Romains 12 (1) : Contemple ton Dieu

Soyons honnêtes une seconde : est-ce que tu te sens parfois blasé de ta vie chrétienne ? Tu te demandes si le christianisme biblique est vraiment aussi incroyable qu'on te le dit ? Tu te poses des questions du genre : « Est-ce que j'aime vraiment Dieu, ou est-ce que je joue juste le jeu ? Est-ce que je suis blasé de la grâce ? »

Soyons honnêtes une seconde : est-ce que tu te sens parfois blasé de ta vie chrétienne ? Tu te demandes si le christianisme biblique est vraiment aussi incroyable qu'on te le dit ? Tu te poses des questions du genre : « Est-ce que j'aime vraiment Dieu, ou est-ce que je joue juste le jeu ? Est-ce que je suis blasé de la grâce ? »

Si oui, bienvenue dans le club. Et cette méditation est pour toi !

Romains 11.33-36 — Méditation

Ce que Paul a vu

Nous continuons notre série sur Romains 12, mais aujourd'hui on s'arrête d'abord à la fin du chapitre 11 : parce que c'est le fondement de tout ce qui suit. Paul vient de traverser trois chapitres denses sur l'élection, Israël, la souveraineté de Dieu dans l'histoire du salut, et il atterrit là :

Ô profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! Car qui a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ? Ou qui lui a donné le premier, pour que Dieu le lui rende ? Car c'est de lui, par lui et pour lui que sont toutes choses. À lui la gloire éternellement ! Amen.
Romains 11.33-36

Paul n'est pas en train de conclure un exposé théologique froid. Il explose en adoration. Après avoir réfléchi à ce que Dieu est et à ce qu'il a fait, il ne peut que s'écrier : ce Dieu est infiniment riche.

Personne n'a rien donné à Dieu en premier

Paul le dit clairement : personne n'a rien donné à Dieu avant lui. Pourquoi ? Parce que c'est Dieu qui s'est donné lui-même à nous en premier.

Penses-y une seconde. Toutes les religions du monde sans exception te disent que dans un sens ou dans un autre, tu dois mériter ton salut. Fais le bien. Prie suffisamment. Fais pencher la balance. Sois un peu plus sûr d'aller au paradis.

Le christianisme biblique dit exactement le contraire.

Ce n'est pas toi qui donnes quelque chose à Dieu. C'est Dieu qui te donne ce que tu n'as pas mérité. La grâce, par définition, c'est recevoir ce qu'on ne mérite pas. Et Jésus-Christ, c'est Dieu lui-même qui s'est introduit dans l'histoire humaine sous forme humaine, qui a vécu la vie parfaite que tu aurais dû vivre, et qui est mort sur la croix pour payer la dette de tous ceux qui croiront en lui.

Tu n'as pas besoin d'être meilleur. Tu as besoin du meilleur. Et il s'appelle Jésus.

Un Dieu qui n'a besoin de personne et qui vient quand même

Paul dit aussi que ce Dieu est d'une sagesse tellement vertigineuse qu'il n'a besoin d'aucun conseiller. Qui va donner son avis à Dieu ? Qui va lui souffler une meilleure idée ?

Et pourtant, ce Dieu infiniment sage et infiniment suffisant connaît le nombre de cheveux sur ta tête (Matthieu 10.30, Luc 12.7). Il connaît chacun de ses enfants, ceux qui ont trouvé refuge en son Fils Jésus-Christ, avec une précision et une tendresse que ton cerveau ne peut pas vraiment contenir.

Le Dieu de la Bible n'est pas le Dieu distant qu'on approche par des rituels et des performances. Il est le Dieu qui vient à ta rencontre.

Et si tu es déjà chrétien…

La plupart de nos frustrations spirituelles, de nos sécheresses, de nos difficultés à nous réjouir, viennent de là : on doute de Dieu

On doute de sa fidélité à ses promesses. Ou pire, on ne connaît même plus ses promesses.

Et de manière générale, honnêtement, Dieu occupe si peu nos pensées. L'Évangile occupe si peu nos pensées. Jésus occupe si peu nos pensées.

On peut être chrétien depuis des années et vivre comme si Dieu était une case cochée dans notre agenda.

Désormais, contemple ton Dieu

Le Dieu de la Bible, c'est ton Dieu. Tu l'as peut-être oublié. Rappelle-toi.

Dieu est pleinement glorifié quand on prend pleinement plaisir en lui. 

Pas quand on le sert par obligation. Pas quand on le craint par peur de la punition. Quand on le contemple et qu'on découvre qu'il est infiniment plus grand, plus proche, plus généreux qu'on ne l'imaginait. Dans la contemplation du Dieu véritable, nous trouverons la force pour l’adorer et le servir comme il est digne d’être servi, mais ça, nous le verrons le mois prochain. 

Fais de l'Éternel tes délices. Contemple ton Dieu. Cherche à le connaître

Il en vaut la peine.

Sauvé par la grâce, passionné de théologie biblique, attaché à l'église locale, étudiant à la Faculté Jean Calvin d’Aix-en-Provence ... et parfois musicien !

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grâce de Dieu
Lettre aux Romains
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