Le péché ne te sépare pas de Dieu

J’ai longtemps cru que ma relation avec Dieu dépendait de mes efforts. À chaque chute, j’avais l’impression qu’il s’éloignait, comme si son amour se retirait derrière un mur. Alors je cherchais à réparer, à mériter, sans comprendre que ce mur n’existait que dans ma compréhension faussée de la grâce.

Le péché ne sépare pas de Dieu mais trouble la communion

Le péché ne détruit pas la relation que Dieu a établie par la grâce : il trouble la communion que nous vivons avec lui. La relation ne repose pas sur ton comportement ni sur tes œuvres, mais sur l’initiative de Dieu.

Dans l’Ancien Testament, le péché a réellement séparé l’homme de Dieu — jusqu’à ce que Christ porte lui-même cette séparation. Aujourd’hui, le péché ne fait pas disparaître la présence de Dieu : il nous affecte, nous. Il atteint notre conscience, altère notre expérience de Dieu, mais jamais sa fidélité. Le péché alourdit la conscience, affaiblit la joie, et nous pousse à nous cacher. Ce n’est pas Dieu qui se cache de nous, c’est nous qui nous cachons de Dieu, comme « Adam et sa femme se cachèrent loin de la face de l’Éternel » (Genèse 3.8). Dieu ne s’est pas retiré : Dieu est venu chercher. Le péché ne pousse jamais Dieu à fuir l’homme. Il pousse toujours l’homme à fuir Dieu. Et c’est précisément ce que la grâce vient inverser : courir vers lui au lieu de courir loin. Le péché ne te sépare pas de Dieu : il te fait croire que tu en es séparé, et c’est ce mensonge que la grâce vient démolir.

Quand tu pèches, tu ne deviens pas « moins enfant ». Un enfant désobéissant ne cesse jamais d’être un enfant.

Tout repose sur Christ, rien sur nous 

L’amour de Dieu n’a rien à voir avec notre capacité à nous prendre en main. Il ne repose ni sur notre discipline, ni sur notre maturité spirituelle, ni sur notre réussite morale. Dieu est bon et généreux  : il n’attend pas que nous devenions plus aimables pour nous aimer. Au lieu de s’appuyer sur ses propres efforts pour devenir une bonne personne, Luther a compris qu’il lui suffisait de recevoir la promesse divine contenue dans la Parole. Ma justice ne dépend pas — et ne dépendra jamais — de mon comportement, de mes sentiments ou de ma fidélité. Mon statut devant Dieu, c’est Christ : le même hier, aujourd’hui et éternellement (Hébreux 13.8). Un jour, tu ressens la faveur de Dieu, et le lendemain tout le contraire. Pourquoi ? Parce que tu crois encore qu’elle dépend de ce que tu fais ou de ce que tu ressens. « Il m’aime… un peu, beaucoup, passionnément, à la folie… pas du tout. » Voilà ce qui arrive lorsque notre confiance repose sur nous-mêmes. La grâce ne minimise pas la gravité du péché. Elle n’est pas indulgente. La preuve que Dieu prend le péché au sérieux, ce n’est pas qu’il a fermé les yeux — c’est qu’il a donné son Fils

La séparation entre Dieu et l’homme a été entièrement prise en charge par Jésus-Christ à la croix. Lorsque Christ a crié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », c’est l’abandon que le péché méritait qu’il a vécu à notre place. Paul est catégorique : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ Jésus » (Romains 8.1). Aucune, pas même après une chute. 

Conclusion

Oui, l’Écriture affirme : « Ce sont vos fautes qui mettaient une séparation entre vous et votre Dieu » (Ésaïe 59.2), mais cette séparation a été entièrement assumée par Jésus à la croix. Alors Paul pose la question décisive : « Qui nous séparera de l’amour de Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, le danger ou l’épée ? » (Romains 8.35). La réponse est claire : rien,  pas même le péché du croyant.

Voici le livre qui m’a inspiré pour cet article : Justifié devant Dieu. 

et
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