Dieu n’est pas comme on le pense : il est juste (2/3)

Suite de la série « Dieu n’est pas comme on le pense ». Voici le premier article : Dieu est parfait.

En pensant à Dieu, certains peuvent penser à quelqu’un qui serait un peu comme le Père Noël. Le rôle du Père Noël n’est pas de punir, mais de donner des cadeaux. « Oui, tu n’as pas été très sage cette année – mais bon, je suis gentil, je ne vais quand même pas te priver de cadeaux cette année ! Je t’accepte quand même. » Voilà comment nous aimerions que Dieu soit – un Dieu qui nous accepte tels que nous sommes, malgré le mal que nous avons commis. Un Dieu qui met la poussière sous le tapis, qui oublie et pardonne le mal, parce qu’il est gentil. C’est l’idée de Dieu qu’avait Heinrich Heine, un poète allemand. Sur son lit de mort, il aurait dit : « Dieu me pardonnera, c’est son métier. » Voilà la manière dont nous aimerions que Dieu soit, n’est-ce pas ?

Un Dieu totalement juste – et heureusement

Cependant, ce n’est pas la manière dont la Bible présente Dieu. Dieu est parfaitement juste dans tout ce qu’il fait :

« (…) Ce que Dieu accomplit est parfait, car toutes ses voies sont justes. C’est un Dieu fidèle et dépourvu d’injustice, il est juste et droit. » – Deutéronome 32.4

Heureusement que Dieu n’est pas comme nous voudrions qu’il soit. Car un Dieu qui pardonnerait le mal sans le prendre au sérieux ne serait pas un Dieu qui serait bon. Où est l’espoir de justice pour ceux qui ont souffert, ceux à qui l’on a commis du mal ? Ne voudrions-nous pas que les meurtriers et criminels de ce monde soient jugés pour les actes atroces qu’ils ont commis ? Un Dieu qui pardonnerait simplement comme ça ne serait pas juste.

L’histoire d’un criminel

Imagine que quelqu’un commette un crime envers un membre de ta famille, et passe au tribunal. Maintenant, imagine que le juge dise à ce criminel : « Je ne veux pas être méchant – je te pardonne, tu peux partir tranquille. » Tu crierais au scandale, n’est-ce pas ? Et tu aurais raison. Car lorsqu’un mal a été commis, il doit être condamné, sinon ce n’est pas juste. La gentillesse n’est pas une raison suffisante pour fermer les yeux sur le mal.

Peut-être que l’on peut se dire que c’est différent avec nous, parce que nous n’avons pas fait que du mal. Nous faisons aussi du bien, et nous nous efforçons d’ailleurs de le faire du mieux que nous pouvons. Assurément, Dieu peut pardonner nos fautes en raison du bien que l’on a fait, comme un moyen de nous racheter nous-mêmes, n’est-ce pas ?

Appliquons cette logique à l’exemple du criminel devant le juge, pour voir si cela est cohérent. Imagine que le juge veuille condamner le criminel pour le mal qu’il a commis, mais que ce criminel réponde : « M. le juge, oui j’ai commis ce crime. Cependant, j’ai fait aussi beaucoup de bien dans ma vie. Je donne régulièrement de l’argent aux pauvres, je cherche à faire du bien dans la société, et la semaine dernière j’ai aidé une dame âgée à traverser la rue. Vous devez donc me pardonner ! » Cela n’aurait pas de sens. Le bien que l’on fait ne peut pas effacer le mal que l’on a déjà fait. Oui, c’est une bonne chose de donner de l’argent aux pauvres et faire du bien dans la société, mais ce bien-là n’annule pas la punition que mérite le mal qui a été commis.

Le bien que l’on fait n’enlèvera pas le mal que l’on a fait

C’est la même chose pour nous vis-à-vis de Dieu. Il est impossible que le bien que l’on fait efface que mal que l’on a commis – tout simplement parce que Dieu est juste (et heureusement !). Nous devons donc être punis pour le mal que nous avons commis. Peu importe la quantité de bien que l’on fait en retour. Le jugement que nous méritons, c’est une punition éternelle de la part de Dieu, ce que la Bible appelle l’enfer. Non pas parce que Dieu est cruel, mais parce qu’il est juste.

Si on s’arrêtait là, le tableau serait terrible. Dieu est parfait – nous ne le sommes pas. Dieu est juste – et il doit nous punir. Heureusement, la Bible présente une autre réalité à propos de Dieu : Dieu est amour.

La suite le 4 novembre !

Benjamin E
Auteur : Benjamin E

24 ans, français vivant à Bruxelles, étudiant à l'Institut Biblique Belge. Coordinateur de la Réb', blogueur sur christestmavie.fr, amateur de bons livres, et co-auteur du livre Une vie de défis. Mais par-dessus tout : passionné par l'Évangile, sauvé par grâce, disciple de Jésus.

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