Appelé à Son service ?

Le moine Lego est simplement là pour provoquer… Bien sûr, Dieu t’appelle à son service là où tu es, et particulièrement dans l’assemblée que tu fréquentes. Dans celle-là, tu peux faire différentes choses, et t’impliquer dans différentes tâches… Mais tu n’as pas quinze mains et sept cerveaux, il te faut choisir dans quoi t’engager. Voici quelques signes qui montrent comment souvent, Dieu appelle ses enfants à un ministère spécifique.

Ils sont extraits de l’un des cours de C.H. Spurgeon (prédicateur anglais du XIXe), donnés à ses élèves dans le cadre de l’école pastorale qu’il a fondée à 16 ans. Ils sont tirés du livre Lectures to my students.

 
  1. Un désir ardent

« Le premier signe d’un appel divin est un puissant désir intense pour le travail en question ». C’est une faim qu’on ne peut satisfaire qu’en accomplissant ce service, ce ministère. En bref, si tu brûles d’envie de jouer de la guitare à l’église, ou de prêcher l’Évangile au Zimbabwe, c’est un premier signe d’un appel de Dieu. Newton, un pasteur anglais du XVIIIe, ancien marin négrier et auteur de Amazing Grace, dit que ce désir doit être « préférable à des montagnes d’or et d’argent ».

Ce désir ne doit pas être un sentiment passager. Parfois, il arrive qu’à la fin de soirées missionnaires, une douce musique accompagne la fin de la vidéo qui montre des enfants squelettiques derrière un grillage… et l’émotion pousse beaucoup de jeunes à s’engager ; engagement qui ne dure que quelques heures ! Au contraire, ce désir doit te poursuivre pendant des mois et des années, il doit monopoliser tes pensées et tes prières.

Des gens s’engagent parfois dans le ministère parce qu’ils ont loupé tout le reste, et qu’ils voient les portes fermées comme une direction divine… Bien différent est l’appel divin, motivée par la gloire de Dieu et l’édification de l’Église.

 
  1. Les compétences nécessaires

Spurgeon veut dire que si tu meurs d’envie de t’occuper de la sono de l’Église, mais que tu es sourd, tu vas avoir quelques problèmes pour le faire… « Un homme ne devrait pas considérer qu’il est appelé à prêcher tant qu’il n’a pas prouvé qu’il peut parler ». Oui, Dieu t’équipera pour le service qu’il te demande d’accomplir. Newton précise : « certainement, si le Seigneur envoie un homme […], il l’équipera ».

Bien sûr, tu n’as pas toutes les compétences au début, il faut donc évaluer le potentiel que tu pourrais avoir pour tel service. Mais cela veut aussi dire que, grâce au désir ardent mentionné ci-dessus, tu vas développer ces aptitudes ; et tu continueras à les travailler une fois engagé dans ce ministère !

 
  1. Porter du fruit

En tant que prédicateur, tu ne peux pas être satisfait tant que tu ne vois pas les gens qui t’écoutent appliquer ce que tu dis. « Un ministère ne peut pas être sûr de sa vocation tant que les résultats ne sont pas apparents ». Ce fruit, c’est ce qui montrera que tu es doué dans ce que tu fais. Même le prophète Jérémie avait le fruit de voir ses paroles s’accomplir, et certains lui attribuent même… un converti (Jérémie 39.15-18) !

Dieu nous a établi « pour que nous allions, que nous portions du fruit, et que notre fruit demeure » (Jean 15.16). C’est notre mission ici-bas, et chacun doit chercher comment il peut porter du fruit dans son domaine. Si les graines qu’il sème dans un champ particulier germent spécialement, c’est probablement que Dieu l’appelle dans ce domaine.

 
  1. La reconnaissance de ton Église

« Notre esprit sera jugé par l’assemblée, et s’il doit l’être, sera condamné. […] Si l’Église n’est pas édifiée, la conclusion ne doit pas être discutée, nous ne sommes pas envoyés par Dieu. » Les gens autour de toi doivent pouvoir t’encourager, ou, au contraire, te dire clairement que ce n’est pas ton ministère. C’est vers eux que tu dois te tourner pour savoir où t’engager dans l’Église. Ils connaîtront aussi les besoins de l’assemblée, et sauront te diriger pour que ton ministère soit utile.

En plus de l’Église, quelques amis pieux qui te voient vivre et/ou un ancien dans ton entourage qui te connaît bien pourront aussi être de bon conseil pour t’aiguiller vers ce que Dieu t’a prévu !

 
  1. Être guidé par les circonstances

Spurgeon cite une lettre de Newton sur le sujet qui donne un détail supplémentaire. Il parle d’une providence, et « d’un concours de circonstances qui montrent les moyens, le temps, l’endroit » pour exercer ce ministère. Bien sûr, il met en garde à ne pas sauter sur les détails superficiels, mais à regarder au plan de Dieu global, en regardant à ce que Dieu fait dans ta vie. Typiquement, s’il t’appelle à témoigner dans un milieu de violonistes professionnels, il te donnera probablement l’oreille et le violon pour être des leurs, pour que tu te fasses tout à tous !

