3 signes d'un comportement digne de l'Evangile

Lorsque Paul écrit la lettre aux Philippiens, il espère les revoir après avoir été longtemps absent. Mais quand il revient, il veut les trouver en bonne santé spirituelle. À quoi ça ressemble, une église en bonne santé ? C’est d’abord une église unie : voici 3 manières dont Paul précise ce thème dans sa lettre.

1.Un même combat

“Seulement, conduisez-vous d'une manière digne de l'Evangile du Christ. Ainsi, que je vienne vous voir ou que je sois absent, j'entendrai dire de vous que vous tenez ferme dans un même esprit, combattant d'un même cœur pour la foi de l'Evangile, sans vous laisser effrayer en rien par les adversaires.”

(Philippiens 1.27-28)

[...] en menant le même combat que celui que vous m'avez vu mener et que, vous l'apprenez maintenant, je mène encore.

(Philippiens 1.30)

C’est du verset 27 que j’ai pris le titre de cet article : Paul veut voir un comportement digne de l’Evangile. Cette bonne nouvelle du pardon offert gratuitement en Jésus pour le salut de quiconque croit en lui demande un vrai changement. Et les images que Paul utilise pour décrire ce changement peuvent nous surprendre.

Paul reprend plusieurs fois le thème de combat. Les Philippiens, et Paul lui-même, vivaient leur foi dans un contexte de persécution. Mais il ne faut pas mal interpréter ces versets ! Au cours du Nouveau Testament, jamais les chrétiens ne sont appelés à la violence, et on ne les voit jamais se battre contre leurs persécuteurs. Alors, de quel combat parle-t-on ?

C’est le même combat que menait Paul (verset 30). Pourquoi Paul était-il si souvent en prison, battu, fouetté, menacé ? Parce qu’il annonçait l’Evangile avec persévérance et courage. C’est ce combat-là que les Philippiens doivent continuer : un combat non pour terrasser leurs adversaires, mais pour leur offrir la vie éternelle. Un combat pour partager les bénédictions de Dieu avec le plus grand nombre.

Est-ce que nous tenons ferme dans ce combat-là ? Ou avons-nous abandonné le projet de partager l’Evangile après avoir essuyé quelques refus et quelques découragements ? C’est à chaque lecteur de Philippiens, d’hier comme d’aujourd’hui, de se poser cette question.

2.Un même amour

“S'il y a donc de l'encouragement en Christ, s'il y a de la consolation dans l'amour, s'il y a une communion de l'Esprit, s'il y a de la tendresse et de la compassion, rendez ma joie parfaite en vivant en plein accord. Ayez un même amour, un même cœur, une unité de pensée.”

(Philippiens 2.1-2)

Quand Paul revient à Philippes, il veut trouver une église “en plein accord”. Ça ne veut pas dire une église où tout le monde se ressemble, et fait tout de la même manière. Mais ça veut dire une église qui travaille en équipe, dans l’amour. Il va clarifier les choses au verset suivant : 

“ Ne faites rien par esprit de rivalité ou par désir d'une gloire sans valeur, mais avec humilité considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes.”

(Philippiens 2.3)

Pour illustrer, imaginez une équipe de foot : si chaque joueur cherche sa propre gloire, l’équipe jouera mal. Je suis parisien, et le PSG est un parfait exemple : avec Messi, Mbappé et Neymar réunis, on n’arrivait pas à gagner la Ligue des Champions. Cependant, le PSG l’a gagnée l’an dernier, avec moins de joueurs “stars”, mais avec un meilleur collectif.

L’étude de ce texte le mois dernier m’a plongé dans la question : est-ce que je traite les membres de mon église avec amour et humilité ? Ce n’était pas difficile de penser à certains frères et sœurs en Christ que j’ai tendance à ignorer, voire mépriser. Pourtant, ils ont le même statut que moi devant Dieu, et ils recevront un jour la même gloire. Y a-t-il des exemples semblables pour toi ?

3.Un même Seigneur

L’inspiration ultime vient de l’exemple de Jésus lui-même, comme on le voit dans la suite : 

“ Que votre attitude soit identique à celle de Jésus-Christ: lui qui est de condition divine, il n'a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s'est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains. Reconnu comme un simple homme, il s'est humilié lui-même en faisant preuve d'obéissance jusqu'à la mort, même la mort sur la croix. C'est aussi pourquoi Dieu l'a élevé à la plus haute place et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom afin qu'au nom de Jésus chacun plie le genou dans le ciel, sur la terre et sous la terre et que toute langue reconnaisse que Jésus-Christ est le Seigneur, à la gloire de Dieu le Père.”

(Philippiens 2.5-11)

L’exemple suprême d’amour, de persévérance, d’humilité, c’est bien sûr celui de Jésus. Normal : une vie digne de l’Evangile de Christ, c’est une vie qui imite Christ.

Mais Jésus n’est pas seulement notre exemple, c’est notre Sauveur. Notre obéissance aux instructions de Dieu est toujours imparfaite. Mais Jésus a obéi jusqu’au bout. L’Evangile, c’est que l’humilité parfaite de Jésus, son amour, son courage, nous sont attribués, alors qu’il a pris sur lui notre péché. Dieu nous traite maintenant comme il traite son Fils : nous sommes abaissés pour un peu de temps, mais un jour, nous régnerons avec lui pour toujours.

21 ans, parisien rébellutionnaire. Marié depuis peu à la merveilleuse Lucy. Passionné par les maths, la lecture et la bonté infinie de Dieu.

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