Les dynamiques de la louange

26 Mai 2011 0 commentaire

louange

Post par Nathan L., 24 ans, responsable à JPC, et auteur du livre Devenir un Homme selon Jésus.

« Maman, maman ? Ouilé mon cadeau ? Sous l’arbre ? Je peux aller l’ouvrir siteuplé ? Dis, maman, est ce que je vais l’aimer ? C’est vrai ? Moi je sais pas encore si je vais l’aimer… Attends, je vais le chercher. Waaa ! On dirait la forme de la voiture téléguidée que je t’avais demandée. C’est ça, maman ? Bon, OK, je l’ouvre. Waaa ! Elle est trop cool la boîte… C’est juste comme dans la pub. D’accord, j’ouvre la boite. Waaa ! Il est encore mieux en bleu que le rouge de la pub. Papa, tu peux mettre des piles dedans s’il-te-plaît ? Merci papa ! C’est trop bien le bruit qu’il fait. Je peux l’emmener jouer dehors ? Waaaaaaa ! Il va trop vite ! C’est le meilleur cadeau que j’ai eu de ma vie. C’est trop cool, merci papa et maman ! Eh Lucas ! Lucas ! Viens voir comment il est trop bien mon cadeau ! »

OK, alors Dieu a dit que l’on devrait être comme des petits enfants, et quand je les voit, dans leur façon d’exprimer leur adoration de façon simple et dénuée de toute honte, je commence à comprendre pourquoi.

Mais au-delà d’un appel à une louange simple, naturelle d’un enfant devant la meilleure chose qu’il ait jamais connue, j’aimerais que l’on regarde un petit peu les dynamiques de la louange au travers des paroles émerveillées de ce petit garçon le matin de Noël.

 

« Comme soupire une biche… »

Il y a d’abord le soupir, le manque, la volonté d’aller retrouver la chose qui nous donne le plus de plaisir au monde. Le jouet peut être honoré du fait que, rien que par sa réputation, il place une langueur et une attente dans le cœur de ce petit garçon. Vous attendez-vous au Seigneur ? Avez-vous soif de sa présence ? Désirez-vous passer du temps avec lui plus que tout au monde ? Pensez à la louange que Dieu retire d’une âme qui dès le petit matin ne trouve rien de plus rafraîchissant que d’aller passer du temps avec Dieu. Cultivez cette attente. Elle glorifie Dieu. En vous levant le matin, plutôt que d’aller religieusement lire votre Bible, allez prendre un petit café, en pensant activement au manque que procure l’éloignement du lieu ou vous savez que vous devriez être. Ce sentiment d’attente est parfois ce qui manque à notre plaisir de louer Dieu. Si le petit garçon avait pu simplement aller au magasin dès qu’il le voulait, son plaisir en aurait été diminué. Votre attente languissante glorifie Dieu.

 

« Goûte ! Vois que Dieu est bon »

Il y a ensuite le premier degré de révélation. Il voit le paquet. Et ce paquet lui donne un sentiment d’admiration. Mais il n’a pas encore pleinement loué. Il faut que cette admiration s’exprime : Waaaa !

Ca commence avec une révélation. Ne louez pas celui que vous ne connaissez pas. On dit des mots, on ressent des émotions, mais elles ne sont basées sur rien. Elles ne glorifient pas Dieu car elles ne sont pas centrées sur lui. Elles sont centrées sur rien.

 

« Loue Dieu, toi mon âme »

Mais ça se termine par une réponse ! On ne reçoit pas de révélation sur qui est Dieu sans que cela n’entraîne en nous de réponse. Votre Bible déverse devant vous, ligne après ligne, les descriptions de Sa beauté, Sa magnificence, Sa perfection, les merveilles insondables de Son amour sans mesure. Et vous resteriez sans le lui dire ? Pour quelle autre raison vous l’aurait-il dit ? Votre bonheur ressenti dans la contemplation de sa révélation ne trouve son but et son accomplissement que dans la réponse.

