Selon quel standard ? Une réponse au problème du mal

22 Août 2019 7 commentaires

Lorsque nous partageons notre foi en la bonne nouvelle de Jésus-Christ à des amis ou des collègues, un des sujets qui revient le plus souvent est celui du mal. Une des attaques les plus utilisées contre notre foi vient du fait que le mal existe. En effet, les non-croyants nous demandent comment un Dieu omnipotent (tout-puissant) et omniscient (qui connaît tout) peut laisser le mal arriver ? Selon eux, si Dieu n’arrête pas le mal même s’il sait qu’il va arriver il n’est pas tout-puissant et s’il est tout-puissant et ne l’arrête pas, c’est parce qu’il est soit malveillant ou qu’il n’est pas omniscient. Cependant, il est clair que la Bible répond à cette objection et qu’elle nous montre comment y répondre.

Répondre à l’homme stupide par son imbécilité

Premièrement, la parole nous indique comment répondre à celui qui fait des attaques contre Dieu. Effectivement, dans le Proverbe 26, il est écrit : « Réponds à l’homme stupide selon son imbécillité, de peur qu’il ne se croie sage. » (Proverbes 26.5). Une telle objection contre Dieu est-elle stupide ? Bien sûr ! Dans cette affirmation, l’athée suppose que le mal existe, mais comment peut-il dire que le mal existe si Dieu n’existe pas. Nous voyons que l’athée a logiquement besoin d’accepter que Dieu existe pour pouvoir faire un simple argument contre lui. Si la vision du monde de l’athée est vraie alors l’homme n’est rien de plus que des molécules qui entrent en contact avec d’autres molécules et nos pensées sont le résultat de réactions chimiques dans notre cerveau. La suite logique de cela est que quelque chose comme le meurtre n’est pas nécessairement mal, car ce n’est encore une fois que des molécules qui entrent en collision avec d’autres molécules. Donc l’homme n’a pas plus de valeur que n’importe quelle autre matière. L’athée n’a aucun standard pour déterminer ce qui est bien et mal. J’ai demandé de multiples fois à des athées quel était leur standard objectif de moralité et je n’ai jamais eu de réponse qui se tienne.

Par contre, le chrétien a un standard de moralité. Celui-ci est Dieu. Le caractère moral de Dieu est notre standard de moralité. Nous aimons parce qu’il est un Dieu d’amour (1 Jean 4.19). Nous ne mentons pas, car Dieu est la vérité et il ne dit pas de mensonge. L’éthique chrétienne est basée sur la Parole de Dieu. Nous voulons y obéir parce que Dieu est digne de gloire et obéir à sa Parole le glorifie. Il est important lorsque nous parlons avec des non-croyants de ne pas juste leur montrer qu’ils n’ont pas de standard objectif de moralité, mais aussi de leur montrer le seul standard possible qui est Dieu.

L’homme sait que Dieu existe

Par ailleurs, le fait que le non-croyant a une connaissance que le mal existe vient du fait qu’il sait que Dieu existe, mais, inconsciemment, il ne veut pas l’avouer. En effet, dans la Bible, il est écrit : « La colère de Dieu, en effet, se révèle depuis le ciel contre toute l’impiété et l’injustice des gens qui tiennent la vérité captive dans l’injustice » (Romains 1.18). Cette connaissance de Dieu est la seule chose qui peut justifier le fait que des non-croyants veulent une certaine forme de justice et qu’ils s’opposent un peu au mal. Pour plus d’informations sur cette connaissance de Dieu, allez lire un autre article en cliquant ici. Il faut donc montrer à ceux que nous évangélisons cette connaissance de Dieu qu’ils ont et les appeler à la repentance. Nous devons prier et chercher à ce qu’ils réalisent que Dieu est la source de toute connaissance, même celle du bien et du mal, et qu’ils abandonnent leur supposée autonomie intellectuelle.

Une réponse au problème

Finalement, nous avons beau apporter une critique de la vision du monde athée, nous devons quand même répondre au supposé problème qu’ils avancent contre notre foi. Selon moi, c’est assez simple, c’est que Dieu a une raison moralement bonne d’accepter que le mal arrive. La plupart du temps, je dirais que c’est pour montrer sa gloire en montrant tous ses attributs. Par exemple, lorsque nous regardons à l’histoire de Joseph et toutes les choses horribles qui lui sont arrivées, il dit : « Le mal que vous comptiez me faire, Dieu comptait en faire du bien, afin de faire ce qui arrive en ce jour, pour sauver la vie d’un peuple nombreux. » (Genèse 50.20). Il est donc clair que ce mal faisait partie du plan de Dieu, mais c’était pour un plus grand bien.

Mykaël A.
Auteur : Mykaël A.

17 ans, passionné de théologie et étudiant.

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