Haïti, la pauvreté… et moi ? (3)

Partenariat avec le SEL : une aventure à découvrir – 1er article2e article de la série 

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Cher(e)s Rébellutionnaires,

Aujourd’hui je me prépare à partir en Haïti (du 20 au 29 juillet) et à vivre une expérience en dehors de mon cadre de vie habituel. Après un voyage à Madagascar lorsque j’étais enfant et un séjour scolaire en Roumanie pendant mon année de 4e, me voilà prête à partir à la découverte d’un nouveau pays dit « pauvre ». L’occasion pour moi de continuer à élargir mon regard et mon cœur vis à vis des pays sous-développés et des personnes dans le besoin. J’ai tellement entendu parler d’Haïti au travers de personnes que je côtoie, je vais maintenant pouvoir observer les choses de mes propres yeux. C’est si excitant d’avoir l’opportunité de partir à la rencontre de l’autre, de découvrir une autre culture et une autre histoire avec un passé douloureux.

Comme vous avez pu le voir dans les deux premiers articles de la série, en ce moment le Seigneur m’interpelle beaucoup sur le sujet de « la pauvreté » et donc sur ma façon de vivre. Je me pose des questions sur la façon dont je peux prendre en compte la situation du pauvre, de la veuve et de l’orphelin dans ma vie (Deutéronome 10.18). En partant en Haïti, sans doute vais-je continuer à voir les choses différemment.

Une des raisons qui m’a longtemps gardée éloignée du sujet de la pauvreté, était le fait de croire que, parce que je n’avais pas d’argent je ne pouvais rien faire. Une vision bien arrêtée des choses qui évite de s’interroger et de se remettre en question. Comme si l’argent était un des seuls moyens concrets pour agir en faveur des démunis ?! En fait, à partir du moment où l’on s’intéresse sérieusement à une cause, et que l’on prie pour elle, je pense que c’est déjà y apporter un soutien. Aujourd’hui j’ai compris que j’ai ma part à faire, déjà dans mon quotidien.  Alors en réalité, quel est notre état d’esprit, notre manière de pensée et de vivre ? Je pense que c’est là l’essentiel car ensuite les actes suivront (Rappel 1er article 2e article de la série)

En tant que jeune lycéen, étudiant, jeune diplômé, travailleur, peu importe notre situation et pour de multiples raisons je sais qu’il n’est pas toujours évident de donner et soutenir financièrement. Puis souvent, notre première réaction est la peur de manquer. On donne en calculant ce que l’on ne pourra pas acheter avec cette somme. On part d’une somme d’argent que nous avons en nous positionnant comme si elle nous appartenait. Nous oublions alors que tout ce que nous avons, appartient d’abord à Dieu.

« C’est à moi qu’appartient tout l’argent et tout l’or. Voilà ce que déclare le Seigneur des armées célestes. » Agée 3.8. Il est celui qui donne et qui reprend et il prend soin de nous au-delà de ce que nous pouvons espérer.

 

Etre un soutien 

On se demande souvent comment s’investir le plus efficacement possible ? Certains pensent que les projets de développement sont l’approche la plus efficace et s’engagent personnellement ou financièrement. Pour d’autres, il est primordial de consommer de manière responsable. D’autres encore essayent d’obtenir des changements par leur engagement politique. Je crois que ces différentes réponses au problème se complètent et ne sont pas en opposition. En général, on arrive mieux à résoudre un problème lorsqu’on prend en compte toutes ses facettes.

 

En consommant de manière plus responsable :

Il n’existe pas de recette ou de règles pour apprendre à vivre de manière plus juste. Nos vies sont toutes très différentes et nous disposons tous d’une certaine marge de manœuvre. Mais je vais vous citer quelques exemples du livre « Just people – Pour une vie simple et juste » qui nous interroge sur notre manière de vivre :

  • Dans quel domaine de ma vie ai-je besoin de plus de simplicité ?
  • Suis-je d’accord de remettre en question mes exigences ?
  • Dans un job d’été ou un travail, est-ce que j’accepterai d’occuper un poste plus intéressant au niveau relationnel mais moins intéressant économiquement ?
  • Qu’est-ce que je fais de l’argent que j’ai en trop ? Suis-je prêt à partager ? En encourageant un projet que je connais par un don, en m’intéressant aux ONG ?
  • Quels critères est-ce que je prends en compte pour choisir mes habits, mon électroménager, mes bijoux ou autres ?
  • Est-ce que je me déplace en respectant l’environnement ?
  • De quoi puis-je me passer pour une certaine période ou même définitivement ?  La voiture, les sucreries, la viande, les fruits exotiques, certains médias comme la télévision, internet, des nouveaux habits, gadgets ?

« Voici le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté, dénoue les liens de la servitude, renvoie libres les opprimés, et que l’on rompe toute espèce de joug » Esaïe 58.6

Vivre de manière plus simple, c’est aussi partager ses richesses. Le partage permet d’exprimer notre amour à l’égard des pauvres et la création entière. On peut partager tout ce que l’on a, non seulement l’argent, mais encore le temps, l’énergie et les capacités. A ce propos cette phrase du Mahatma Gandhi, est parlante : « Vivez de manière simple afin que d’autres puissent simplement vivre. »

Le Seigneur nous place tous à un endroit particulier et nous donne des opportunités et des occasions divers pour le servir ; à nous de les saisir en nous laissant interpeller. Ci-dessous, je cite quelques exemples qui pourraient faire l’objet d’un engagement social même si la plupart du temps ce ne sont pas les occasions et les idées qui nous manquent. La liste pourrait être bien plus longue. Si tu souhaites allonger la liste ci-dessous, je t’invite à laisser un commentaire.

 

En participant à des évènements et des projets de développement 

Il existe une multitude de choses dans lesquelles tu peux t’investir concrètement, en donnant de ton temps et de ton énergie. Le tout est de demander au Seigneur dans quoi et où, pour s’y engager fidèlement. Je cite quelques exemples ci-dessous qui je l’espère sauront t’inspirer :

« Nous sommes des jeunes qui avons à cœur d’aider les plus démunis, et de montrer aux sans-abris qu’ils demeurent des personnes de valeurs. »

Aider les personnes dans le besoin, distributions de choses concrètes mais surtout un partage d’amour.

Le défi pour chaque coureur est de collecter un minimum de 250€ en se faisant sponsoriser par des personnes de son entourage. Le jour J, le défi est de courir ou marcher 6 ou 10 km.

24 heures de vélo pour les dalits Le 27 juin 2015 –  10 équipes de cyclistes à travers la France, la Belgique et la Suisse vont parcourir un maximum de kilomètres en 24 heures pour parler des Dalits en Inde et permettre à 42 enfants intouchables d’aller à l’école !

  • Le parrainage d’enfant :

En s’engageant à donner une « petite » somme tous les mois, nous pouvons changer durablement les conditions de vie d’un enfant vulnérable en lui donnant accès à ce dont il a besoin pour bien grandir : aller à l’école, boire une eau potable, manger à sa faim et être suivi médicalement. Je pense à des Associations comme Compassion Suisse et Sel France avec qui je pars cet été.

 

Pour nous suivre sur le projet du voyage en Haïti  :

 

Tests et Liens inspirants, à consulter , en rapport avec l’article :

Déborah S
Auteur : Déborah S

24 ans, rébellutionnaire, harpiste et étudiante au Cfmi de Sélestat.

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