Quand ma mémoire s’oppose à Dieu

Un précédent article de Benjamin nous rappelait que nous avons tendance à oublier les bienfaits de Dieu dans nos vies. C’est vrai que nous faisons souvent face à « l’amnésie du chrétien ». Mais en plus de cela, nous exerçons aussi une « mémoire sélective » : notre mémoire sélectionne les sujets qui nous tiennent à cœur, et nous oublions le reste.

Aujourd’hui, j’aimerais évoquer deux types de mémoires : la mémoire égoïste, et la mémoire qui glorifie Dieu.

La mémoire égoïste

Ce cas de figure suppose que nous sommes le centre de notre propre vie.

#1 : On fait du favoritisme

On exprime notre reconnaissance seulement à l’égard des gens qu’on trouve « cool ». On est fiers quand une personne « populaire » (un pasteur, un chanteur, un très beau garçon, une très jolie fille etc.), une personne qui fait des choses appréciables pour la majorité, nous encourage ou bien nous fait un compliment. Cela flatte notre égo. En contrepartie, on méprise les autres. Peut-être pas intentionnellement, mais ce qu’ils font pour nous, nous paraît normal.

C’est l’attitude qu’adopte le père du roi David, lorsque le prophète Samuel lui annonce que l’un de ses fils est le futur roi d’Israël. Il préfère présenter tous ses fils sauf le petit dernier, qui n’est qu’un simple gardien de moutons (1 Sam 16.1-13).

#2 : On se sent supérieurs aux autres

En fait, on se souvient des défauts mais pas des qualités de notre prochain. On oublie le bien que tel frère ou telle sœur a fait hier et on ne se concentre que sur le mal qu’il/elle fait aujourd’hui. Tu dois certainement penser que j’exagère. Pourtant, je suis sûre que certains se sont dit : « Cool, j’espère que tel frère/telle sœur va lire cet article et va se remettre en question », « Avec tout ce que j’ai fait pour eux, je pense que si je leur envoie cet article, ils vont comprendre le message ». Le problème réside dans le fait qu’on oublie notre propre état de pécheur…

Pense au serviteur impitoyable qui refuse d’avoir compassion de son débiteur alors qu’il a lui-même été gracié par son maître dans la parabole de Matthieu 18.21-35. En apprenant son manque de miséricorde, son maître le livre aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il rembourse tout ce qu’il lui doit.

Une mémoire qui glorifie Dieu

C’est lorsque que Christ est au centre de nos vies.

#1 : On se souvient de la grâce de connaître Jésus

On se souvient d’avoir été pardonnés et justifiés par Christ. Dans Luc 19, le personnage de Zachée est reconnaissant de la grâce que Jésus lui fait en venant chez lui. Il exprime sa reconnaissance en voulant donner la moitié de ses richesses aux pauvres et en remboursant le quadruple de ce qu’il a volé.

De même pour le lépreux revenu remercier Jésus de l’avoir guéri à la différence des neuf autres (Luc 17.11-19). Cet épisode nous montre l’importance de se poser et de réfléchir à la façon avec laquelle Dieu agit dans nos vies. Je suis convaincue que comme pour ce lépreux, il nous fera revenir sur nos pas pour remercier ceux qu’il a utilisés.

#2 : On n’attend pas de recevoir des autres

La société veut nous faire croire que tout nous est dû. La Bible enseigne le contraire. C’est en effet par sa loyauté et son amour désintéressé que Ruth a témoigné de sa fidélité à sa belle-mère Naomi alors que cet engagement ne lui promettait rien de bon à elle.

#3 : On ne méprise pas ceux qui nous veulent du mal

La Parole nous dit que lorsque nous servons le Seigneur, il utilise même nos ennemis pour notre bien. Pense à l’histoire de Joseph et ses frères ! Même si c’est difficile, il nous faut prier pour aimer ceux qui nous veulent du mal.

#4 : On n’a pas tous la même personnalité

Sois à l’aise dans ta manière d’exprimer ta reconnaissance. Tu peux sentir le besoin de la formuler avec des mots comme l’apôtre Paul à l’égard des Philippiens (Ph. 1.10-11), ou bien en offrant un cadeau, un sourire, en priant etc. Quoiqu’il en soit, fais-le avec amour. Jean l’exprime ainsi : « Amis très chers, puisque Dieu nous a aimés de cette façon, nous aussi, nous devons nous aimer les uns les autres. Personne n’a jamais vu Dieu, mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu vit en nous, et son amour en nous est parfait ». (1 Jean 4.11-12)

Dans sa grâce Dieu choisit d’oublier nos péchés lorsque nous les lui confessons. Souvenons-nous donc de cela et repartons à zéro !

Noémie G
Auteur : Noémie G

23 ans, disciple de Jésus, étudiante en droit, membre à Agape Campus Paris. Mais aussi : émerveillée par l'action de Dieu dans nos relations humaines !

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