Seul, ensemble, prions pour le réveil !

« Si l’Europe traverse des temps si difficiles, et comme nous aussi en Amérique partageons ces mêmes peines, c’est manifestement que nous sommes poussés à nous joindre en prières sérieuses et constantes, afin que de ces souffrances découlent des grâces extraordinaires pour nous et tous ceux qui nous entourent »

Ce sont là les premières réflexions exprimées lors d’une concertation de responsables d’églises américains à l’hiver 1747, portant sur le réveil, notamment, de l’Église; toutefois ces mots auraient pu être écrits cette semaine!

Malgré le temps qui nous sépare de ces chrétiens, et des circonstances tout à fait différentes, nous partageons avec eux un même souci. Au-delà des préoccupations politiques et pandémiques, se profilent des problèmes bien plus profonds : une apathie spirituelle générale, un « christianisme de nom » ainsi qu’un athéisme global, une indifférence commune à l’égard de Dieu. Ainsi ils sont des millions autour du globe à souffrir, sans l’espérance du Christ.

Et bien qu’ayant certains points de vue divergents, ces hommes s’interrogeaient de savoir s’il n’était pas concevable de se lever ensemble unis dans la prière, dépassant les contraintes de temps et distance ; pour progresser avec Celui que chacun, au fond, aimait et voulait servir, un même Jésus. Que serait prêt à faire le Père si nous l’implorions pour un réveil global, avec pour seule motivation l’expansion du glorieux évangile de Son Fils bien-aimé ?

D’ailleurs, cela s’était déjà vu!

Cinq ans plus tôt, en 1742, un certain nombre d’églises presbytériennes du sud de l’Ecosse s’étaient engagées à une prière régulière, dans l’unité, et leur plan d’attaque était simple et efficace: mettre à part un temps chaque samedi soir afin de prier que « Son règne vienne, au son des saintes louanges de nos cœurs ».

Cela pouvait se faire avec un ami, aussi bien qu’en famille, en petits groupes ou bien encore dans de plus grandes réunions. On s’adaptait, mais l’objectif était clair : passer d’un état d’apathie à celui d’appétit spirituel, insatiable, plaidant auprès de Dieu pour le réveil, lui rendant grâce pour chaque avancée remarquable, appréciant chacune tout en s’attendant à ce que ces progrès ne soient que les prémices d’une victoire plus grande encore. Ils étaient unis en prières, d’un même cœur, lors de ces réunions qui seront d’ailleurs par la suite connues comme des « concerts » de prière.

On encourageait alors vivement à adopter de telles habitudes, comme étant des actes d’obéissance directs vis à vis de ce que préconisent les Écritures. Assurément, la prière est le moyen désigné par Dieu pour accomplir son œuvre rédemptrice dans le monde. Et c’est ce constat qui dirigea la rédaction d’un traité par Jonathan Edwards entre autres, à savoir  »une humble tentative, visant à appeler les chrétiens à l’unité dans un élan de prière sans précédent » (traduction libre) (1), et dans lequel naissait un même espoir de voir ces derniers accorder leurs prières dans le temps et en intention : que la bonne nouvelle du Seigneur Jésus remplisse le monde à le faire déborder, et que ceux qui souffrent, perdus dans leurs ténèbres, voient et trouvent un espoir impérissable au travers de chrétiens qui brillent.

Puis finalement, la pluie est venue ; les grâces de Dieu se sont déversées comme en réponse, bien au-delà du simple cadre des pays initiaux (Angleterre, Irlande, Pays-de-Galles, Amérique du Nord) , à tel point que ces événements nous sont parvenus sous le nom de « grand Réveil ».

L’initiative a été relayée parmi les autres dénominations (Baptistes), menant à une pratique plus assidue de la prière, mais suscitant même des vocations inattendues dans le champ missionnaire, avec la création en 1792 de la Société Missionnaire Baptiste, ou bien encore l’envoi de nombreux traducteurs et l’installation de centres de mission au cœur des populations d’Indes, initiés par le fameux William Carey, qui se consacra lui-même à atteindre ces contrées jusque-là négligées, sa vie durant. Il existait alors une grande expectative de ce que l’Esprit soit fraîchement répandu parmi les nations. Et ceci s’accompagnait d’ardentes prières : pas seulement celles des grands prédicateurs Whitefield et Edwards, ni seulement celles des missionnaires Carey et Ward, mais les prières de simples chrétiens issus de différentes dénominations, intercédant devant Dieu pour le réveil.

Cela peut encore arriver aujourd’hui

Dieu entend toujours.  Les temps de souffrance et de crise incitent le peuple de Dieu à, une fois encore, faire front dans une prière visible, unie et extraordinaire.

Qu’est-ce que Dieu serait prêt à faire, si de notre côté nous étions prêts à mettre de côté des temps réguliers, dans nos maisons, et par Zoom et écrans interposés, afin de prier pour le réveil à notre époque ?

Unis, prions !

 

Traduit depuis l’anglais, avec autorisation. Merci à Samuel pour la traduction.

 

(1) : Jonathan Edwards : A Call to United, Extraordinary Prayer: An Humble attempt…

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