Vie de pureté : « Enfant brûlé, vas-tu jouer avec le feu ? » (1/2)

24 Sep 2015 0 commentaire Kevin D.

Vous rappelez-vous du verset phare de La Rébellution ? « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais sois un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en charité, en esprit, en foi, en pureté » (1 Timothée 4.12). La pureté me semble être l’un des fruits les plus négligés au sein de notre génération. Le problème central, ce n’est pas d’avoir des pensées sexuelles envers une personne dans la rue, ce n’est pas de cliquer sur de la pornographie ou de lire des livres érotiques, ce n’est pas d’aller voir une prostituée ou de commettre un adultère. Toutes ces actions ne sont finalement que des conséquences et des symptômes de notre manque de plaisir en Dieu dans notre vie quotidienne.

Prendre conscience de son impureté

Le but de mon article n’est pas de culpabiliser. Après maintes discussions, je suis convaincu qu’aucun de nous ne connaît aucun problème avec le fait de vivre une vie de pureté. De toute façon, cet article s’adresse à celles et ceux qui en ont. Bien entendu, avoir des mauvaises pensées et avoir des relations sexuelles avec une personne qui n’est pas mariée à nous, n’engendre pas les mêmes conséquences. Mais Jésus nous montre que quelque soit le péché, tous sont impurs : « Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère dans son cœur. » (Matthieu 5.28). Je confesse donc être quelqu’un qui a besoin d’être purifié. C’est ici que je voulais en venir. Tant que nous ne prendrons pas conscience du mal que nous commettons, nous ne pourrons pas être renouvelés dans nos pensées, nos paroles et notre conduite. C’est pour cela que je te propose de prendre le temps de réfléchir : où en es-tu avec la pureté ? L’as-tu négligée ? Si la réponse est oui (qui fût la mienne), je t’encourage à lire cette impressionnante citation de Spurgeon :

Chrétien, qu’as-tu à voir avec le péché ? Ne t’a-t-il pas déjà assez coûté ? Enfant brûlé, vas-tu jouer avec le feu ? Quoi ! Quand tu as déjà été entre les mâchoires du lion, entreras-tu une seconde fois dans sa tanière ? N’en as-tu pas eu assez de l’ancien serpent ? N’a-t-il pas jadis empoisonné toutes tes veines ? Pourquoi irais-tu de nouveau « t’ébattre sur l’antre de la vipère », et « mettre ta main dans la caverne du basilic » ? Ne sois donc pas si insensé ! Le péché t’a-t-il déjà procuré un bonheur authentique ? As-tu trouvé en lui une satisfaction durable ? Si c’est le cas, retourne à ton ancienne vie de corvées et porte de nouveau les chaînes, puisque tel est ton plaisir. Si toutefois le péché ne t’a jamais donné tout ce qu’il t’avait promis, mais qu’il t’a accablé de mensonges, ne soit pas de nouveau piégé par le vieil oiseleur : saisis ta liberté, et que le souvenir de ton ancien esclavage t’empêche d’entrer encore une fois dans le filet ! Le retour au péché est contraire aux desseins de l’amour éternel, lesquels visent sans cesse le maintien de ta pureté et de ta sainteté : alors, ô croyant, ne va pas à l’encontre des plans de ton Seigneur. Une autre pensée devrait te garder loin du péché : un chrétien ne peut pécher sans payer ensuite très cher pour son iniquité. La transgression détruit la paix de l’esprit, obscurcit la communion avec Jésus, entrave la prière, apporte les ténèbres sur l’âme : ne sois donc pas le serviteur et l’esclave du péché. Mais il y a une autre raison plus forte encore : chaque fois que tu deviens « esclave du péché », tu « crucifies le Fils de Dieu et l’exposes à l’ignominie ». Peux-tu supporter cette pensée ? Si tu as succombé à un quelconque péché aujourd’hui, peut-être mon Maître t’a-t-il envoyé cet avertissement ce soir, afin que tu reviennes à lui avant que tu n’erres trop loin. Tourne-toi de nouveau vers Jésus : son amour pour toi est encore là, et sa grâce est toujours la même. Avec tes larmes et ta repentance, viens à son marchepied, et tu seras encore admis dans Son cœur. Tu seras de nouveau établi sur le roc, et tes pas seront affermis. » 

Enfant brûlé

Je trouve cette illustration très profonde et je voulais vous la partager (je remercie d’ailleurs Florent un ami qui me l’a partagée). Celle-ci s’applique à la pureté. À chaque fois que nous sommes tentés et que nous chutons, nous nous retrouvons tel un enfant dans un incendie.

Certain lecteurs (et certaines lectrices) comprendront immédiatement cette image et penseront au dedans d’eux : « Oui, c’est exactement ça que je ressens lorsque je chute dans mon péché. Je suis tel un enfant brûlé qui retourne jouer avec le feu… » Votre besoin est de vivre pleinement votre liberté en Christ : la foi chrétienne nous donne quotidiennement de l’espérance ; c’est pourquoi sachez prendre plaisir dans le pardon de Dieu, car « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1.9). Cela ne signifie pas que nous pouvons désobéir à notre guise, mais que vivre la grâce de Dieu, c’est saisir la grandeur de son amour et ainsi prendre plaisir en lui. Faire le contraire, c’est s’appuyer sur nos propres forces. En effet, je crois qu’un de nos plus grands défauts, (dans lequel j’ai chuté assez souvent), c’est de ne pas se sentir « bien » ou « accepté » par Dieu seulement lorsque nous nous sommes nous-mêmes « justifiés », après quelques temps ou quelques bonnes actions. Refusez cette pensée, car c’est ainsi nous sommes assurés de perdre la guerre contre le péché. Ne faut-il pas vivre par l’Esprit, et non par nous-mêmes si nous souhaitons remporter la victoire ?

D’autres lecteurs ne saisiront pas cette image, parce que leur cœur s’est endurci à cause du péché. Votre plus grande solution est la prière. Sincèrement, je vous avoue être impressionné par la puissance et l’efficacité de la prière (ex. lisez l’épître de Jacques et priez), et je suis triste du peu de temps que notre esprit s’y consacre. Je crois que Dieu nous transforme dès lors que nous lui faisons confiance, et que nous lui demandons ce qui lui est agréable.

Lisez la 2e partie de l’article ici

Auteur : Kevin D.

Kevin, 17 ans, est toulousain, lycéen en terminale littéraire, créateur de BTF, et surtout disciple de Jésus-Christ.