Je veux te plaire

Je vais te dire un secret : j’ai voulu plaire à un garçon. Même si ce n’était qu’un petit coup de cœur, l’écrire me donne envie de me cacher. Je ne suis tellement pas habituée à ce genre de situation que le fait de t’en parler me gêne un peu. Mais j’ai appris de cette expérience, alors ça vaut le coup de sortir de ma zone de confort !

En fait, c’était la première fois que j’étais réellement impressionnée par un gars. Du coup, en lui parlant, j’essayais à la fois d’être moi-même et de lui montrer subtilement que j’étais quand même « une chrétienne engagée ». Je te l’ai dit, je sors de ma zone de confort en écrivant ces lignes… En plus, sans me l’avouer, je faisais un peu plus attention en choisissant mes tenues quand je savais que j’allais le croiser (surtout que je suis très loin d’être une fashion victime !).

Bref. Au bout du compte, il ne paraissait pas spécialement intéressé par moi. Je te rassure, ça ne m’a pas affecté plus que ça. En réalité, j’ai été surtout interpellée par ma motivation soudaine à être une meilleure personne (tout du moins, être vue comme telle).

Cette petite histoire m’a conduite à me poser la question suivante : cherche-t-on réellement à plaire à Dieu ?

Demander à Dieu de vouloir faire sa volonté

Plaire à Dieu, ce n’est pas faire de bonnes œuvres pour obtenir quelque chose de lui. Puisque Jésus est celui qui nous rend agréable à ses yeux. Notre valeur ne dépend pas de nous-même.

Néanmoins, ce n’est pas une excuse pour négliger notre façon de lui exprimer notre amour. La meilleure chose à faire est d’implorer son aide. Par exemple, on peut lui dire avec sincérité : « Seigneur, je n’arrive pas à vouloir obéir à tes commandements » ou « Au fond de moi, je souhaite faire ta volonté. Mais en pratique, je ne suis pas assez motivé(e)… ».

Comme Jésus nous l’enseigne, c’est l’idée de demander à Dieu que ce ne soit pas notre volonté mais la sienne qui s’accomplisse dans nos vies (Luc 22.42). C’est d’ailleurs l’expérience que va faire le lépreux de Marc 1, en lui demandant :

« Si tu le veux, tu peux me rendre pur » (Marc 1.40)

Assumer que c’est difficile à faire

Bien sûr, dire une chose ne veut pas dire qu’on le pense vraiment. Je ne peux pas te forcer à vouloir plaire à Dieu. John Piper l’exprime ainsi :

« la question essentielle pour notre génération, et pour chaque génération, est la suivante : Si on vous offrait le ciel, sans aucune souffrance physique, mais avec tous les amis que vous avez eu sur la terre, avec tout ce que vous aimez manger, tous les loisirs qui vous passionnent, toutes les beautés de la nature que vous n’avez pas eues l’occasion d’admirer, tous les plaisirs physiques auxquels vous avez goûtés, sans aucun conflit entre personnes ni aucun désastre naturel, seriez-vous satisfait de ce ciel si Jésus n’y était pas ? »

Si notre réponse à cette question est « oui », il n’est pas trop tard pour demander à Dieu de le désirer par-dessus toute autre chose.

Demander à Dieu d’être le premier à qui nous souhaitons plaire

« Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit : Je le veux, sois pur… » (Marc 1.40-41)

L’histoire de ce lépreux est une belle représentation du message de l’Évangile. Dieu nous a aimés le premier et a accepté de nous purifier de tout péché (1 Corinthiens 6.11). Qu’on le veuille ou non, Christ est pleinement suffisant pour nous rendre heureux. Il est digne de notre adoration (Apocalypse 5.12). C’est tellement valorisant de se savoir aimé de Dieu !

Mon ami(e), même lorsque notre cœur nous paraît froid, nous pouvons dire par la foi :

« Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment : Je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, Pour contempler la magnificence de l’Éternel Et pour admirer son temple » (Psaume 27.4)

Auteur : Noémie G

22 ans, membre d'Agape Campus, étudiante en droit et disciple de Jésus !

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