 

« Mon âme a soif du Dieu vivant »

Et plus vous expirez, plus il arrive un moment où vous en voulez plus. Il y a un besoin d’inspirer. Et il inspire donc en vous une révélation nouvelle. Vous comprenez tout à nouveau et dans une mesure plus grande qui il est. Parce que le fait d’avoir vu ce paquet vous donne une attente nouvelle. L’envie de voir ce qu’il y a à l’intérieur. Et cette attente vous conduit à l’action. Vous ouvrez un livre de bonne théologie (c’est-à-dire une théologie qui vous conduit à le louer).

 

« Oui, tu es bon et ton amour dure à toujours »

Et dans ce livre, l’auteur déballe, explique et expose les grandeurs de Sa seigneurie, l’étendue de sa puissance, la portée de sa résurrection. Et vous recevez cette révélation. Encore une fois, sans avoir inspiré cette information, toute expression de louange serait vide de contenu. Mais si vous vous trouvez confronté à un Dieu d’une telle perfection sans qu’il monte en vous une louange, exprimée, expirée, une réponse à ce Dieu si grand, votre compréhension de Dieu est sèche.

 

« Puis-je monter à la montagne de l’Eternel ? »

Et cette nouvelle révélation, qui a produit en vous une réponse si douce, touchant le trône du Tout-Puissant, l’adorant, rentrant dans votre appel de créature du divin planificateur, produit une langueur. Vous devez en savoir plus. Ce que vous avez goûté jusque là est si bon ! Cette boîte est si excitante qu’il faut voir ce qu’il y a à l’intérieur. Et vous vous mettez en quête de toujours plus de connaissance intime sur ce Dieu si grand. Vous voulez ouvrir la boîte. Contempler et vivre sa présence même. Rien de moins.

 

« Un jour dans tes parvis… »

Et cette présence, parfois palpable, parfois aussi douce que le miel peut-être vécue aujourd’hui, et celle-ci vous parle de sang versé devant la contemplation d’un Dieu Saint, révélant votre péché et le besoin d’expiation et de réconciliation.

 

« Louez-le avec vos danses »

Et là, le cœur n’en peut plus. L’expression douce et retenue se transforme en danse éhontée devant le trône qui a tout donné pour tout prendre de vous en retour, pour votre plus grand bonheur.

 

« Offrez-vous en sacrifice vivant »

Décidé à vivre cette présence de façon constante, vous vous lancez dans l’expression la plus radicale de votre louange. Convaincus que nulle parole ne peut glorifier Dieu aussi bien qu’en exprimant ses merveilles exactes ; convaincus qu’aucune action de peut l’adorer à sa valeur plus justement qu’en le montrant pour qui il est exactement, vous vous trouvez à cours de paroles, à cours d’actes. Ce n’est qu’en exprimant son Image qu’il a déjà mise en vous que vous pourrez exprimer votre louange à sa juste valeur, et votre vie en est transformée alors que vous vous conformez toujours plus à lui et à son image en vous. Et au travers de cela, vous donnez lieu à une langueur pour Dieu chez d’autres personnes alors qu’ils voient combien il est admirable au travers de votre vie !

 

Conclusion

La louange s’exprime dans la révélation et la réponse. Et elle requiert inspiration et expiration. Vous devez expérimenter sa présence et exprimer son image.  Nous manquons souvent une de ces deux phases. Aimez-vous les temps de louange pleins d’émotions ? Attention à ce que votre louange soit informée par qui Dieu est, et non pas par vos émotions. Aimez-vous le contenu dans la louange ? Attention à ce que vous ne manquiez pas la réponse à la révélation. Criez, dansez, sautez, n’en ayez pas honte : sa grandeur le requiert.

Si nous vivons ces deux éléments centraux de la louange, nous pouvons connecter les points, et vivre une louange qui est véritable, pleine et, qui plus est, missionnaire. La louange marche comme suit : langueur, révélation, expression, et transformation, laquelle donne lieu à une langueur à ceux qui vous côtoient.

Nous sommes créés pour louer. Sachons comprendre les dynamiques de la louange, et les vivre dans notre vie !

Le rebellutionnaire est avant tout un adorateur…

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Auteur : Nathan L

26 ans, Rébellutionaire depuis une bonne dizaine d'années, marié à Beki, papa d'Emilie et de Caleb, responsable à l'Eglise CVV Paris et auteur du livre Devenir un Homme Selon Jésus.

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