Cette daube que tu écoutes (1/2)

Article de Nathan de la Reb’Team musique

Après avoir rédigé un article s’intitulant « Accro à la musique » , j’aimerais m’attarder sur les paroles de certaines chansons, de hits classés dans les Charts (iTunes notamment) et dont on peut difficilement passer à côté. Un article de la Réb nous avait déjà sensibilisés à propos des paroles de musiques que l’on écoute. Nous allons revenir dans cet article sur quelques succès musicaux actuels pour en faire une analyse des textes. Cet article sera le premier d’une série sur le même thème.

 

Lilly Wood & The Prick – « Prayer in C »

Il s’agit d’une prière (« in C », littéralement « en Do », la lettre « C » signifie la note de musique « Do » en français). La chanteuse s’adresse directement à Dieu en l’interpelant par la contraction « Yah » signifiant « Yahwé » (= Dieu). S’en suit toutes une série de plaintes. Je vous en partage quelques-unes : « Tu n’as jamais dit un mot, tu ne m’as transmis aucune lettre […] Regarde notre monde en train de mourir doucement, je ne gaspille pas de temps moi (sous-entendu « moi au moins, je ne perds pas mon temps ») […] « Regarde les enfants mourir de faim, leurs maisons sont détruites » […] « Nos mains vont accumuler les rides, nos cheveux blanchir », etc.

Ces accusations sont ponctuées par les mêmes mots : « Don’t think I could forgive / believe you », littérallement « Pas sûr que je puisse te pardonner / croire en toi ».

Il est évident ici que ces paroles sont anti chrétiennes, et simplement hérétiques. La Vérité doit être défendue. Ici, Dieu est porté au banc des accusés, alors qu’aucun élément ni événement peut justifier un tel scénario.

Dieu nous a laissé Sa parole, la Bible, et Il parle encore aujourd’hui. De plus, nous n’avons pas à pardonner Dieu. Depuis quand a-t-il commis une erreur susceptible de le pousser à demander pardon ? N’est-ce pas à nous, pauvres pécheurs, hommes partagés, d’implorer le pardon de Dieu ? (Jacques 4.8).

Nous atteignons un paroxysme à la fin de la chanson : « Lorsque les mers auront tout recouvert et que l’homme ne sera plus, quand il n’y aura plus que le silence et que la vie aura disparu, ce n’est pas sûr que TU puisses TE pardonner ». Ici, Dieu est rabaissé au rang d’homme, à une personne n’ayant pas su maîtriser sa création, ni sa propre personne, incapable d’intervenir face aux malheurs de ce monde et se retrouvant à lutter face à des pressions humaines.

Seul l’homme est responsable des malheurs causés sur Terre. Dieu reste souverain. Il est absurde qu’il soit « repris » par l’une de ses créatures, si faibles et furtives.

 

Passons à un autre titre :

Hozier – « Take Me To The Church » (« Emmène-moi à l’église »)

Pour reprendre les termes du chanteur, « cette chanson célèbre l’être humain et la vie, à travers l’acte de faire l’amour ». Il explique aimer l’idée de chanter pour l’amour de Dieu, qu’il existe ou non, bien qu’il ne se dise pas « religieux ».

Cette chanson de Hozier emploie beaucoup d’éléments bibliques, comme une plaisanterie du monde chrétien, mentionnant notamment la prière dans le lieu secret, le terme de « païen », ou la séparation de la mer (histoire de Moïse dans le livre de l’Exode). Les paroles s’avèrent ironiques et moqueuses. Elles exposent clairement une envie délibérée de traîner dans le péché (« There is no sweeter innocence than our gentle sin » – « Il n’y a pas d’innocence plus douce que notre doux péché ») ; les paroles sont manipulées avec une certaine raillerie pour mieux faire passer l’idée.

Il s’agit ici d’une déchéance volontaire et affichée, une décadence consciente pour paraître un peu plus cool et dans l’air du temps. L’église ici est tournée en dérision, mais le pire réside dans l’utilisation de notions qui, en tant que chrétiens, nous sont familières. L’auteur de cette chanson semble loin d’être ignorant de certains vérités bibliques.

