L’école du pardon (3/6) Classe 2 : Le plus petit dénominateur commun

Crédits photo : anglaisfacile.com
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Vous pouvez lire les 2 premières parties ici et ici.

Post de Victoria Vickie

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23.33-34).  C’est l’une des sept paroles que Jésus a prononcées à la croix. « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Oui, s’ils avaient su ce qu’ils étaient en train de faire, ils auraient certainement fait le choix de ne pas le faire. Beaucoup de personnes posent des actes par ignorance. On eut voulu que l’ignorance soit simplement une maladie toute mondaine, mais ce n’est pas le cas. Parmi les gens qui ont crucifié Jésus, il y avait deux types de personnes :

– d’une part, les pharisiens qui s’étaient plusieurs fois entretenu avec Jésus et l’avaient vu faire des miracles ;

– d’autre part, les soldats romains qui ne le connaissaient pas, mais nous devons, je crois supposer qu’ils avaient au moins une fois entendu parler de lui. (Quand Jésus va mourir, l’un des soldats dira : « Cet homme était vraiment le Fils de Dieu ». Ainsi, très certainement, on le lui avait dit, ou il l’avait entendu, mais ne l’avait pas cru.)

Dans l’un ou l’autre cas, nous sommes en présence de personnes qui ignorent tout de l’identité et du caractère de Jésus, et qui agissent forts de cette ignorance. Le plus petit dénominateur commun au problème est l’ignorance de la personnalité, du caractère, de l’être intérieur de l’autre en face. La totale connaissance de l’être intérieur d’un homme (notamment la gestion des rapports émotionnels et humains) par un autre homme est une connaissance qui sera toujours partielle, même pour des gens qui nous côtoient depuis des années.

Les pharisiens avaient pu côtoyer Jésus sans percer le mystère de ce qu’il était. Parfois, des mariés de longue date sont surpris de découvrir après plusieurs années un caractère, une aptitude chez l’autre qu’ils ne connaissaient pas. Nous apprendrons toujours à connaître l’autre, il n’y a pas un instant de nos vies où cela s’arrête. De même, les autres apprendront toujours à nous connaître, et durant cet apprentissage, les autres sont capables d’erreur, en posant des actes qui nous affectent. Car la croix, bien que salvatrice, a été douloureuse.

Les autres agissent souvent dans l’ignorance : « Je ne savais pas que tu étais comme ça ; je ne pouvais imaginer que tu ressentais cela, tu ne m’avais pas dit que tu étais comme ça ; Je n’aurais jamais imaginé que tu l’interpréterais de la sorte… Je suis vraiment désolé». Oui, ils agissent souvent dans l’ignorance de ce que nous sommes, de notre caractère. Que ce soit des gens qui nous côtoient au quotidien, ou des gens qui nous sont pratiquement inconnus.

Le cadre du développement étant posé, voici la grande question : « Comment dépasser la douleur ? » Oui, la croix a été douloureuse, de blessures. Les coups des marteaux ont laissé des blessures ; parfois, les propos, les actes des autres nous blessent aussi profondément. Pour ça, il faut pardonner  c’est-à-dire produire une quantité d’amour pour l’autre qui va guérir, voire dépasser notre douleur et continuer d’aimer l’autre partie. C’est là, la grande équation.

Auteur : Victoria V.