Ce que j’aurais aimé savoir avant mon séjour Erasmus (1/2)

Dans de nombreuses écoles d’ingénieur et universités, il est maintenant obligatoire de justifier d’un séjour à l’étranger pour obtenir son diplôme. Comme il est parfois difficile de trouver un stage à l’étranger (pour lesquels un bon niveau d’anglais est déjà prérequis), le semestre d’échange est souvent privilégié par les étudiants.

Quand je repense à mon propre semestre d’échange, je me sens honteuse d’avoir gâché une telle opportunité de servir Dieu en choisissant plutôt d’exposer ma sanctification à de grands dangers. Je me suis laissée aveugler par la nouveauté, la curiosité et l’abondance d’amusements, et j’ai oublié de détester le péché.

Fort de mon expérience, voici des points importants à savoir avant de partir étudier à l’étranger : la façon dont tu risques d’être transformé dans ton comportement et dans ton cœur, et ce que je te conseille de faire pour inclure cette expérience dans le plan de salut de Dieu.

Dans la suite de l’article, je me permets d’utiliser « Erasmus » (nom du programme d’échange européen) pour parler des semestres d’échange universitaire en général, peu importe où dans le monde. 

Les risques et comment s’en prémunir

Dans ma situation, en Suède, nous étions environ 200 jeunes étudiants internationaux sur un campus, vivant les uns avec les autres en collocation. Il y avait toujours une fête quelque part, toujours un voyage qui s’organisait entre nos heures de cours très très espacées… Dans un tel tourbillon de délire, condensé sur quelques mois, il est difficile de ne pas adopter un des comportements suivants :

Un fêtard suiveur

Peu de jeunes partent en Erasmus avec l’objectif de rester cloîtrés dans leur chambre. Ne serait-ce que pour améliorer son anglais, par exemple, il faut aller au contact de l’autre. Mais dans une soirée estudiantine à l’étranger, ne t’attend pas à trouver les autres assis à boire du coca en discutant de films et de politique. On retrouve plutôt les ingrédients suivants : alcool, drague, danses latines collées-serrées, coin fumeur bondé sur le balcon, et parfois même de la drogue. 

En tant que jeune chrétien, tu fais face à la tentation d’imiter les autres pour ne pas être exclu. Cependant, l’apôtre Pierre, dans une de ses lettres, nous donne la ligne de conduite idéale du chrétien en toute circonstance :

« Bien-aimés, je vous encourage, en tant que résidents temporaires et étrangers sur la terre, à vous abstenir des désirs de votre nature propre qui font la guerre à l’âme. Ayez une bonne conduite au milieu des non-croyants, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous faisiez le mal, ils remarquent votre belle manière d’agir et rendent gloire à Dieu le jour où il interviendra. » (1 Pierre 2.11-12)

Qu’il est difficile de ne pas suivre les autres quand on souhaite pourtant se faire des amis et passer un bon moment ! Mais Pierre nous donne la raison principale pour laquelle tu devrais éviter de le faire : nous sommes des « résidents temporaires » sur cette terre. Souviens-toi que tu as été créé par Dieu et pour Dieu, et qu’il a un plan pour ta vie, où que tu ailles. En étant différent des autres, tu seras un super témoignage. Dans la 2nde partie de l’article, tu verras ce que tu peux concrètement faire ! Courage !

Un chrétien isolé

Lors de ton séjour, tu seras isolé géographiquement de ton Église locale et de tous ceux qui t’aident à fortifier ta foi au quotidien. Avant même d’être sur place, renseigne-toi sur les églises autour de ton lieu de vie. Malheureusement, selon les pays, il peut être difficile de trouver un lieu de culte où tu puisses bénéficier d’une traduction (oui ça existe !) si tu ne parles pas la langue locale, ou tout simplement une Église avec laquelle tu es d’accord d’après sa confession de foi.

Ce n’est pas une chose à laquelle j’ai pensé en choisissant ma destination, mais certains jeunes chrétiens décident de faire leurs vœux de départs à l’étranger après avoir étudié la question de l’accès à l’Église locale. Je trouve ça formidable et si tu n’as pas encore choisi où tu veux partir, je t’encourage à en faire de même !

Si tu trouves une Église, c’est déjà super ! Le dimanche matin restera un moment à part dans ton quotidien, réservé à Dieu. Dans mon cas, j’y ai fait de belles rencontres. Cependant, beaucoup de mes échanges avec les chrétiens autochtones ne tournaient qu’autour de nos différences culturelles « Wow, tu es française ? Arrives-tu à parler notre langue ? Qu’est-ce qui te manque le plus de ton pays ? Le fromage ? » et, torts partagés, nous oublions de parler de ma foi ! Les questions dont j’avais réellement besoin étaient « Comment-vis tu ta foi, si loin de chez toi ? De quoi as-tu besoin ? ». N’attend pas simplement qu’ils aient l’idée de creuser ce point avec toi, prend les devants ! Exprime ce que tu ressens, trouve une oreille attentive (le pasteur, par exemple). Que tu souhaites profiter de cette communauté chrétienne pour parler des affaires de Dieu sera un témoignage vivifiant pour ces chrétiens ! 

Voici quelques autres conseils pour ne pas être isolé dans ta foi :

  • Cherche des amis chrétiens parmi tous ces étudiants Erasmus, tu n’es peut-être pas le seul.
  • Garde le contact avec des amis de ton Église locale. Si, toi qui me lis, tu as un ami en Erasmus en ce moment, prends de ses nouvelles immédiatement ! Faites un groupe de croissance à distance par exemple.
  • Trouve des temps calmes dans ta journée pour lire la Bible, pour prier et pour apprendre à dépendre de Dieu.

 

Reste connecté, la deuxième partie de l’article arrive bientôt.

Digiqole ad

Tu devrais aussi aimer...

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *