St Augustin, le péché et l’Homme

14 Oct 2014 0 commentaire Anna B.

Article de Anna S., 24 ans et sauvée par grâce.

Saint-Augustin, métro, ligne 9, Paris.

Mais pas seulement ! Derrière cette station, il y a un théologien d’origine berbère, Augustin d’Hippone (nous avons déjà publié un article sur ses Confessions). Il a, entre autres, décrit en 4 étapes [1] la relation de l’homme avec le péché, selon l’Histoire biblique de l’humanité. Tu vas sûrement me demander de quoi il s’agit. C’est un survol biblique de la condition de l’homme pour apercevoir l’incroyable plan de rédemption de Dieu.

Prêt à être émerveillé ?

1- L’homme capable de pécher et capable de ne pas pécher

L’humanité avant la chute

C’est dans cet état d’innocence que Dieu a créé l’homme (et la femme) : avec un libre arbitre encore sain. La Bible dit que « Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon » (Genèse 1.31). Cette innocence allait bien au-delà d’un simple état de candeur : la conscience même de l’homme était pure. Cela englobe trois notions importantes : la compréhension de l’homme était parfaite, sa volonté se conformait à la volonté de Dieu et ses affections étaient droites, pures et saines. En cela, l’apôtre Paul nous encourage à nous revêtir de « l’homme nouveau, qui se renouvelle dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Colossiens 3.10). Adam n’avait pas besoin d’une loi écrite sur des tables de pierre, elle l’était dans son cœur ! Il était en quelque sorte la voix de la création, à la gloire de Dieu pour ses œuvres, ayant naturellement une connaissance exquise des œuvres de son Créateur.

2- L’homme incapable de ne pas pécher

L’humanité après la chute…

Mais cette condition n’était pas immuable, et Adam a préféré rejeter cet état de grâce. Sa désobéissance a rendu l’humanité entière pécheresse, et la misère s’est étendue à tous les hommes (et femmes), sans exception ! Le péché n’est pas simplement un acte de désobéissance ; il est une gangrène qui nous ronge de l’intérieur, touchant même notre compréhension, notre volonté, et nos affections. Le péché nous conditionne à désobéir et à nous rebeller contre Dieu, naturellement, aveuglément.

« Ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous ; et ils ont changé la gloire du Dieu incorruptible en images représentant l’homme corruptible, des oiseaux, des quadrupèdes, et des reptiles. C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs cœurs ; ainsi, ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps, eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature, qui est béni éternellement. » (Romains 1.21-25)

3- L’homme capable de ne pas pécher

L’humanité passée par la nouvelle naissance…

Le péché exerce une telle influence dans notre vie, que l’homme, par nature, est incapable de s’en affranchir. Or, c’est par la puissance de Dieu que cela devient possible !

Pour reprendre les mots de John Piper, « c’est là qu’interviennent les souffrances de Christ. Quand il mourut pour ôter la condamnation qui pesait sur nous, il a en quelque sorte ouvert les vannes de la puissance de la miséricorde divine pour qu’elle opère notre libération de la puissance du péché. […] Pour ceux qui se confient en Christ, la puissance de Dieu ne sert plus désormais au service de sa colère qui condamne, mais de sa miséricorde qui libère. Dieu nous accorde cette puissance de changement par la personne de son Saint-Esprit. C’est pourquoi « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi » sont présentés comme les facettes du magnifique « fruit de l’Esprit » (Galates 5.22-23). La Bible peut donc nous laisser une merveilleuse promesse : « Le péché n’aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. » (Romains 6.14) [2].

4- L’homme incapable de pécher

L’humanité glorifiée, dans le céleste paradis…

Nous, qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons en nous-mêmes, attendant la rédemption de notre corps (Romains 8.23). Ayant goûté de manière partielle à ce salut, nous espérons cet état où le péché ne sera plus parce que nous serons enfants de Dieu, justifiés et adoptés. « Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu ! Et nous le sommes. Si le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne l’a pas connu. Bien aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; mais nous savons que lorsqu’il paraîtra, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est […] et il n’y a point en lui de péché. » (1 Jean 3.1-5).

Grâce à Christ et au plan parfait de Dieu, Il nous assure une meilleure position qu’Adam avant la chute. N’est-ce pas un incroyable encouragement ?

Que le Seigneur nous aide et nous conduise à connaître toujours plus les profondeurs de son amour pour « marcher d’une manière digne de Dieu, qui [nous] appelle à son royaume et à sa gloire » (1 Thessaloniciens 2.12).

Pour aller plus loin :

Jésus

[1] Tirées du 118e chapitre de son « Enchiridion ad Laurentium »

[2] John Piper, 50 raisons pour quoi Jésus doit mourir, éditions Europresse

Auteur : Anna B.

Anna, 25 ans, est originaire de région parisienne et a été sauvée par grâce.