 

J’aimerais terminer sur un dernier morceau, moins pernicieux que les précédents, mais tout de même un brin railleur :

Mark Ronson feat. Bruno Mars – « Uptown Funk »

Malgré un groove furieusement efficace, je pense qu’il est nécessaire de conserver une certaine réserve quant à l’écoute de cette chanson, bien qu’elle ne soit pas blasphématoire ou abusive, contrairement aux deux premiers titres que nous avons évoqués.

Je pense que nous serons d’accord à propos de cette chanson, pour dire que d’emblée, on peut la trouver géniale, entraînante et jubilatoire. Néanmoins, le contexte est intrigant : Bruno Mars a une véritable poussée hormonale. Il semble subir une montée de température le poussant à interpeler la femme pour vous savez quoi. Il souhaite donc partager un moment sympathique, métaphoré par l’Uptown Funk, symbolisant ici non pas le style de quartiers chics, mais bel et bien ce que l’on peut deviner.

Qu’il demande à ce que l’on appelle la police et les pompiers parce qu’il se sent chaud (« hot »), pourquoi pas. On peut trouver ça rigolo. Néanmoins (je me répète : cette chanson n’est pas à considérer comme ‘anti-chrétienne’ ou ‘blasphématoire’), je me permets de signaler une certaine limite qui est malheureusement franchie ici.

Le terme « Alléluia » est utilisé ici (« Girls hit your hallelujah (Woo!) »). « Alléluia » signifie « Gloire à Dieu » ou « Loué soit Dieu ». Que l’on impute à ce terme l’idée que la gente féminine se réjouisse de constater un homme en rut, avouez que cela s’avère mal adapté.

Sous couvert de l’humour ou du style, on peut dénigrer certaines notions importantes, qui inconsciemment sont discréditées. Le terme « Alléluia » n’est pas à employer avec abus. Il s’agit d’un terme de louange fait pour rendre gloire à Dieu, pour le louer. Il doit être utilisé à bon escient. Je ne parle pas ici d’enfreindre un commandement de Dieu, contrairement à l’emploi abusif du nom de Dieu (Exode 20.7).

Nous pourrions nous arrêter sur d’autres aspects des paroles qui peuvent véhiculer des éléments nuisibles, comme par exemple « That white gold » ( = « cet or blanc »), faisant allusion à la cocaïne, ou à l’excès d’estime de soi (« Got kiss myself I’m so pretty » ; « Say my name you know who I am »). Ça devient normal. Ça parait cool, mais ça ne l’est pas.

J’insiste qu’il s’agit d’un élément de réflexion pour veiller aux simples bêtises que l’on peut écouter, qui ne s’avèrent pas aussi désinvoltes et abusives que les deux titres évoqués précédemment, mais qui doivent, je pense, nous inciter à veiller. À force d’écouter ce type de chansons, cela devient normal pour nous d’entendre ce genre de paroles, voire de reproduire le message véhiculé, et ce, inconsciemment.

Rébellutionnaire, souviens-toi qu’avec Dieu, il n’y a pas de compromis.

Nathan

Nathan fait partie de l'équipe musique de la Rébellution.

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19 Commentaires

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  • Mince Nathan … Dommage de rester sur un jugement sans prendre en considération nos erreurs qui ont initier, (in)directement ces discours. Ce ne sont pas seulement des paroles, ce sont des vécus, des ressentis d’individu face à l’Église, la religion = témoin (normalement) de Christ. Cependant je ne dis pas que leur jugement doit rester à ce nieau là. Ce que ces artistes partages doit nous interpeller afin que nous remanions notre comportement et reflétions toujours au mieux Jésus en étant la mailleure Épouse possible.

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    • Merci Elsie pour ton retour.
      Oui évidemment, je n’ai pas abordé cet aspect dans l’article, mais à aucun moment nous, chrétiens, devons pointer du doigt l’auteur de telles paroles.

      Je crois que la plupart des gens ont de bonne(s) raison(s) de ne pas croire en Dieu.

