C.S. Lewis à propos du désir, des femmes et de la masturbation

Citations relevées sur ce site [anglais].

Voici trois citations révélatrices de C. S. Lewis à propos du désir, des femmes et de la masturbation. Je pense qu’elles pourront aider beaucoup à vaincre le désir sexuel que chacun combat.

Le désir

« Le désir est un sentiment pauvre, faible et fébrile quand on le compare à la richesse et l’énergie du désir qui apparaît au moment où la luxure sera anéantie. »

– The Great Divorce

Les femmes

« Lorsqu’on dit qu’un homme pervers traîne dans les rues et qu’il « veut pécho une meuf », on utilise une expression regrettable. Stricto sensu, ce n’est pas une femme qu’il veut.

Il désire un plaisir pour lequel il a besoin d’une femme comme outil. Pour vous en convaincre, regardez dans les 5 minutes qui suivent l’acte sexuel, l’intérêt qu’il porte à la femme et l’attitude qu’il a envers elle (« on ne garde jamais un paquet de cigarettes quand on a fumé la dernière… »).

Mais l’Eros est ce qui fait que l’homme désire, non pas une femme quelconque, mais une femme spécifique. D’une manière mystérieuse mais incontestable, l’amant désire la bien-aimée elle-même, et non le plaisir qu’elle peut donner. »

– The Four Loves

La masturbation

« La sexualité, normalement, transporte l’individu en dehors de lui-même pour remplir (et corriger) sa propre personnalité dans celle d’un autre (normalement, en engendrant des enfants et des petits-enfants). Mais le mal absolu de la masturbation est qu’elle assouvit l’appétit d’un individu en le renvoyant sur lui-même. La masturbation ramène l’homme dans la prison de son propre corps, où il garde un harem d’épouses imaginaires.

Et ce harem, une fois reconnu, empêche de sortir de ce cercle vicieux et de s’unir véritablement à une femme réelle.

Le harem est toujours accessible, toujours assujetti, il ne lui demande de faire aucun sacrifice ou ajustement. Il peut être doté d’attributs érotiques et psychologiques avec lesquels aucune femme ne peut rivaliser.

Parmi les femmes imaginaires de son harem, il est toujours adoré, toujours l’amant parfait ; aucune de ses demandes n’est à l’origine d’un sentiment désintéressé, aucune mortification n’est imposée sur sa vanité.

En fin de compte, la masturbation devient simplement le moyen par lequel il s’adore lui-même de plus en plus… Une des plus grandes œuvres de notre vie sera de se détacher de nos envies égocentriques, de sortir de la petite prison obscure dans laquelle nous sommes tous nés. La masturbation doit être évitée comme toutes les pratiques qui retardent ce processus de libération. Le danger est que l’on peut finir par aimer la prison. »

– The Collected Letters of C.S. Lewis, Volume 3

Pour aller plus loin sur la masturbation, tu peux consulter cet article qui explique ce que la Bible en dit !

Auteur : Clive Staples Lewis

Clive est un écrivain et professeur anglais. C'est aussi un brillant défenseur de la foi chrétienne. Il est l'auteur, entre autres, des Chroniques de Narnia.