Quand je vois ces pubs, ça me dégoûte

Quand je vois ces pubs, ça me dégoûte.

Je pense que tu sais à quelles pubs je fais références : ces publicités qui mettent en avant la débauche plutôt que la pureté, la nudité plutôt que l’élégance, la sensualité plutôt que la vérité. Que ce soit à la télé, dans la rue, ou sur internet, ces pubs sont partout. Nous les croisons chaque jour du regard (c’est d’ailleurs ce qui rend le combat pour la pureté dans les regards encore plus difficile).

Il faut reconnaître que la plupart du temps ce sont des femmes qui figurent sur ces publicités. Et c’est dégoûtant, parce que ces pubs représentent la femme comme un vulgaire objet. Pourtant créée à l’image de Dieu (cf. Genèse 1.27), la femme est utilisée comme un simple moyen de faire vendre. Un outil pour attirer l’œil.

Le pire, c’est que ça ne choque personne. La société, qui veut lutter contre le sexisme, tolère et applaudit des pubs qui dégradent les femmes. Est-ce qu’on a vraiment besoin de montrer une femme dénudée pour vanter les qualités d’un yaourt ?

Ces pubs me dégoûtent parce qu’elles donnent une fausse image de ce qu’est une femme ou un homme. Toutes ces pubs représentent un idéal photoshopé, fabriqué et surmaquillé. Il n’y a rien de naturel dans ces publicités, il suffit de savoir comment c’est fait pour le réaliser. Ce qu’il y a sur ces panneaux publicitaires ou ces écrans de télé ne représente pas la réalité. Ce ne sont que des paillettes, des images de synthèse, une illusion. On tente de créer le désir en présentant des hommes ou des femmes qui n’existent tout simplement pas. Cela amène les individus à projeter, en se basant sur ces publicités, ce à quoi devrait ressembler un homme idéal ou une femme idéale. Cela ne sert qu’à nourrir la convoitise, l’insatisfaction, et au final l’impureté.

Bref, ces pubs me dégoûtent, et m’amènent à constater encore une fois le triste état de ce monde. Ces pubs sont le triste reflet de la société. Plus que ça, ces pubs sont le triste reflet du cœur humain…

Le problème principal se trouve dans le cœur de l’homme

Le problème principal ne se trouve pas dans ces pubs, ni ne concerne uniquement ceux qui les ont conçues. Le problème est inscrit dans le cœur de l’homme : c’est celui du péché. La réponse, elle, vient du cœur de Dieu : c’est sa grâce en Jésus-Christ.

Ne tombons donc pas dans le piège d’être remplis de haine vis-à-vis de la société en voyant ces pubs, car la seule chose que cela nous amènerait à faire serait d’avoir un discours de « pharisien » : pointer les gens du doigt en nous vantant que nous ne sommes pas corrompus comme ils le sont. Plutôt, soyons « remplis de haine » vis-à-vis du péché qui offense Dieu et soyons attristés par l’état désespéré du cœur humain en dehors de Christ. Cela nous amènera à faire entendre haut et fort le message de l’Évangile – dont notre société a tant besoin. C’est ce message seul qui change les cœurs, réconcilie des hommes rebelles avec un Dieu saint, et donne une vie nouvelle. C’est l’Évangile seul qui peut donc transformer nos panneaux publicitaires.

Oui, l’indignation est une juste réaction face à ces publicités. Cependant, cette indignation devrait nous amener à être des témoins encore plus actifs de la grâce de Dieu en Jésus-Christ. Seule cette grâce transforme véritablement.

Benjamin Eggen

Benjamin Eggen

25 ans, français exilé à Bruxelles, passionné par l'Evangile, les bons livres et la mission. Auteur du livre Soif de plus ? et co-auteur de Une vie de défis. Vous pouvez suivre Benjamin sur sa chaîne Youtube et son compte Instagram.

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1 Commentaire

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  • Bonjour Benjamin,

    je te remercie de nous partager ainsi ton indignation face à ces publicités-là, dans le but de nous sensibiliser à un réel enjeu spirituel.
    Néanmoins, sommes-nous autant, sinon plus, indignés face à des publicités d’autres natures, telles les pubs de paris en ligne omniprésentes ou celles insérées dans les programmes pour enfants ? Bien entendu, ce type de pub ne véhicule pas de sexe ou de sang, mais elle se véhicule elle-même, en tant que pub, avec tout ce que cela suppose ensuite. 
    Au final, s’agit-il de s’indigner face à ces publicités-là ou face à la publicité en général ? Selon la synthèse par Serge Lellouche du « bonheur conforme » de François Brune, un essai sur la normalisation publicitaire (publié en 1985 et réédité en 2012), « on ne s’en affranchira pas tant que l’on ne reconnaîtra pas les finalités du monde publicitaire pour ce qu’elles sont : une colonisation accélérée de nos imaginaires et de notre langage, une conquête sans répit de nos inconscients psychiques et de nos âmes, destinées à nous maintenir dans l’utérus artificiel de nos pulsions infantiles, savamment stimulées, remodelées et orientées vers un seul et unique réflexe pavlovien : ACHETER. Avec ses «créneaux», ses «cibles» et ses «campagnes», l’armée des publicitaires livre une guerre d’une violence et d’une perversion abyssales, soigneusement camouflées sous l’apparence sucrée et souriante de ses messages séducteurs, sexy et rigolos. Ce déchaînement quotidien de violence à l’allure festive n’a qu’un but : que l’être ne se vive plus autrement (sans même qu’il ne le sache) que comme un consommateur standardisé, docile et policé, ayant fini par prendre goût à sa confortable condition d’esclave, et même à l’aimer. En novlangue militaro-publicitaire, cela s’appelle «faire rêver les gens».
    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/05/08/francois-brune%C2%A0-le-bonheur-conforme-5364967.html

    Dit sous un autre angle, « le fait n’est pas que la publicité manipule le consommateur ou influence directement ses choix. Le fait est que cela fait du consommateur un toxicomane, incapable de vivre sans des pertes de plus en plus importantes de stimulation et d’excitation d’origine externe. Les conservateurs soutiennent que la télévision érode la capacité d’attention soutenue des enfants. Ils se plaignent que les jeunes s’attendent maintenant à ce que l’éducation, par exemple, soit facile et excitante. Cet argument est correct jusqu’ici. Là encore, cependant, les conservateurs attribuent à tort ces attentes artificiellement excitées à la propagande libérale – en l’occurrence, aux théories de l’éducation permissive des enfants et de la « pédagogie créative ».  Ils ignorent la source profonde des attentes qui minent l’éducation, détruisent la curiosité de l’enfant et encouragent la passivité ». cf https://phileosophiablog.wordpress.com/2019/09/06/comment-etudier-leconomie-sous-un-angle-chretien/

    De fait, une théologie digne de ce nom – et au Nom de Jésus (« Dieu sauve » et « Dieu élargit », celui qui est venu pour libérer et affranchir les prisonniers et les esclaves) devrait analyser et renverser les mécanismes de la société de la dépendance, celle qui nous rend accro à des jouets superflus pour mieux nous empêcher de réfléchir par nous-mêmes.

    Fraternellement,
    Pep’s

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