L’école du pardon (1/6) Le jour de la rentrée

Crédits photo : ecole-ste-genevieve.com
Crédits photo : ecole-ste-genevieve.com

Post de Victoria Vickie.

Avez-vous déjà été blessé ? Je ne parle pas d’un simple tort qu’on peut vous causer, mais d’une blessure profonde. Comme ces douleurs qui surviennent lorsque des personnes envers lesquelles nous sommes redevables ou pas, et que nous aimons (amis, famille, frères) posent des actes que nous ne comprenons pas. Ces actes peuvent être condamnables (ou pas), susciter en nous un sentiment d’incompréhension ou d’injustice.

Ils nous brisent le cœur, nous arrachent des larmes, nous poussent à une poignante intercession, car il nous faut pardonner. Sinon, nous emprunterons les voies de l’amertume, de la colère et de la vengeance, perdant ainsi le don par excellence : l’amour.

Pour traiter du pardon, il nous faut reconnaître certains faits. D’abord, la difficulté du pardon ne vient pas « du tort », mais de la « douleur » causée par le tort. Ce n’est pas l’acte qu’il faut évoquer, mais plutôt ce qu’il a produit en nous. Le fait qu’à un moment donné, « cela nous a fait mal ». Accepter la douleur causée par un autre va au-delà de la croix, du simple brisement. Il ne s’agit pas seulement d’être « brisé », mais bien « d’être blessé ». La difficulté du pardon est proportionnellement liée à la profondeur de la douleur et à l’amour porté à la personne. Ensuite, le pardon est humainement impossible. Pour pardonner, accorder miséricorde, passer outre la faute de quelqu’un il faut une capacité divine. Le pardon bien difficile doit alors être accordé : d’abord, parce c’est le parfait reflet d’un Dieu de grâce plein de miséricorde. Ensuite parce que tout le bénéfice est le nôtre puisque « Dieu pardonnera nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensé ». Enfin parce même si le pardon est une blessure et une profonde douleur, nous savons qu’à la croix Jésus a pardonné à ceux qui l’ont crucifié. Dès lors, nous sommes obligés de conclure que les mains et les pieds que les clous ont percé n’ont pas cessé de bénir, et cela depuis des siècles et cela durera encore des siècles. A.W. Tozer écrivait : « Dieu n’utilise personne à moins de l’avoir blessé profondément. » Si vous êtes blessé, c’est que vous êtes émondé pour bénir davantage en reflétant Christ. Terminant, je dirais que le pardon m’apparaît comme une grande école et je n’en suis qu’à mes débuts. C’est avec beaucoup de crainte que j’écris en raison du peu que j’ai vu et vécu, car je crois que le pardon est davantage une école qui se vit, qu’une école qui s’écrit. Que le Seigneur utilise cette modeste série pour sa gloire.

La suite demain…

Auteur : Victoria V.