A. Ne mesure pas ton péché à tes émotions
Le fait de ne pas te sentir coupable ne veut pas dire que tu n'as pas péché. Ne plus ressentir de remords ne signifie pas non plus que ce que tu fais est devenu acceptable aux yeux de Dieu.
À force de répéter un même péché, tu peux finir par ne plus en être dérangé. C'est ce que la Bible appelle l'endurcissement du cœur. Le mot grec sklērynō, traduit par « s'endurcir »,signifie devenir dur, au point de ne plus laisser la vérité de Dieu agir dans notre cœur.
Imagine que tu triches souvent en cours. Au début, tu peux te sentir mal. Puis, à force de recommencer, tu n'as plus de remords. Tu as honte seulement lorsque tu te fais prendre. Pourtant, la triche n'est pas devenue acceptable.
Paul nous donne un autre exemple. Avant de suivre Jésus, il persécutait les chrétiens et pensait
sincèrement faire ce qui était juste. Il croyait avoir raison et ne ressentait pas de remords... Tous ces exemples nous montrent une chose importante : notre conscience peut se tromper.
B. Quand ta conscience t'accuse à tort
Il existe aussi des moments où tu peux te sentir coupable alors que tu n’as pas réellement péché. Par exemple, tu peux ressentir de la culpabilité après avoir posé une limite, simplement parce que tu penses qu’un chrétien doit toujours dire oui pour être à la hauteur. Si tu as grandi dans un environnement très légaliste, tu peux aussi avoir tendance à te sentir coupable dès que tu ne respectes pas certaines règles ou attentes.
Une conscience très sensible peut également nous faire culpabiliser pour presque tout : une erreur, une pensée, une parole ou une décision. Mais si Dieu ne considère pas quelque chose comme un péché, nous ne devons pas inventer une règle supplémentaire et nous condamner nous-mêmes.
C. Laisse la Parole éclairer ta conscience
La gravité d'un péché ne dépend pas de la force avec laquelle nous le ressentons, mais de ce que Dieu en dit. Notre conscience est utile, mais elle n'est pas infaillible.
Paul dit : « Je ne me sens coupable de rien, mais cela ne prouve pas que je suis juste. C’est le
Seigneur qui me juge. » (1 Corinthiens 4:4, PDV).
Il montre ainsi que notre ressenti ne peut pas être notre juge ultime.
Nous devons donc éviter deux extrêmes : minimiser notre péché parce que nous ne ressentons plus de culpabilité, ou nous condamner sans cesse parce que nous en ressentons beaucoup. Notre conscience doit donc être éclairée par la vérité de la Parole de Dieu. Elle peut nous alerter lorsqu'elle pense que quelque chose ne va pas, mais c'est la Parole de Dieu qui doit nous permettre de discerner ce qui est réellement péché ou pas.
Lorsque tu ressens de la culpabilité, pose-toi donc cette question : « Qu'est-ce que Dieu dit à ce sujet ? »
I. Ne mesure pas le pardon de Dieu à ton ressenti
A. Conviction ou accusation ?
Bonne nouvelle, le Saint-Esprit ne te laisse pas seul face à ton péché. Jésus dit que ce dernier « convaincra le monde en ce qui concerne le péché » (Jean 16:8). Le verbe grec utilisé ici pour convaincre est elenchō. Il signifie montrer ce qui ne va pas, aider une personne à reconnaître qu'elle s'est trompée. Le Saint-Esprit nous aide ainsi à voir notre péché tel qu'il est réellement pour nous amener vers Dieu.
La Bible appelle Satan « l'accusateur » (Apocalypse 12:10). Lui aussi peut mettre notre péché devant nos yeux, mais son objectif est différent. Il veut nous faire croire que nous sommes trop mauvais pour être pardonnés, que tout est fini et que nous n'avons plus le droit de revenir vers Dieu.
B. Regarde où ta culpabilité te conduit
Oui, le péché peut être exactement le même, mais le message et la direction peuvent être différents : le Saint-Esprit nous montre notre péché pour nous ramener à Dieu, tandis que l'accusateur nous le rappelle pour nous condamner et nous en éloigner. C'est ce qui rend parfois difficile de faire la différence : les deux peuvent nous faire prendre conscience de notre péché, mais ils ne nous conduisent pas au même endroit.
Lorsque tu ressens une forte culpabilité, regarde donc ce qu'elle produit en toi. Est-ce qu'elle te pousse à reconnaître ton péché et à revenir vers Dieu ? Ou est-ce qu'elle te pousse à te cacher de lui ?
C. Le pardon repose sur la fidélité de Dieu
Après avoir reconnu ton péché et être revenu vers Dieu, il reste encore une chose importante : il est possible de savoir que Dieu pardonne et pourtant de continuer à se sentir coupable. Tu peux avoir demandé pardon sincèrement et penser malgré tout : « Est-ce que Dieu m'a vraiment pardonné ? »
Il faut savoir que ton ressenti ne change pas la promesse de Dieu.
1 Jean 1:9 PDV dit : «Si nous reconnaissons nos péchés, nous pouvons faire confiance à Dieu. Il est juste, il pardonnera
nos péchés et il nous purifiera de tout ce qui est mauvais. »
Dieu ne dit pas : « Si tu te sens suffisamment désolé ou si tu ressens assez de culpabilité, je te pardonnerai. » Tu n'as pas besoin d'atteindre un certain niveau de culpabilité pour être pardonné. Il dit simplement qu'il pardonne celui qui confesse son péché.
C'est ici que tu dois choisir ce en quoi tu vas placer ta confiance : dans ce que tu ressens ou dans ce que Dieu a dit ?
CONCLUSION :
En résumé, ne laisse pas tes émotions décider de ce qui est vrai devant Dieu. Ta culpabilité peut être trop faible ou trop forte, mais la Parole de Dieu ne se trompe pas.
Lorsque tu as péché, reviens à Christ. Lorsque tu es pardonné, crois à sa promesse. Ne regarde pas seulement ce que tu ressens : regarde ce que Dieu dit.
Voici le livre sur lequel s’est inspiré cet article : Que puis-je faire de ma culpabilité ?




