Mission-Net, un avant-goût céleste (2/2)

Article de Ling-en Hsia, blogueur et community manager pour le SEL

1er article de Rachel publié hier :  Mission-Net, un avant-goût céleste (1/2)

 

2 ans après ma première participation au congrès Mission-Net, me revoici à ce rendez-vous tant attendu. Une belle occasion pour réfléchir à ce que Dieu veut pour ma vie et pour me ressourcer.

L’une des richesses de ce type d’événement, est de pouvoir discuter avec des missionnaires et de nourrir sa propre réflexion sur le sujet. Je vous présente donc Jean-Bruno et Romain qui nous racontent leur expérience de manière authentique et encourageante.

Servir 10 ans, loin de sa famille

Jean-Bruno et Magdalena - SIM

Jean-Bruno est congolais, missionnaire à la SIM et il a servi au Sénégal durant… 10 ans. Mais ce n’était pas du tout prévu. Après avoir suivi une formation théologique à l’institut de théologie évangélique du Sénégal, il a senti qu’il y avait un grand besoin dans ce pays à majorité musulmane (environ 94% de la population), bien plus qu’au Congo-Brazaville. Chez lui, la vie était agréable : il comprenait la culture du pays, son Église grandissait, il était auprès de ses proches…
Mais c’est par la prière et la réflexion que Jean-Bruno en est arrivé à prendre cette décision difficile, celle de devenir administrateur dans cette école biblique. (C’est aussi là que son épouse Magdalena travaillait.)
Un jour, un pasteur lui a dit : « Dieu ne fait rien au hasard. S’il a suscité cette question dans ton cœur, c’est certainement pour une raison. Mais c’est à toi de prendre la décision, d’écouter ton cœur et ce que Dieu te dit. Et si tu ne trouves pas la paix après avoir pris la décision, alors tu sauras que ce n’était pas la bonne décision. »
Les années qui ont suivi ont montré que la conviction était bien bonne. Avec humilité, Jean-Bruno et son épouse sont satisfait d’avoir apporté ce qu’ils avaient à apporter.

Joindre l’utile à la soif d’aventure

Romain et Marianne - Wycliffe

Romain, missionnaire à Wycliffe et son épouse Marianne ont toujours eu envie de partir en mission dans une autre culture et un autre pays. Ils priaient pour que Dieu les envoie dans un pays où ils seraient utiles et réfléchissaient sérieusement à l’Inde. Mais cela n’a rien donné jusqu’à ce qu’une opportunité se présente du côté de Wycliffe au Cameroun dans le domaine de la communication. (Pour découvrir leur mission en détails, cliquez ici.)
La soif d’aventure a été satisfaite ! Mais il fallait trouver le soutien financier… 3 mois plus tard, ce pas de foi « a payé », puisqu’ils ont trouvé ce soutien.
Quelques réflexions intéressantes de Romain sur la mission :

  • Ne pas se contenter de faire, mais former quelqu’un du pays. Ce dernier comprendra la culture de son pays mieux que quiconque.
  • Ne pas avoir peur de l’échec. Des amis sont partis et ne sont finalement pas restés. Ce n’est pas bien grave au final.
  • Avoir une ouverture d’esprit et une soif de comprendre.
  • Rester humble et avoir pour objectif la découverte, plus que de vouloir « sauver le monde ».

Et à la question de servir dans son pays ou à l’étranger, Romain nous répond : « C’est parfois plus utile d’être ici en France avec les réfugiés, par exemple. C’est une envie personnelle et Dieu nous laisse libre. On voulait l’Inde et finalement ça a été le Cameroun. Est-ce qu’il voulait absolument que j’aille là-bas ? Le principal c’est d’être des serviteurs là où nous sommes et donner de l’amour. »

De l’émotion et des engagements

Tout le monde ne vous le dira peut-être pas, mais à Mission-Net, on y… pleure.
Les témoignages sont touchants et ne nous laissent pas indifférents, comme la conversion de cette Mongole, habitant en Suisse. Des fardeaux peuvent naître à l’écoute de certaines situations, comme le fait que le trafic humain et la prostitution forcée existent aussi en Europe. Et par-dessus tout, quand on laisse Dieu nous parler durant la semaine et qu’on va à sa rencontre à coeur ouvert.
Toutes ces émotions n’auraient que peu de valeurs si après cette semaine, je ne mettais rien en pratique. Alors voici mes engagements personnels pour 2016 :

  • Concrétiser mon engagement à faire une mission découverte l’été prochain en Afrique.
  • Participer à des actions d’évangélisation, là où je suis, en France.
  • Améliorer ma discipline spirituelle, en m’aidant notamment de mon groupe de croissance.

En conclusion, l’objectif de ce congrès Mission-Net est de nous pousser à obéir à la Grande Commission. Pas dans un avenir et un pays lointain, mais là où nous sommes, et maintenant ! C’est là, ce qu’on appelle vivre un style de vie missionnel.

Rendez-vous en 2017 ?

Auteur : Ling-en Hsia

Ling-en est blogueur et community manager pour le SEL.