La vieille dame et les extraterrestres

Crédits Photo : herald.co.zw/
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Post de Nicolas BL., 21 ans, étudiant en école de commerce.

Imaginons une scène de la vie de tous les jours. Les extraterrestres débarquent. Ils essayent de se cacher, mais comme ils sont violets, ils ont un peu de mal. Ils mesurent 1m10, ont trois pieds, deux jambes et sont très impatients. Ils sont ici pour remplir leur mission : exterminer tout le monde pour avoir une planète toute propre (eux aussi ont fait des expériences nucléaires très polluantes). Enfin, ils commencent dans ta ville (pur hasard).

En essayant d’échapper à cette vague violette, tu te retrouves dans une ruelle sombre, remplie de poubelles puantes… Tu entends un cri et vois au fond du passage une vieille femme affolée, entourée de quatre petits neptuniens qui tournent autour de la grand-mère en faisant leur danse apache d’attaque.

À ce moment-là (qui peut arriver à tout le monde, reconnaissons-le), tu peux l’aider… Ou pas ! Facile de ne pas l’aider, il y a plein de cachettes, notamment l’escalier en briques qui descend juste sur le côté. Tu n’as jamais aimé le violet, tu n’as jamais combattu d’extraterrestres et c’est à l’armée de protéger la population… Mais si tu ne l’aides pas, elle va être désintégrée dans d’atroces souffrances… Tu réfléchis, puis détournes le regard. Tu as bien le droit de ne pas l’aider, non ?

FAUX !

Ton devoir est de l’aider. Pourquoi ? La loi française (article 223-6 du Code pénal) stipule que sans intervenir, ta responsabilité pénale est engagée si :

  • Tu as connaissance du danger
  • Tu es en mesure d’agir
  • L’action ne présente pas de danger pour toi

Si tu ne le fais pas, tu peux être puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende. Pour ça, il faudra prouver que le danger était grave, imminent et que l’aide était possible. Aucun problème, avec les caméras de surveillance installées récemment dans la ruelle. Et les quatre nains d’1m10, tu peux facilement les dépouiller et te mettre en sécurité avec la vieille dame.

La loi humaine te condamne si tu ne l’aides pas, et la loi de Dieu aussi : « Celui qui sait faire le bien et qui ne le fait pas commet un péché »1 et « le salaire du péché, c’est la mort »2. Dans Ezéchiel 33, un prophète explique que si l’ennemi arrive et que la sentinelle ne sonne pas l’alerte, elle devra rendre des comptes pour la mort de la victime.

Tu as sans doute compris où je veux en venir… Il faut aider les vieilles dames dans les rues. Oui ! Mais pas seulement. Dieu nous a placés comme des sentinelles au milieu de ce monde. Le danger est là : le jugement et la colère de Dieu pour tous les hommes qui ne se repentent pas. Chaque chrétien est en mesure d’agir puisque Dieu nous envoie comme témoins avec la connaissance de l’antidote. Et l’action ne présente quasiment3 pas de danger pour toi. Il suffit d’être un disciple de Jésus et d’en parler avec les gens.

Toi et moi sommes coupables de non-assistance à personne en danger ; de ne pas avoir fait le bien. De ne pas avoir vécu et annoncé ce pardon et cette délivrance en Jésus aux gens qui nous entourent.

Combien de personnes croises-tu chaque jour et qui ne savent pas que tu es chrétien ?

Combien de personnes côtoies-tu chaque jour et qui n’ont pas été confrontées au message de la Bible ?

Quand on comprend qu’on a commis une faute, la première chose est de demander pardon. J’aimerais qu’à l’issue de cet article, tu puisses juste prendre quelques secondes de silence pour demander pardon à Dieu pour ne pas avoir averti tes connaissances du danger qu’ils courent.

Pour la suite, je te laisse agir… =)

_________

NOTES

1 Jacques 4.17

2 Romains 6.23

3 En France, aujourd’hui, le danger est minime. La loi française protège les chrétiens qui témoigneraient à leur entourage de manière informelle. Dans d’autres contextes spatio-temporels, l’annonce de l’Évangile peut poser de vrais problèmes, et ce point de la définition énoncée plus haut ne tient plus.

Du même auteur Rébellutionnaires ? / Un jeudi soir dans un bar… (côté café) / Valorise ton emploi du temps / Si seulement…

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Nicolas B

Nicolas B, la trentaine, est marié et papa de deux enfants. Installé en Normandie, il est impliqué dans différents projets, mais c'est surtout son travail dans la gestion financière de projets industriels internationaux qui l'occupe en ce moment. Il est ancien coordinateur de la Réb' et co-auteur de Une vie de défis

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2 Commentaires

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  • Je marche dans la rue, mes fins de mois sont difficiles, je croise un mendiant et je continue mon chemin sans m’arrêter. Est ce un péché?

    Je suis à la plage, une personne se noie, je ne sais pas nager pour lui venir en aide et elle decède. Ais je péché?

    Doit – on encore parler de péché lorsqu’à l’impossible nul n’est tenu ?

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    • On ne peut que donner ce qu’on a, si on n’a pas d’argent, il est évident qu’on ne pourra rien donner. Mais je peux toujours donner ce que j’ai : un sourire, un peu de mon temps… etc autant que cela m’est possible..

      Si une personne se noie, et que je ne sais pas nager, il est clair que je ne puisse pas aller la secourir. (hormis le cas isolé où j’ai la forte conviction sur le moment que Dieu m’appelle à y aller et qu’il me donnera la capacité surnaturelle sur le coup). Mais dans tous les cas, si je peux pas aller secourir cette personne moi même, je peux peut être essayer d’appeler des secours si cela m’est possible…

      Par ailleurs, concernant la notion de péché, Il y a le péché vu comme une « faute morale » (vol, viol, mensonge, colère…etc) . Mais le péché signifie avant tout « rater la cible », passer à côté du plan de Dieu pour sa vie. Définit comme ça, les choses peuvent être complètement différentes. Lorsque Dieu pose une conviction dans nos cœurs (pour aider quelqu’un par exemple), et que nous ne le faisons pas, nous ne péchons pas forcément d’un point de vue morale, mais devant Dieu nous péchons parce que nous ratons la cible, son plan pour nos vies…

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