      Comme tu dis, nous devons nous adapter, remanier notre comportement pour leur apporter la Bonne Nouvelle.
      Cet article est davantage axé pour nous, chrétiens, afin d’éviter certains pièges que peuvent représenter ces chansons pour ne pas écouter n’importe quoi (c’est lié à notre recherche de sainteté). J’ai souvenir que durant mon groupe de jeunes dans mon église, de la musique séculière était diffusée. Les jeunes se sont retrouvés à danser sur une musique dont le refrain (en anglais) était : « Ma vie est une merde, ma vie est une merde… » =S

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    • @Nathan. « de bonnes raisons pour ne pas croire en Dieu ».? A mon humble avis, il n’existe aucune « bonne » raison de ne pas croire en Dieu. Il me semble que la Bible ne laisse aucune place à une telle affirmation, bien au contraire (voir le début de ’Épître aux Romains). Mais, peut-être que tu as voulu dire autre chose par cette affirmation, et je serai heureux d’en savoir un peu plus. Je te félicite et t’encourage pour ce bel article, et bénis Dieu pour ta foi.
      En Christ,
      Eric

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    • @Eric : merci pour ton commentaire.

      Pour te répondre concernant ma phrase « Je crois que la plupart des gens ont de bonne(s) raison(s) de ne pas croire en Dieu. », en effet, quelque part, je te rejoins qu’il n’y a pas de « bonnes raisons » de ne pas croire en Dieu, mais les gens ont des réflexions loin d’être irréfléchies.

      Quelques analyses sur notre monde, par exemple les catastrophes causées par les religions, les injustices, les arguments du type « La guerre dans le monde, les enfants innocents que l’on tue », ou une fille qui s’est fait abusée par son père et à qui nous allons parler d’un Dieu comme d’un Père plein d’amour… Ces éléments représentent de bonnes raisons de ne pas croire en Dieu. Je comprends ces personnes dans ce sens-là.

      C’est la raison pour laquelle il est nécessaire de leur témoigner cette réalité spirituelle, qui leur sera inconnue dans leur état de non-croyants, victimes de leur vécu parfois difficile, de leur éducation peut-être athée, ou de leur société hérétique.
      Maintenant, la Bible dit aussi que chacun à une pensée de l’éternité en lui, donc est inexcusable, malgré toutes ces « bonnes raisons ».

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  • L’auteur fait très bien de parler de la vigilance que nous devons tous avoir quant aux paroles contenues dans les chansons. Que ce soit bien évidemment pour les « gens du monde », mais attention, également pour les artistes chrétiens (hypocrisies, aberrations théologiques et j’en passe).
    Chanter A.D.I.D.A.S. de Korn (les puristes comprendront) quand on est une petite fille de 12 ans ou quand on est dans un couple marié, ce n’est pas la même chose. C’est à chacun d’entre nous d’être au clair avec ce que nous chantons/écoutons et cet article à le mérite de soulever ce débat et ce fait.

    Mais l’article aurait du s’arrêter à ça.
    Avec ce genre d’article, le blog n’a jamais aussi mal porté son nom.
    Je suggère gentiment un changement de nom pour « lintegristolution » ou alors « la condamnatiolution ». Je ne sais pas trop, certain auront plus d’imagination que moi je pense (humour).

    Car le reste du contenu de l’article… Entre les jugements d’hérésie, de manipulation, de pernicieux et d’anti-christianisme. Heureusement, l’auteur a la « justesse » de faire en sorte que ce sont les paroles et non les musiciens qui sont visés. Mais il n’empêche que je ressent un certain malaise à lire ça.

    Il est certes dommage et étrange de voir des concepts bibliques comme allégorie pour le coït (quoique certains pasteurs ont déjà fait pareille démarche) comme le fait Hozier. Et bien sur son objectif ne respire pas le grand respect. Mais de quoi parlons nous ? S’ils s’agissait du nouveau Hillsong, je comprendrai que cela fasse jaser. Mais on parle d’un artiste a priori non-chrétien qui de plus aurait souffert de l’attitude déplorable de l’église à son égard.

    Je reprendrait juste ce qu’à dit Reginald Arvizu dans une interview pour le coup fort à propos :
    « Beaucoup de ces groupes prennent des trucs dans la Bible, et tu te dis « Hein ! Attends une minute ! » Iron Maiden parle du livre de l’Apocalypse, et tu entends ces groupes, et tu vois les musiciens… et des gens comme Kerry King de Slayer, qui se fait tatouer sur les bras « God hates us all », « Dieu nous déteste tous », et moi je me dis : « Tiens, il est croyant, mais un croyant furieux. Il est plein de colère. » Il ne dit pas « Je ne crois pas en Dieu » ; il dit « Dieu nous déteste ». Pour moi, plein de gens qui font ça sont en train de hurler, ils hurlent contre Dieu. Ils ne disent pas « Je ne crois pas en Dieu », ils disent « Je ne comprends pas pourquoi tu fais ça ! » Ils sont perplexes, frustrés. Et ça ressort dans leur musique, cette colère. J’aime beaucoup cette façon d’exprimer, de se tourner vers Dieu et de lui crier ce qu’ils pensent. Je dis aux gens « Relève le défi. Demande à Dieu de se révéler dans ta vie. Attends de voir ce qu’il va faire ! » ».

