Il est possible et même probable que les enfants de Dieu marchent, à un moment donné et d’une certaine manière, dans la vallée de l’ombre de la mort.
Nous ne souffrirons pas tous de la même manière mais nous souffrirons. Et toute souffrance et douleur sont une sorte de vallée de l’ombre de la mort, plus ou moins profonde, n’est-ce pas ? En effet, toute souffrance nous rappelle le péché, la douleur, la mort et l’imperfection de ce monde dans lequel nous vivons temporairement.
Toutefois, en tant que chrétiens, malgré la souffrance, nous ne sommes pas seuls. Nous avons une espérance. Nous ne sommes pas épargnés par la vallée de l’ombre de la mort, non. Cependant, nous avons quelqu’un qui nous accompagne, qui nous protège et qui nous réconforte, quelqu’un qui a souffert infiniment plus que nous, qui comprend notre souffrance, qui s’identifie à celle-ci et qui, pour cela, peut être un bon Berger.
L’Eternel, mon protecteur, est avec moi dans la souffrance et il veut m’apprendre à passer par la vallée de l’ombre de la mort avec lui. Voyons ce qu’il a à nous dire dans le verset quatre du psaume 23.
Ose traverser la vallée de l’ombre de la mort
“Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort…”
Il y a plusieurs manières de réagir à la souffrance qui apparaît dans notre vie.
Par exemple, nous pouvons la fuir ou bien nous pouvons l’accepter et nous résigner ou bien nous pouvons l’accepter et la laisser nous envahir d’amertume envers Dieu et le monde. Les réactions décrites ici sont profondément humaines et même naturelles. Cela fait mal de souffrir. Personne ne veut passer par là, moi la première. Selon nos tendances, il est tout à fait humain de vouloir fuir ou de nous résigner afin de moins ressentir la douleur.
Toutefois, la Bible nous encourage à adopter une autre manière de faire.
Je pense que le modèle biblique est de “vivre” la souffrance. Pas de la rechercher mais de la vivre. Lorsque Dieu permet la souffrance dans notre vie, je pense qu’il est sain et que c’est pour notre bien et pour la gloire de Dieu que de la vivre avec courage, en affrontant tout ce qu’elle amène avec elle.
Il est bon et sain de pleurer, de crier, de prier, de laisser les autres nous aider et prier pour nous, de traverser l’incompréhension, le doute, les ténèbres, en se souvenant que Dieu règne et qu’il nous a promis la restauration de toute chose et le retour glorieux de Jésus.
“Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort…”
Te souviens-tu de Job et de tout ce qu’il lui est arrivé ? En si peu de temps ses enfants sont morts, il a perdu tous ses biens et il est tombé malade. Sa vie s’est écroulée. On aurait pensé que la vallée l’avait englouti. Mais non. Il a marché dans la vallée, il a vécu le deuil, les pleurs, le désespoir, la colère et l’incompréhension. Dieu est resté à ses côtés durant toute cette marche. Job a traversé la vallée avec courage.
Marche avec courage car tu ne marches pas seul.
Dieu te protège lorsque tu passes dans la vallée de l’ombre de la mort
“Je ne crains aucun mal car tu es avec moi.”
Il serait injuste que la Bible nous encourage à traverser la vallée sans crainte, si nous devions y aller tous seuls et nous débrouiller. Cependant, la Bible nous dit de ne craindre aucun mal car il est avec nous. Et qui est avec nous sinon le Bon Berger, Jésus, Dieu lui-même, le personnage principal de ce psaume ?
Il est avec nous et je pense qu’il est la meilleure personne qui puisse nous accompagner.
Jésus a vécu pleinement la souffrance.
Il a été abandonné, traité injustement, incompris, battu, moqué, critiqué. Durant sa vie, plusieurs personnes qu’il aimait sont mortes : Jean Baptiste (son cousin), son père… Il a expérimenté le deuil et a été lui-même tué violemment et tout cela par amour pour les siens, afin de leur offrir LE moyen d'accéder à Dieu et d’être pardonnés. Crois-tu en son œuvre ?
Jésus est celui qui connaît la souffrance pleinement. Le chrétien qui passe par la vallée de l’ombre de la mort est bien accompagné. Pourquoi craindre lorsque celui qui a tant souffert est là pour nous soutenir ET pour nous apprendre à marcher dans la vallée ?
Jésus sait ce que c’est que de marcher dans la souffrance. Il marche avec les siens. C’est pourquoi ils ne tomberont pas et ils ne seront pas engloutis par les ténèbres.
La houlette et le bâton : le réconfort de Dieu
“La houlette. C’est un long bâton au bout recourbé. Il a essentiellement deux rôles. Un rôle de conduite du troupeau et un rôle de soin. Sa forme incurvée au bout permet de ramasser au sol un caillou ou une motte de terre et de l’envoyer loin et de manière précise à côté d’une brebis qui s’égare. L’impact au sol va l’effrayer et la ramener vers le troupeau (TPSG).
Quand une brebis est malade ou blessée, le berger va pouvoir l’approcher puis, quand il est encore suffisamment loin pour ne pas l’effrayer et créer un mouvement de panique, il va pouvoir lui crocheter la patte arrière et l’immobiliser pour la soigner.”
Qu’est-ce qu’il est facile de lâcher la main de Dieu lorsqu’on traverse la vallée ! La souffrance peut nous pousser à la rébellion et à l’égarement, à cause de tout ce qu’elle produit en nous. Toutefois, Dieu est là, présent pour ses brebis ; il les ramène à lui si elles s’égarent car elles ne seront en sécurité qu’auprès de lui. Fuir Dieu représente un danger. Sans lui, nous n’avons aucune sécurité. C’est pourquoi il utilise sa houlette pour nous protéger et nous soigner en cas de blessure.
“Le bâton. C’est un long morceau de bois, solide et souvent ferré au bout, qui a, lui aussi, deux fonctions. Il sert d’abord au quotidien pour aider le berger dans sa marche. Dans l’image de la brebis perdue du Nouveau Testament (Luc 15), on imagine aisément le berger s’aider de son bâton pour descendre dans un ravin, écarter les buissons d’épines…
Mais il sert aussi de manière plus ponctuelle comme une arme défensive. Quand un ours ou un lion attaquaient le troupeau de David, il n’avait pas de fusil pour s’en débarrasser mais sa fronde et son bâton (1 Samuel 17)" ! (TPSG)
Oui, Dieu utilise sa houlette et son bâton pour nous garder près de lui, pour nous soigner, pour nous chercher lorsque nous nous égarons et pour combattre lorsque nous nous faisons attaquer.
Alors, marchons dans la vallée avec courage car nous avons à nos côtés un Bon Berger qui nous protège !
Une pensée pour la fin d’année
Le 21 décembre 2025. Plus que 11 jours et nous nous retrouverons en 2026.
Pour cette fin d’année, j’aimerais t’encourager à te souvenir. Souviens-toi de Jésus. Si tu lui appartiens, il est avec toi. Toi, brebis souffrante, regarde celui qui veut t’accompagner. La vallée fait peur. Elle ne donne pas envie. Néanmoins, je voudrais t’encourager à renouveler tes forces auprès de Jésus. Il est avec toi et t’a promis que, même si maintenant tu dois souffrir, viendra un jour où il essuiera toutes tes larmes. Alors tiens bon et marche avec courage.
Si tu n’appartiens pas à Jésus, relis la deuxième section et vois ce que Jésus a fait pour toi afin que tu sois sauvé de tes péchés. Crois en lui, repens-toi et marche avec lui car oui, suivre Jésus en vaut la peine !