 

Que Dieu te guide dans ta vie spirituelle, et ton engagement dans l’Église. N’oublie pas que Dieu fait ce qu’il veut, quand il veut, et avec qui il veut ! Certaines œuvres francophones utilisent aussi ces aspects pour confirmer ton appel. Nous t’invitons particulièrement à éprouver toute « prophétie » ou parole de connaissance avec ces cinq points, qui t’aideront à trouver comment tu peux te mettre au service de Dieu dans ta vie.

Recommandes-tu d’autres choses pour savoir où Dieu nous appelle ?

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Nicolas B

Nicolas B, la trentaine, est marié et papa de deux enfants. Installé en Normandie, il est impliqué dans différents projets, mais c'est surtout son travail dans la gestion financière de projets industriels internationaux qui l'occupe en ce moment. Il est ancien coordinateur de la Réb' et co-auteur de Une vie de défis

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6 Commentaires

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  • Quand je lis cet article, je me pose la question suivante :
    De quel type d’engagement parle-t-il?
    Parce que de ce que je comprends, il parle aussi bien du missionnaire qui part au Zimbabwe que du missionnaire qui fait la sono, non?
    Si c’est bien cela, je ne suis pas vraiment d’accord avec le 1er point.
    Je pense (et ça n’engage que moi!) que de dire aux jeunes qu’ils doivent s’engager uniquement s’ils brûlent d’un désir ardent n’est pas correct.
    Ce qui manque dans cet article, c’est le coût du service! Il y a beaucoup de choses dans l’église qui ne nécessite pas forcément des compétences particulières (préparer la cène, faire le ménage etc), mais qui demandent un coût, un effort! Je n’ai personnellement jamais vu quelqu’un dire « je brûle d’un désir ardent de faire le ménage, je sens que c’est ma place! ». Et pourtant, ce sont des choses qu’il faut faire, qui prennent du temps (qu’on ne passera pas à s’amuser avec ses amis, à glander, ou devant un film..) et qui demandent donc un engagement!

    Donc, quelle est la part de l’engagement dans le service pour Dieu?

    Fraternellement

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    • Bonjour Paul !
      J’ai essayé d’être clair dès le début en parlant d' »un ministère spécifique », mais je vais clarifier encore.
      Je ne crois pas que pour faire le ménage, ou préparer la cène, il faille un appel particulier de Dieu. Pour moi, ce n’est pas un ministère. C’est juste un service rendu, service qui peut être rapide et facile ou long et fastidieux. Je connais des églises dans lequel le ménage est fait par le prédicateur, et c’est une bonne chose pour éviter l’orgueil de la chaire !
      Quand on s’engage dans un ministère spécifique, on doit être prêt à en accepter le prix. Et à payer ce fameux coût du service dans la persévérance, quand personne ne nous regarde ou nous remercie, etc. Mais l’article traite de « comment on peut savoir que Dieu nous appelle, et vers quelle ministère ». Et là, à mon sens, ce n’est pas primordial de parler du coût du service…
      Donc, oui, les jeunes doivent s’engager dans l’église ! Et ils doivent le faire même s’ils ne trouvent pas quelque chose qui les fait brûler de désir !
      Et oui, ils doivent être prêt à s’engager pas seulement au gré de leur envies, mais tenir sur la durée, même quand c’est difficile !
      Et si je ne trouve pas de ministère spécifique, je peux aider les uns et les autres dans les différentes tâches (ingrates ou non) de l’église, et je trouverais peut-être quelque chose qui me plaît…
      Ceci dit, pour moi, celui qui fait la sono n’est pas un missionnaire stricto-sensu…
      J’ai répondu à tes questions ?

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  • Que veux-tu dire par parole de connaissance?

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    • Bonjour Patricia.
      Je fais référence à Paul dans 1 Corinthiens 12.8.
      J’utilise le sens large, et je vois, comme Grudem, deux manières de le comprendre.
      1. Ce peut être une révélation spéciale de l’Esprit qui permet de délivrer une parole portant une connaissance passé, présente ou future sur une situation une personne de l’assemblée (don plutôt miraculeux, se rapprochant de la prophétie).
      2. Deuxième option, c’est un don non « miraculeux », qui revient au même, sans la révélation spéciale. La personne ferait « juste » preuve d’intelligence, de discernement et de sagesse pour donner avec les informations qu’elle a un conseil ou un avis particulièrement adapté.
      Grudem s’arrête finalement plutôt sur le deuxième sens. Dans l’article, je cherchais à mettre un synonyme de prophétie pour toucher les personnes de différents milieux. Mais l’idée de ma phrase est de dire « si des gens te poussent à effectuer un ministère particulier, surtout s’ils disent que ce qu’ils te disent leur vient de Dieu, utilise ces 5 signes pour voir si ça concorde avec ton appel personnel ».

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  • Merci Nicolas. Je crois aussi que la 2e interprétation est fidèle à l’ensemble des Écritures, ayant été victime de la 1re. Ce n’était pas loin de la divination, je te l’assure!

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    • J’imagine…Il y a parfois des exagérations chez certains chrétiens…

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