5 choses que notre génération devrait viser (2/2)

Article de Christopher Witmer, publié originalement sur la site de The Rebelution, en anglais. Retrouvez la première partie ici !

3. L’amour

Les chrétiens minimisent trop souvent l’amour. Pourtant, ce n’est absolument pas biblique de mettre de côté l’amour de Dieu ou de minimiser son impact. 1 Corinthiens 13 est très clair : tout ce que nous faisons sans amour est une perte de temps. 1 Jean 4.8 dit que Dieu est amour. Techniquement, on pourrait retourner la phrase et dire : l’amour est Dieu. Cela sonne un peu bizarrement, n’est-ce pas ? Mais c’est ce que la Bible dit, pas moi ! A ma connaissance, aucune personne, aucune qualité, aucun fruit de l’Esprit ne reçoit un statut d’égal de Dieu.

Laisse-moi expliquer. C’est une question de grammaire : « sainteté » est un nom, « saint » est un adjectif, « miséricorde » est un nom, « miséricordieux » est un adjectif. De la même façon, « amour » est un nom et « aimant » est un adjectif. Nulle part dans la Bible il n’est dit que « Dieu est sainteté », « Dieu est justice » ou « Dieu est miséricorde », mais en de nombreux endroits il est dit que Dieu est saint, juste, miséricordieux. En d’autres termes, « amour » n’est pas seulement une manière de décrire Dieu : Dieu est l’amour en personne. « Attends un peu ! », pourrais-tu objecter : « la Bible dit que Dieu est lumière. On ne peut pas dire : « La lumière est Dieu ! » C’est une bonne réflexion. Cependant, les deux phrases « Dieu est amour » et « Dieu est lumière » sont des métaphores. Avec la métaphore « Dieu est lumière », l’apôtre Jean décrit comment Dieu brille dans ta vie et en chasse les ténèbres. C’est pourquoi dans la métaphore la lumière représente Dieu : la lumière est Dieu. Encore une fois, c’est une métaphore. Ne commence pas à adorer le soleil, les photons ou les choses du même genre ! C’est la même chose avec l’amour : nous n’adorons pas l’affection entre les parents et leur enfant ou la romance entre deux amants, mais nous adorons Dieu qui est la quintessence de l’amour.

Donc, puisque Dieu est amour et que, métaphoriquement parlant, l’amour est Dieu, si un groupe de personnes dit : « Nous avons l’amour ! » mais n’a pas le vrai et unique Dieu, ces gens n’ont pas le vrai amour. De l’autre côté, si des gens disent : « nous avons Dieu ! » et que pourtant on ne trouve pas d’amour chez eux, alors ils n’ont pas vraiment Dieu.

Si tu ne te souviens pas ce que dit 1 Corinthiens 13, va le relire. C’est un chapitre très puissant. Cette fois, remplace « amour » par « Dieu ». Toutes les qualités qui décrivent l’amour décrivent aussi Dieu. N’est-ce pas extraordinaire ?

Maintenant essaye de comprendre ceci : en Christ, nous avons part à la nature divine de Dieu (2 Pierre 1.4). Non pas que nous devenions des dieux, mais plutôt que sa nature est implantée en nous. Nous devenons un avec Dieu dans l’Esprit (1 Corinthiens 6.17). Cela inclut également Son amour. Nous n’avons pas à faire des efforts pour l’obtenir ou le gagner, cela fait partie de la nouvelle identité que Dieu nous a donnée à travers Christ. Repose-toi simplement dessus et permets à Dieu de faire régner l’amour dans ta vie.

 

4. Le repos

Je ne comprends pas encore parfaitement ceci, mais j’en apprends toujours de plus en plus sur la nécessité du repos. Je sais bien qu’à travers Christ, nous sommes entrés dans le repos de Dieu, qui est clairement actuel et va jusque dans l’éternité. « Car nous qui croyons entrons dans ce repos […] car quiconque est entré dans le repos de Dieu se repose aussi de ses œuvres, tout comme Dieu s’est reposé des siennes. Efforçons-nous donc d’entrer dans ce repos de sorte que personne ne tombe dans la désobéissance. » (Hébreux 4.3, 10-11)

Les Israélites ont désobéi à Dieu en « ne s’efforçant pas d’entrer dans la terre promise » (le repos de Dieu) et c’est pour cela qu’on leur a interdit d’y entrer.

Dans le Nouveau Testament, le verbe « revêtir » signifie littéralement « plonger dans ». C’est une découverte extraordinaire ! « Revêtir » indique une action, un travail, tandis que « plonger dans » indique l’abandon et le repos. Au lieu de travailler dur tous les jours pour « revêtir » l’armure de Dieu, je peux « plonger dedans », en sachant qu’en Christ, je la porte déjà (Éphésiens 6.11, Romains 13.12). « Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ et ne vous préoccupez pas de satisfaire les désirs de l’homme livré à lui-même. » (Romains 13.14) « Vous avez appris […] à être renouvelé par le changement de ce qui oriente votre pensée, à [plonger dans] l’homme nouveau, créé conformément à la pensée de Dieu, pour mener la vie juste et sainte que produit la vérité. » (Éphésiens 4.22-24)

 

5. La communauté

Nous ne sommes pas faits pour être seuls. Lorsqu’il a créé le monde, la seule chose que Dieu a qualifiée de « pas bonne » était une personne seule. Même la Trinité n’a jamais rien fait seule. Ils sont un, ils sont toujours ensemble : Dieu fait les choses en communauté.

Les amis affûtent notre pensée, remettent en question nos façons de penser, révèlent des zones de faiblesse dans notre caractère, et nous encouragent à aller vers la santé, vers Dieu. Sois amical et fais-toi des amis (Proverbes 18.24).

A quoi est-ce que cela ressemble exactement, la communauté ? Je ne sais pas, mais je suis à peu près sûr que cela comporte des jeux, des chants autour d’un feu de camp, une communion spontanée et un ministère accompli avec des amis. Cela nécessite de travailler dur, beaucoup d’amour, des attitudes de culte et des personnes qui savent se reposer. Parfois, nous allons nous blesser mutuellement et avoir besoin de nous excuser et de pardonner. Parfois, nous voudrons abandonner, ou il semblera que plus personne ne veuille vivre cette communauté : c’est précisément à ce moment que ça commence vraiment ! Continue à faire des efforts, cela en vaut la peine. Nous avons tous besoin des autres, alors soyons là les uns pour les autres.

Oui ! Continuons cela ! Lançons notre génération en laissant le culte remplir totalement nos vies, travaillons dur pour atteindre nos objectifs, laissons l’amour nous submerger, sachons nous reposer et puisons des forces dans la communauté.

Auteur : Christopher Witmer

Christopher vient des Etats-Unis, il a 20 ans ; sa passion est d'écrire pour Dieu.