la sainteté (Romains 8.13).

#3 – Je suis libérée du légalisme

Pourtant, même si je sais que je suis coupable, ayant grandi dans l’église, le légalisme est une menace légitime pour moi.

Je suis encore et toujours tentée de me fier à mes actes, à ma propre bonté et bienveillance. Mais l’Évangile brise le fardeau du légalisme. La grâce m’a libérée de toute tentative d’œuvrer pour atteindre Jésus, et me donne cette identité en dehors des mes efforts.

L’Évangile montre aux jeunes que nous sommes nés pécheurs, rebelles par nature et  en colère contre  Dieu. Cela signifie que nos actes ne peuvent pas nous sauver. Le fait d’être né dans une famille chrétienne ne peut sauver personne. Ça ne sauvera jamais personne. Mais l’Évangile peut nous sauver. Et l’Évangile nous sauve effectivement (Éphésiens 2.8).

#4 – Je suis libérée du perfectionnisme

Le perfectionnisme est l’un des mauvais fruits du légalisme. C’est la détermination destructrice de ne jamais échouer. Et je suis quelqu’un de passionnée, le perfectionnisme est donc un fardeau que je connais bien. Alors que la quête de perfection pourrait s’apparenter à la quête de la sainteté, c’est réellement une forme déguisée d’idolâtrie de soi, motivée par des standards purement humains.

C’est finalement une certaine forme de pathologie de chercher à plaire aux gens. Quand je pense à mon combat contre le perfectionnisme, ça a toujours découlé directement d’un désir d’être perçue comme étant parfaite. Je n’ai jamais vraiment cherché à être parfaite, mais j’ai plutôt cherché à ce que les autres me voient comme tel. Que ce soit à l’Église, en cours, dans mes relations sociales, au travail, ou en ligne : le perfectionnisme nourrit l’illusion que si je ne fais jamais d’erreurs, je serais davantage aimée des autres.

Mais l’Évangile donne la grâce au perfectionniste fatigué et obsédé, en particulier aux adolescents épuisés. Je ne suis pas parfaite. Dans cette vie, je ne le serai jamais. Seul Christ est parfait. Ma responsabilité est de poursuivre la perfection telle que décrite dans la Parole de Dieu, en reconnaissant qu’il existe un pardon indéfectible contre l’échec.

#5 – J’ai confiance dans le futur

Sans l’Évangile, ma vie d’adolescente n’aurait été que peur et anxiété à outrance. L’adolescence est effrayante. J’essaie encore de comprendre ce qu’il me faut faire pour le restant de ma vie.

Mais l’Évangile me donne confiance face à l’inconnu. Me donne une assurance face à la peur. Une paix face à l’inquiétude. La grâce me préserve, car je sais que quoi qu’il puisse arriver – avec le travail, avec les cours, la vie amoureuse, dans mes finances, ma santé – je peux avoir pleinement confiance que Dieu est inlassablement à l’œuvre pour sa gloire, mon bien le plus grand et ma joie éternelle.

La vie ne sera pas toujours facile, mais elle reste dans les mains d’un Dieu de grâce. Et c’est pourquoi en tant que jeunes, nous pouvons avancer avec foi (Romains 8.28).

#6 – Je suis appelée à être humble

Nous, les ados, nous avons tendance à être orgueilleux. Ce n’est pas un stéréotype. En effet, on a souvent l’impression que nous savons tout et que nous sommes parfaitement préparés pour tout ce que la vie nous réserve. Cette mentalité de suffisance dont nous faisons preuve bride notre capacité à apprendre.

Mais l’Évangile est un tueur d’orgueil impitoyable. Il dit : « Adolescent, dans le grand schéma de la vie, tu es faible. Adolescent, tu es étudiant et tu as tellement à apprendre. » Il dit aussi : « Adolescent, Dieu est grand, Dieu est fort, et Dieu est celui qui t’enseigne. »

Faire face à ces vérités signifie lutter contre les croyances dominantes de ma génération. Mais l’Évangile m’a appelé à être différente et m’a permis, avec la grâce, de chercher l’humilité dans une culture centrée sur soi. Et Dieu, dans sa grâce, a donné aux adolescents l’Église pour nous aider dans cette quête.


Article paru sur www.rootedministry.com, traduit de l’anglais avec autorisation. Merci à Catharina pour la traduction.

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Auteur : Jaquelle Crowe

Jaquelle, 19 ans, est éditrice en chef du mouvement The Rebelution (version anglaise de la Réb'). Elle contribue également au blog desiringGod et The Gospel Coalition.