    Que ce soit pour « Prayer in C » ou même pour « Take Me To Church », c’est exactement ça.
    En gros, plutôt que d’entendre un appel au secours, on adopte une réaction épidermique de rejet et de condamnation (bien trop souvent un réflexe chrétien). Je rêverai de parler avec tous les musiciens de cet article pour leur parler de Dieu, pour leur expliquer les termes qu’ils utilisent. Et surtout, de les écouter quand ils critiquent de manière virulente la religion et l’église. Car à moins d’avoir une poutre dans les yeux, il faut admettre qu’ils peuvent avoir raison dans certaines critiques.
    Mais jamais je leur lancerai un « Exode 20.7 » dans la figure.

    L’article aurait dû s’arrêter plus tôt, sur la réflexion que l’on a chacun à faire sur ce qu’on écoute et je suis entièrement d’accord (même si l’ignorance n’est certainement pas un péché, ne culpabilisons pas trop nos frères et sœurs).

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    • Et tu en fait quoi de ce passage de Osée » mon peuple petit par manque de connaissance  » ?

      Être en colère après Dieu est en soi un péché car on ne comprends pas sa souveraineté ( confiance en lui, résultat de l’incrédulité) bien sur c’est une émotion humaine mais notre Coeur est tortueux. Enfin ce sont des paroles écrites par des non- régénéres donc on comprend ces question et cette rage, je préfère qu’ils expriment plutôt qu’ils tuent des personnes à force d’interioriser.

      D’autre part comme nous vivons dans le monde tout en étant appelé à briller de notre différence, c’est important d’analyser les contenus pour comprendre notre société, sa sanctification et évangéliser. La,musique est partout , dans le bus, dans les centres commerciaux, hypermarché, radio donc c’est mieux de ne pas agir en aveugle ou sourd .

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    • Périt *

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    • Paul se disait ignorant quand il était Saül.
      C est important de montrer les différences qu apporte la vie en christ, mais vois ces cris de colère et d incompréhension comme les symptômes de gens en souffrance. Cette Souffrance qui ne peux pas être expliquée ni guérie par une accusation d hérésie, elle peux l être par une discussion, pour expliquer pourquoi on ne voit pas toujours dieu agir, pourquoi la souffrance etc.
      Dieu n est pas un enfant qui a besoin d être défendu, laissez les gens exprimer leur haine, sinon la plaie dans leur coeur va vite sentir mauvais. C est une règle de base pourtant, exprimer ses douleurs, c est déjà les guérir.
      Soyez intelligents et comprennez qu ils puissent ressentir ça.
      Soyez des medecins sur le terrain, pas des analystes qui regardent les choses avec trop de distance

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    • Merci pour ton commentaire Me.
      Pour répondre à « Soyez des medecins sur le terrain, pas des analystes qui regardent les choses avec trop de distance », je suis d’accord.

      C’est la raison pour laquelle cet article (dont le positionnement semble délicat au vue des réactions qu’il suscite) a juste pour but d’avertir les chrétiens sur ce qu’ils écoutent.

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  • Très bon article, nous devons fuir le monde comme la peste, sinon nous serons jugés avec lui.

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  • Vous pourriez ajouter à la liste « hallelujah » de jeff bucklet, repris à toutes les sauces, jusque dans les églises par des groupes de « louanges » alors que la chanson est une chanson qui décrit le désir charnel de David envers Bath shéba, avec des paroles volontairement ambiguë puisque David commence en composant un hymne mais qu’ensuite on ne sait plus tres bien si c’est par amour pour Dieu qu’il souffle des hallelujah ou plutot si cela suggere une scene erotique…

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    • Merci pour ta suggestion ! Oui, pour « Hallelujah » de Jeff Buckley, nous pourrons en parler lors d’un prochain article sur le même thème. Comme tu dis, les paroles restent ambiguës, il est important d’alerter.

