Les relations garçon-fille hors mariage (2/3) – Et les relations sexuelles ?

13 Jan 2013 42 commentaires

Nous avons déjà vu ici et ici qu’il y a un principe régulateur dans les Écritures pour bien vivre nos relations entre garçons et filles. Nous avons vu que ce principe a un impact sur notre vision du mariage iciici, et ici, ainsi que sur notre vision de la sexualité ici et ici. Nous regardons maintenant ce que la Bible a à nous dire sur les relations hors mariage. Ayant commencé ici, nous continuons avec cet article. Mais comme je suis déjà marié, je me suis dit que la réponse à la question posée dans cet article sonnera beaucoup mieux venant de quelqu’un qui n’est pas encore marié. J’ai nommé, JB !

Peut-être ne trouverez vous pas textuellement dans la Bible : “Pas de sexe avant le mariage !” Mais d’innombrables versets nous le font comprendre très clairement ! (Je pourrais facilement en sortir une vingtaine, mais pour faire court, je mentionnerai uniquement Actes 15.20 et 1 Corinthiens 6.18, à titre d’exemple.) Notez que, dans la Bible, les mots “impudicité”, « impureté », « immoralité sexuelle » se rapportent très souvent aux relations sexuelles avant le mariage.

 

L’application du principe sur les relation sexuelles…

En utilisant le principe de base introduit par Nathan – les relations amoureuses sont censées refléter la relation Christ-Église (Éphésiens 5.23), on en déduit aisément que la relation sexuelle est réservée pour le mariage. En effet, Dieu ne rentre jamais en relation avec quelqu’un sans avoir au préalable, conclu une alliance avec lui… L’aviez-vous constaté ? Abraham, Israël, David… À chaque fois, Dieu commence par sceller un engagement fort, avant toute intimité. La conclusion est donc sans équivoque : sans mariage, pas de relation sexuelle.

 

Des objections ?

Ce principe et tous ces passages bibliques devraient suffire à éloigner toute idée de relations sexuelles hors mariage. Mais je sais que, en tant que jeune, il est parfois difficile de s’y résoudre. Il est tentant de se construire toutes sortes de prétextes pour essayer de légitimer nos envies charnelles. Je vais donc brièvement répondre à 3 objections courantes contre l’abstinence avant le mariage :

 

“Il faut s’entraîner pour être bon sexuellement dans le mariage…”

Cette idée n’est aucunement défendable. La complicité sexuelle peut pleinement s’apprendre et se bâtir après s’être mariés. De plus, demandez-vous simplement ceci : “Dieu a-t-il réellement prévu que l’Homme jouisse du sexe ?”. Si la réponse est “oui”, et si malgré cela il ne permet pas que l’on “s’entraîne” avant, c’est tout simplement parce que nous n’en avons pas besoin ! Et pour finir, aucune “aptitude technique” acquise dans le sexe hors mariage ne pourra compenser tout ce qui aura été détruit, par rapport à la capacité à construire une intimité saine avec quelqu’un (paraphrase d’un message de David Pothier).

 

“Le sexe est nécessaire pour maintenir une relation amoureuse !”

Oh que non ! La nécessité est plutôt de construire de prime abord une relation solide et platonique. Parce que lorsque survient le sexe, il prend tellement de place qu’il devient difficile d’apprendre à se connaître objectivement. Les jeunes couples qui se laissent trop tôt aller au contact sexuel finissent presque toujours déçus. Lorsque les premiers conflits surviennent, ils découvrent avec dépit qu’ils ne se connaissent pas véritablement l’autre. Le sexe n’est donc pas le support qui maintient une relation amoureuse, car l’amour réel ne se limite pas à l’alchimie. Comme l’exprime si bien Joshua Harris, auteur à succès de J’ai tourné le dos au flirt : “Ce n’est pas parce que deux bouches se sont collées que deux coeurs se sont joints. Et si deux corps s’attirent, cela ne signifie pas pour autant que les deux êtres sont faits l’un pour l’autre”.

 

“On est mariés à notre manière !”

“Je l’aime, je suis sûr(e) que c’est elle(lui) ! Pourquoi devons-nous encore attendre avant de passer à l’acte ? Nous ne sommes pas mariés officiellement, mais nous le sommes déjà dans notre coeur.” Prétexte juvénile : nous le savons tous, les choses ne fonctionnent pas comme cela. Ce n’est pas à nous de définir les règles régissant le mariage. Ce droit ne revient qu’à Dieu. Parce que le mariage est une institution divine, il ne peut être en aucun cas customisé en fonction de nos désirs propres. Il doit demeurer un acte public et se sceller d’un engagement visible et concret (entre deux personnes de sexe opposé, je rappelle). Si vous vous aimez tant que ça, eh bien… mariez-vous selon les normes ! Si vous ne le pouvez pas encore, c’est peut-être parce qu’il vous faut encore attendre le temps convenable.

 

Conclusion

Je finirai en disant que les instructions de Dieu n’ont pas pour but de nous restreindre ou de nous faire du mal. Sur la route, il y a des panneaux de signalisation, pour nous stopper et nous réguler. Et nous les aimons bien, car ils nous protègent et nous évitent bien des ennuis. Avec Dieu, c’est exactement pareil. Les règles divines sont là pour nous conduire vers la joie et le bonheur. Peut-être paraissent-elles contraignantes quelques fois, surtout concernant les relations sexuelles, mais franchement le jeu en vaut la chandelle. Il y en a qui ont fait le choix contraire, et ils l’ont amèrement regretté. Certains se sont fait larguer après qu’on ait profité de leur intimité. D’autres se sont entêtés, puis éloignés de Dieu, et ont fini par gâcher leur vie… Cela vaut-il vraiment le coup d’hypotéquer son avenir, juste parce qu’on ne veut pas attendre le temps de Dieu ? En réservant la sexualité au cadre du mariage, Dieu veut nous protéger et nous réserver le meilleur. Ayons le courage de lui obéir et de lui faire confiance.

 Voici le dernier article de la série : Est-ce que je peux sortir avec un(e) non chrétien(ne) ?

Auteur : JB A

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur en systèmes d'information à Paris, et leader de groupe de jeunes à l'église Phila

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