L’Eglise… et moi ?

Post de Clément D., 24 ans, ingénieur et responsable d’un groupe de jeunes à Paris

Peut-être que tu t’es toujours demandé quelle place tu avais dans l’Eglise, ou même si l’Eglise dans laquelle tu étais te correspondait.

Aujourd’hui, je t’invite à raisonner à l’inverse : demande à Dieu dans quelle Eglise il veut te placer. Voyons, en quelques points, comment le laisser faire…

(Juste pour info, dans les prochaines lignes, j’utilise « lieu » non pour définir le bâtiment dans lequel se réunissent les chrétiens, mais pour désigner le corps de Christ, constitué par les chrétiens.)

 

1. L’Eglise : lieu où je dois être

Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. (Matthieu 22.37-40)

En considérant les deux commandements de Jésus, nous pouvons en tirer deux applications personnelles :

  • La relation entre Dieu et moi est très importante, il s’agit de la relation verticale.
  • La relation que j’entretiens avec les autres chrétiens l’est également, c’est la relation horizontale. Elle est uniquement possible dans l’Eglise (c’est-à-dire le corps de Christ). Je ne peux vivre ma foi seul. L’Eglise est essentielle pour ma foi, j’y rencontre des gens, certes imparfaits, mais qui partagent la même foi, les mêmes valeurs morales. Elle réunit les générations, ce qui est enrichissant si chacun peut en bénéficier (voir l’article L’Eglise multigénérationnelle).

De plus, il s’agit d’un fondement établi par Jésus lui-même :

Et moi, je te déclare: Tu es Pierre, et sur cette pierre j’édifierai mon Eglise, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien. (Matthieu 16.18)

 Enfin, l’auteur d’Hébreux nous exhorte à nous y fixer :

N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns ; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. (Hébreux 10.25)

 

2. L’Eglise : lieu de service ou de consommation ?

A chaque fois que je vais à l’Eglise, j’essaie de me poser les questions suivantes :

  • Vais-je à l’Eglise pour écouter une prédication, recevoir mon « shoot » d’émotions de louange, puis repartir ?
  • ou : Vais-je à l’Eglise pour m’impliquer dans le service en faveur des autres, et donc de Dieu (comme Jésus dans Jean 13.1-17 lorsqu’il lave les pieds de ses disciples) ?

Attention, ce n’est pas mauvais de ne pas directement servir dans une Eglise les premières fois que nous y rentrons ou de ne pas y servir tout le temps. Parfois nous avons besoin de repos, et servir tous les dimanches peur s’avérer très fatiguant. C’est pour cela que les frères et soeurs existent, comme corps de Christ, avec des dons différents, mais unis dans la foi, pouvant ainsi prendre le relais. Cependant, je crois qu’en tant que chrétien, je dois servir mon prochain, donc pourquoi ne pas commencer cela à l’Eglise?

En outre, c’est plus facile dans le monde séculier car j’y choisis mes amis, donc je choisis qui je vais « servir ». Mais à l’Eglise, je ne choisis pas mes frères (c’est Dieu qui les a choisis). C’est donc principalement ici que ma foi pourra s’exercer et se développer.

 

3. L’Eglise : lieu d’édification mutuelle

En allant à l’Eglise, je m’attends à être édifié par la louange, la prédication du pasteur, mais également par les discussions avec les frères et sœurs. Alors, certes, si tout le monde va au culte à 10h30 et le quitte illico presto à midi, ces occasions de partage risquent plus difficilement de se produire. Dans ce cas, par exemple, pourquoi ne pas organiser un repas après le culte pour faire plus ample connaissance ?

Enfin, si j’ai été édifié par mes frères, je peux aussi les encourager et les booster à mon tour :

Et veillons les uns sur les autres pour nous encourager mutuellement à l’amour et à la pratique du bien. (Hébreux 10.24)

Le terme “mutuellement” indique que ceci ne se fait pas dans un sens unique !

 

4. L’Eglise, un lieu qui n’a pas de lieu !

La communion fraternelle ne doit pas se limiter au seul dimanche. Elle est idéalement amenée à se prolonger dans la semaine. C’est si facile de dire « Béni soit le nom du Seigneur » pendant la louange du dimanche. Mais qu’en est-il de la semaine ? C’est beaucoup moins évident avec des gens qui ne partagent ni la même foi, ni les même valeurs et qui nous appellent plus à nous taire qu’à partager notre raison de vivre : l’Evangile.

C’est pour cela qu’un groupe de prière, un groupe de maison, ou un GBU peuvent être très utiles dans mon cheminement spirituel.

Mais plus que tout cela, je crois à la vie de disciple, non pas dans un monastère exclu du monde, mais à une relation entre frères (ou entre soeurs) basée entièrement sur l’authenticité, la sincérité et la confidentialité, relation possible dans le Groupe de Croissance.

 

Conclusion

Tout au long de cet article, j’ai parlé a la 1° personne du singulier car je me prêche à moi-même, me considérant comme le premier des pécheurs.

Alors, si comme moi, tu t’es senti concerné par ces différents points, prie et crois que Dieu te place pour une grande mission sur cette Terre, et que cela commence par ton Eglise locale!

Et toi, as-tu trouvé ta place dans l’Eglise ? Si oui, laquelle ?

Auteur : Clément Dv

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur dans l'environnement, meneur de louange à l'Eglise de Saint-Maur (AECM)

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