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  • @ tat
    Dans certains cas, un chrétien peut se sentir mal à écouter une chanson qui en fait, comprend des paroles sulfureuses. Et c’est bien qu’il le sache et qu’il évite de l’écouter car elle lui fait du mal. Mais un frère peut, en connaissance de cause, n’avoir aucun problème avec et en son âme et conscience continuer à l’écouter. C’est une sensibilité propre à chacun et à chacun de se sonder. Dieu nous a donné un cerveau.

    Le débat qui commence sur Hallelujah est aussi un exemple. On fait quoi de la mélancolie des autres versions que celles de Buckley ? On les zappe aussi ? On cherche la bonne version ? Où alors si on écoute celle de Buckley, on attend le « mariage » ?

    @Caps.
    Non au contraire, il faut aller vers le monde et non pas le fuir. Mais il ne faut pas se conformer à lui, nuance.

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    • @ Inbo, vous n’avez pas compris le sens de mes propos au sujet de Jeff Bucklet. Ce n’est pas la mélodie (au demeurant magnifique) qui est en cause mais bien les paroles volontairement sensuelles qui ne sont pas l’œuvre d’un chrétien et que des centaines de chrétiens reprennent en coeur sous prétexte qu’il dit « alléluia » … Mais alors apprendre de votre part que des chrétiens peuvent prendre plaisir à l’écouter en toute connaissance de cause, alors que la volonté de l’auteur (qui a écrit la chanson et non celui qui la chante) est volontairement iconoclaste sinon blasphématoire, ça me laisse les bras ballants j’avoue … Quelle est la pertinence spirituelle d’un te choix ?

      Pensez-vous que chanter ceci nous rends plus crédible vis à vis du monde ? Laissez-moi vous donner un exemple.

      Belgique 2015. Emission « The Voice » (concours de chant). Au cours des « blind audition ». Une jeune fille se présente au concours, c’est une chanteuse d’église, elle n’en a pas honte, au contraire, elle se met bien en avant comme telle, elle est originaire d’europe de l’Est si je me souviens. Elle a une voix magnifique. Ce qu’elle chante comme titre « hallélujah » avec une émotion vibrante et presque mystique. Recalée par le jury. Jury qui s’est casi foutu de sa tronche en disant « il faut arrêter de chanter ça comme une prière, arrêtez de croire que c’est une chanson d’église, c’est païen (oui BJ scott, chanteuse et jury a bien prononcé le mot « païen ») et ça par de sexe. Crédibilité ? zéro.

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    • Si je n’ai pas compris le sens de vos propos, alors vous n’avez pas lu les miens. Je réitère :
      Sachant que Buckley n’a pas composé ce chant mais qu’il s’agit d’une reprise, « on fait quoi de la mélancolie des autres versions que celles de Buckley ? On les zappe aussi ? On cherche la bonne version ? Où alors si on écoute celle de Buckley, on attend le « mariage » ?  »

      Pour ce qui est de la capacité à écouter de la musique « païenne » (pour reprendre votre expression) en tant que chrétien, j’insiste. Certaines personnes disposent de la capacité intellectuelles de faire la part des choses et pour lesquelles écouter n’est pas cautionner.

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    • Ta dernière phrase est intéressant Inbo et plutôt séduisante, dans la mesure où elle nous permet de laisser libre cours à nos passions ! mais avec un tel raisonnement on peut aller très loin, car dans le fond, l’essence de cette idée c’est « je sais que ce n’est pas bien, mais je l’écoute/fais/regarde/dis qd même » Or il importe bien d’avantage à Dieu que nous luttions avec humilité et obéissance contre le péché – qd bien même il nous arriverait de chuter -, plutôt que de savoir distinguer le bien du mal, mais de choisir consciemment le mal. Si je m’éloigne du seul thème de la musique, il ne me semble pas déformer ton propos général.

