L’amitié gars-fille : ça existe ? – Introduction de Noémie (3/6)

On continue avec notre série sur l’amitié gars-fille ! Si tu n’as encore lu les deux premiers articles d’Anthony, fonce et clique ici : 1er article, 2ème articleC’est maintenant au tour de Noémie de nous partager son expérience amicale avec les gars.

Pour moi, c’était impossible. J’avais du mal à croire que l’amitié entre un homme et une femme puisse exister, vraiment exister. Dans les films romantiques et dans les dessins-animés, l’héroïne finissait souvent par réaliser que son homme idéal était cet ami qu’elle avait “friendzoné”.

Et puis, j’étais constamment entourée de filles. J’ai grandi dans une famille chrétienne avec un grand-frère et quatre soeurs ! À force d’entendre des histoires ambiguës et compliquées, j’étais bien contente d’avoir mes amies filles. Pas d’amis gars, pas de problèmes ! Je les voyais comme de bons camarades, et ça me suffisait amplement.

L’amitié gars-fille paraît impossible face à nos préjugés

C’est la raison pour laquelle parler de ce sujet est un vrai défi pour moi aussi. Même si ma bulle de protection “anti amis gars” m’a évité pas mal de situations compliquées, pendant un temps, j’ai réalisé que j’avais des préjugés. Tout se résumait en une phrase : “les hommes sont tous les mêmes…”. Je les voyais comme des gamins de qui il fallait un peu se méfier.

Pourtant, malgré les apparences, il m’arrivait de me faire des films quand je trouvais un gars sympa. Sauf que c’était bizarre. Ce que j’imaginais ne collait pas du tout avec mes préjugés sur les hommes..!

Jusqu’au jour où, Dieu a chamboulé ma façon de penser l’amitié gars-fille.

La saine amitié gars-fille, ça existe

C’est à l’âge de 19 ans que j’ai eu mon premier vrai ami gars. Un non chrétien attiré par les hommes. Au début c’était pas gagné ! On avait souvent des débats sur la Bible et j’étais tout de même un peu méfiante. Puis au fur et à mesure, je ne le voyais plus comme un gars, non chrétien, homosexuel que je devais à tout prix gagner à Christ. Il était devenu mon ami. Tout simplement.

Mes barrières tombaient les unes après les autres. La même année, j’ai commencé à faire de l’évangélisation. À l’issue de ces moments bénis, je me suis épanouie. Progressivement, des liens fraternels ont été tissés avec des gars. Pas de prise de tête, juste des jeunes prêts à servir Dieu dans la joie et la bonne humeur !

C’était rafraichissant ! J’ai alors compris deux choses : les filles ne sont pas moins compliquées que les gars (désolée les filles !) et l’amitié homme-femme peut-être une magnifique manière de glorifier Christ.

La suite dans deux jours (un article écrit par une fille pour les filles) !

Noémie G

Noémie G

24 ans, disciple de Jésus, étudiante en droit, membre à Agape Campus Paris. Mais aussi : émerveillée par l'action de Dieu dans nos relations humaines !

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9 Commentaires

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  • Merci Noémie pour ce message je me suis complètement identifier à ton histoire car moi aussi j’ai des préjugés sur les relations filles-gars car avec tout ce qu’on nous montre et dit on pense que c’est juste impossible d’être amie avec un gars sans que cela devienne compliqué. Après je pense qu’avec un frère qui a ton age tu as plus souvent une relation de « potes » or qu’avec une sœur tu as plus une relation d’amitié, ce que je veux dire c’est qu’avec une fille (en tant que telle) je vais pouvoir tout lui dire or qu’avec un frère je ne vais pas lui raconter toute ta vie( façon de parler).Mais c’est peut-être moi qui mets automatiquement une barrière inutile pour certains sujets que je veux aborder.

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    • Après, je pense que ça dépend des personnes et du contexte dans lequel elle a grandi. Je me suis toujours mieux entendue avec les gars pour ma part (plus qu’avec les filles). N’ayant pas tellement de confiance en moi, je me suis rapidement rapprochée des gars, non pour chercher à plaire, mais plutôt pour que les filles évitent les comparaisons qui me blessait(même si elles ne s’en rendaient pas compte parfois). Puis au fur et à mesure, je me sentais à l’aise au milieu des gars, comme leur soeur, donc c’est à eux que je « racontais ma vie »(dans la limite du raisonnable et en toute pureté, bien sûr). Cependant, je pense que pour éviter toute ambiguïté, il faut bien mettre les choses au clair dès le début.

