7 conseils à un jeune chrétien, de Reynald Kozycki

Reynald Kozycki est marié et père de deux jeunes adultes. Il actuellement pasteur dans une Église CAEF en région parisienne. Après avoir enseigné quelques années l’informatique, il exerce son ministère depuis maintenant plus de 22 ans. Il est aussi enseignant à l’Institut Biblique de Genève, et président du réseau FEF.

Voici ses conseils…

  1. Grandir dans l’assurance du salut

  2. S’enraciner dans la grâce de Dieu

  3. Se consacrer sans réserve

  4. Prendre le temps chaque jour avec Dieu

  5. Persévérer dans la vie d’Église

  6. Développer de saines ambitions pour le service de Dieu

  7. Lutter contre les idoles

Reynald a tenu à expliquer chacun de ces conseils… Les voici donc, pour notre plus grand bonheur !

1) Grandir dans l’assurance du salut.

Tu as vécu récemment une expérience forte avec Dieu qui t’a amené(e) à faire le choix définitif de le suivre de tout ton cœur. Tu l’as probablement manifesté dans le baptême, comme pour sceller ta nouvelle appartenance. Si tu as vécu une repentance sincère, mis ta foi en Dieu et dans l’œuvre parfaite qu’il a accomplie en Christ, sache alors que tu peux avoir la certitude d’appartenir au Seigneur pour toujours : « Je vous ai écrit ces choses, dit Jean, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5.13). Se savoir appartenir à Dieu, non sur la base de ses mérites, mais sur la base de sa grâce seule, nous donne une grande assurance. C’est comparable à mettre un casque qui nous protège contre des attaques puissantes de l’ennemi (Éphésiens 6.17). C’est aussi découvrir la réalité de ce témoignage intérieur dont parle Paul en Romains 8.15-16 : « Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ».

2) S’enraciner dans la grâce de Dieu

L’une des grandes dérives de la vie chrétienne s’appelle le légalisme. Il consiste à compter beaucoup plus sur ses propres efforts que sur Dieu lui-même. Dans l’épître aux Galates, Paul insiste sur le fait qu’il n’y a qu’un seul Évangile, celui de la grâce de Dieu. Il prononce des paroles de malédiction à ceux qui le falsifient  (1.6-9). Chercher à grandir dans la vie chrétienne en s’appuyant sur la « logique de la loi », c’est quitter l’Évangile de la grâce : « Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi ; vous êtes déchus de la grâce » (5.4). Plus concrètement, s’enraciner dans la grâce signifie, apprendre à se méfier de sa propre sagesse ou de ses propres ressources : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta sagesse » (Proverbes 3.5). Pierre rappelle l’une des autres conditions de base pour recevoir la grâce : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais c’est aux humbles qu’il donne sa grâce » (1 Pierre 5.5). Il est ainsi possible de puiser sa force dans cette grâce : « Fortifie-toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ » (2 Timothée 2.1).

3) Se consacrer sans réserve

L’Évangile de la grâce, au lieu d’être un oreiller de paresse, devient une force active pour nous consacrer davantage à Dieu et marcher dans l’obéissance : « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude » (Galates 5.1). Comprendre la grâce et notre nouvelle identité en Christ, nous presse à rechercher dès le matin les choses d’en-haut, la présence de Dieu, sa communion : « Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre » (Colossiens 3.1). Dieu lui-même veut nous donner le vouloir et le faire pour faire fructifier notre salut : « Comme vous avez toujours obéi… mettez en œuvre votre salut avec crainte et tremblement car c’est Dieu qui opère en vous le vouloir et le faire pour son bon plaisir » (Phillippiens 2.12-13).

4) Prendre le temps chaque jour avec Dieu

La grâce de Dieu encourage notamment à bien saisir les priorités dans nos vies. Dès les premiers jours de vie chrétienne, il devient naturel de prendre quotidiennement du temps avec le Seigneur. C’est une véritable nourriture pour nos âmes : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Matthieu 4.4) ; « Fais-moi dès le matin entendre ta bonté ! Car je me confie en toi. Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher ! Car j’élève à toi mon âme » ; « Heureux l’homme… qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! ». Jésus va jusqu’à dire qu’une seule chose est nécessaire à propos de Marie, la sœur de Marthe. Elle avait a su saisir l’occasion de se mettre aux pieds du Seigneur pour écouter sa parole (Luc 10.42).

5) Persévérer dans la vie d’Église

Je connais malheureusement quantité de chrétiens qui ont bien commencé dans une vie d’Église, puis, après quelques frustrations dans leur assemblée, ont préféré dire au revoir à l’Église que le Seigneur avait choisi pour eux, là où ils ont probablement eu les premiers contacts avec des chrétiens. Bien sûr, différentes raisons peuvent nous amener à changer d’Église, mais ne faisons pas trop la fine bouche à papillonner sans fin entre les Églises jusqu’à ce qu’on pense avoir trouvé l’Église « parfaite ».  Paul écrivait aux Éphésiens : « Je vous exhorte donc… à marcher d’une manière digne de la vocation qui vous a été adressée, en toute humilité et douceur, avec patience, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix » (4.1-3). À l’exemple des premiers chrétiens, nous sommes appelés aussi à persévérer : « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain, et dans les prières » (Actes 2.42).

6) Développer de saines ambitions pour le service de Dieu

Être enfant de Dieu, c’est changer complètement de perspective de vie. Le choix de la volonté de Dieu n’est pas une simple option de vie : « Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7.21). La priorité ne devrait même plus se discuter : « Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6.33-34). Bien sûr cela ne signifie pas qu’il faut abandonner ses études ou son emploi pour être pasteur ou missionnaire. Dieu appelle souvent à le servir là où nous sommes. Mais il ne faut pas rejeter l’idée de le servir un jour à « plein temps ». Comme Paul l’écrit à Timothée : « Que personne ne méprise ta jeunesse; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en foi, en pureté…  Ne néglige pas le don qui est en toi.. Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous » (1 Timothée 4.12-16). Dans cette ambition de service pour Dieu, il faut inclure l’appel à être « sel de la terre et lumière du monde » (Matthieu 5.13-14).

7) Lutter contre les idoles

La nouvelle alliance que Dieu a conclue avec nous par le sang de son Fils nous assure une transformation profonde. Dieu écrit ses lois dans nos cœurs et dans nos pensées (Hébreux 8.10). La promesse d’Ezéchiel s’accomplit : « Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois » (36.26). Malgré le fait que nos aspirations profondes nous poussent à rechercher Dieu en priorité, le combat ne s’arrête pas pour autant. Dans la lutte quotidienne contre les forces du mal, nous devons être vigilants de ne pas laisser autre chose que Dieu prendre la première place dans nos vies, non seulement par des choses malsaines, mais aussi par de belles choses comme notre carrière ou notre famille ou même notre « service pour Dieu »… Dans un contexte de libération de l’esclavage de l’Égypte, Dieu a donné comme premier commandement : « Tu n’auras pas d’autres dieux que moi devant ma face » (Exode 20.2-3). C’est de cette dérive que découle la plupart des autres péchés selon Romains 1. Nous devons apprendre à nous laisser sonder régulièrement par le Seigneur, par sa Parole : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, Et conduis-moi sur la voie de l’éternité! » (Psaumes 139.23-24).

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Reynald Kozycki

Reynald Kozycki est marié et père de deux jeunes adultes. Il est pasteur dans une Église CAEF en région parisienne. Il exerce son ministère depuis maintenant plus de 22 ans, il est aussi enseignant à l’Institut Biblique de Genève et président du réseau FEF.

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