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    • Charlotte, tu as mal saisi ce que je voulais dire.
      À savoir que ce qui est bien pour un frère ne l’est pas forcément pour l’autre et vice-versa. On est en plein dans la logique paulinienne de 1 Corinthiens. Pour moi, écouter certaines musiques n’est pas un péché. Et cet article le prouve, j’ai pleine conscience que pour certains chrétiens, c’est assez différent. Il m’est déjà arrivé de louer Dieu et de le remercier pour la beauté de certaines chansons que je savais avaient été composée par des personnes qui n’étaient pas chrétiennes. La beauté, y compris musicale, n’est pas l’apanage exclusif des chrétiens.

      Et c’est une porte toute ouverte vers un sujet qui mériterait clairement très traité par la Rebellution mais également par chacun :
      Pour « nous », la musique ne doit-elle servir qu’exclusivement à la louange ?

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  • J’ai lu les commentaires, et j’aimerais succinctement vous faire part de quelques réflexions (ou au moins ce que j’arrive à formuler, tant ce flot de commentaires me parait complètement absurde).

    Je sais qu’à sa publication, des commentaires fusaient sur FB. Ca me paraissait déjà dingue de devoir argumenter.

    J’ai parfois du mal à verbaliser ce que je constate, mais je me lance :

    – Autant j’aime discuter, voire débattre sur ce que vous voulez, mais je me sens très perplexe de voir jusqu’où nous pouvons aller dans les commentaires, à quel point on peut tomber dans une complaisance verbale, qui paraît sage et construit. Ça flatte l’orgueil, je trouve cela vraiment moisi.

    Je suis halluciné de voir tant de commentaires compliqués. On lit tout ça, et à la fin, nous sommes juste submergés dans un néant. On en a oublié l’article et son but suite à la lecture de commentaires beaucoup trop abondants.

    Beaucoup de commentaires figurant en-dessous d’articles (là je pense particulièrement aux articles de sites chrétiens) sont indigestes et très caractéristiques, d’après moi, du chrétien qui a beaucoup de mal à être remis en question. Pourquoi se défendre autant ? Si vous comprenez le but de l’article, pourquoi paraître un temps soit peu contestataire ? (nous qui devons être des exemples)

    C’est comme là, je viens de lire la dernière phrase du commentaire précédent « la musique ne doit-elle servir qu’exclusivement à la louange ? » : … évidemment que non… Nous sommes libres d’écouter ce que l’on veut, j’ai déjà loué et remercié Dieu pour des musiques « non-chrétiennes »…

    Quelle tristesse de devoir répondre à ce genre question.

    Ce n’était pas l’objet de l’article, ce n’est pas ce que l’on remet en cause !

    Purée.

    Parfois, je me sens terrassé.

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    • Je défendrai l’intégralité des personnes visées en stipulant que pour un article qui prône l’action de « se rebeller » sur un blog qui lui aussi se veut être « une rébellion de jeunes » ; s’émouvoir de commentaires pouvant « paraître un temps soit peu contestataire ». C’est assez magique.

      Nathan, La richesse de l’armée de Dieu vient de toute la diversité de ses soldats.
      Diversité de sensibilité, diversité de culture, diversité d’opinion etc.
      Dieu nous permet d’avoir entre nous cette diversité qui mène parfois à des divergences nettes sur la doctrine.
      Dieu parle-t-il clairement de l’attitude à avoir face à ces chansons ? Non.
      Laisse-t-il des indices dans sa parole pour user de sagesse face à elles ? OUI !
      Cependant, notre diversité couplée à nos cerveaux fait que face à ces indices évidents, nous aurons des attitudes différentes, des opinions différentes. Tu trouves cela triste, tu trouve cela dingue, tu es halluciné par ces commentaires et ce néant. Mais tu n’as pas le monopole de l’interprétation divine et nous ne l’avons certainement pas non plus.
      Pour ma part, si j’ai pris le temps d’écrire mes messages, c’est qu’il me semblait que l’article devait être complété par d’importantes remarques et garde-fous issus de ma sensibilité propre (et parce que je l’avoue, ton article me semblait dangereusement péremptoire*) !
      Cela remet-il en cause ma (notre) foi en Jésus-Christ ? Bien sûr que non. Est-ce que je remet ta foi en Jésus-Christ ? Pas une seconde je n’y ai songé. Simplement je suis émerveillé par le panel de sensibilité et de culture disponible chez les chrétiens.

      * mais comme je l’ai souligné dans l’article sur « Le livre d’or », c’est une remarque je ferai à l’ensemble du blog.

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