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    • Salut :) Je ne pense pas que l’idée soit de traiter ses amis gars comme s’ils étaient des filles. Chaque sexe a ses particularités , ne cherche pas à calquer un modèle d’amitié mais soit simplement toi-même avec ton ami en le laissant aussi être lui-même : ) De mon expérience nier qu’un ami gars est un gars peut aussi mener à des ambigüités … Sois bénie !

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  • Bonjour,

    Merci Noémie pour cet article.

    Juste un point me dérange le fait que tu cites en exemple l’amitié avec un homme homosexuel.
    Je suis surpris : l’amitié entre un homme et une femme ou entre deux hommes ou deux femmes, pour moi, se réalise pleinement dans le seigneur Jésus.

    Grâce à lui nous avons un même cœur et une même foi.

    Comment dans cette optique partager une amitié avec cet homme ?

    Je ne parle pas de rejet de l’autre, simplement le fait qu’une telle proximité en amitié me paraît impossible avec un homme non-chrétien.

    Ou alors il faudrait expliciter la notion d’amitié.

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    • Salut Hugo :) Moi aussi j’ai été surprise par ce point du témoignage, mais si elle le dit c’est que c’est possible. N’oublions pas que oui nous voulons toujours plus ressembler à Jésus, mais chaque être humain a un caractère, une histoire, des qualités, même s’il n’a pas encore abandonné sa vie à Christ. Je pense qu’on peut donc être ami avec un non-chrétien, partager des choses et de bons moments avec lui, en toute sincérité , tout en gardant toujours Jésus en premier dans notre vie.

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    • Salut!

      En effet, il me semble que ce point est à éclaircir. Les amitiés ou relations entre chrétiens et non chrétiens ne peuvent avoir selon moi la même profondeur ni la même nature que celles entre frères et sœurs en Christ. Non pas qu’il faut se couper de toute relation avec les non chrétiens, car il faudrait alors sortir du monde (1 Co 5.9-10), mais parce que notre identité est radicalement différente.
      J’étudie en ce moment le texte de 2 Corinthiens 6.11-18 pour une predic qui traite de cette question. A (re)lire et à méditer :-)

      Merci Noémie pour ces articles sur ce sujet important et pertinent dans notre société actuelle!

        Noémie G
      • Bonjour à tous !

        Je constate que je n’ai pas répondu à vos commentaires sur mon amitié avec mon ami non-chrétien, pardon pour le retard !

        Alors, merci à Hugo pour la question. Oui, je suis d’accord avec vous, l’amitié entre chrétiens est tellement particulière qu’il y a des choses que nos amis non chrétiens ne peuvent pas comprendre. En Christ, nous sommes unis par le sang de Jésus et sommes des membres de son Corps. C’est glorieux :-)

        Cependant, je choisis délibérément de qualifier ma relation avec lui « d’amitié ». Ce n’est pas une simple « connaissance » et j’aspire à vivre une amitié chrétienne avec lui dans l’avenir, il en est pleinement conscient. C’est d’ailleurs une des choses qui rend authentique cette relation.

        En évoquant mon ami non chrétien dans cet article, j’ai voulu mettre en avant le fait que Dieu l’a utilisé comme « introduction/transition » (c’est maladroitement dit mais c’est l’idée !), pour conduire à mon introspection et briser mes préjugés sur les hommes.

        J’espère que c’est plus clair pour vous. Merci beaucoup d’avoir lu et pris le temps de commenter mon article ! Vos remarques m’encouragent et m’aident à m’améliorer :-)

        En Christ qui nous unis ;-)

        Noémie

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  • L’Obstacle à ce type de relation existe au niveau de la pensée, si les pensées de chacun sont saines, alors on à rien à craindre, puisque le diable n’a pas d’issu ou il pense entrée.
    J’avait aussi pendant mon adolescence ce genre de préjuger. je n’approchais même pas les sœurs au début de ma chrétienté, jusqu’à Dieu par le billet de la femme du Pasteur m’a aider à révolutionner ma façon de penser.
    Si nous comprenons l’etendu glorieux de galates 3 :28, nous allons comprendre de combien les relations d’amitiés entres frères et sœurs doivent exister.

      Noémie G
    • Merci pour ton témoignage TSINDILA :)

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