10 techniques pour l’évangélisation – Partie 1/2

Article de Jean Williams, traduit par Yadira C., 21 ans, diplômée en LEA et Rébellutionnaire

Je ne suis pas vendeuse. Je ne suis pas indemne aux critiques, je ne suis experte ni en logistique, ni en rhétorique. Mais apparemment, pour aider les gens à connaître Jésus, je n’ai pas besoin de ces qualités. J’ai appris que les meilleurs vendeurs doivent dégager un intérêt authentique, avoir de la compassion envers leur interlocuteur et croire en ce qu’ils disent. Cette description me correspond beaucoup plus. Je peux aimer, je peux croire, je peux prier. Mais je dois aussi ouvrir ma bouche et parler.

C’est bien ce dernier aspect qui n’est pas mon point fort. Je regorge d’idées quant aux conversations d’évangélisation, pourtant je n’arriverai jamais à être comme ces surdoués qui, dans la conversation, passent subtilement des graffiti à Jésus. Quand c’est moi, c’est tout le contraire, ma langue est pétrifiée et ce n’est que plus tard que la révélation arrive et que je me dis : c’est ça ce que j’aurais dû dire. Je suis la reine des mains moites, des silences embarrassants et des réponses vagues.

Je viens tout juste de comprendre que cela ne doit pas être si difficile. L’évangélisation n’est pas une capacité obscure qu’il faut maîtriser. Je ne dois pas imiter quelqu’un d’autre pour y arriver. Ce n’est même pas quelque chose que je “fais” ou un supplément à ma foi. Il s’agit tout simplement d’être moi-même, de parler de thèmes qui m’intéressent. C’est pourquoi je ne ferai pas allusion aux grandes lignes de l’évangélisation ou de l’apologétique, même si tous deux sont indéniablement utiles. Au contraire, je partagerai avec vous les 10 techniques qui ont transformé mon expérience d’évangélisation.

 

1. Stop au double discours

Quand je suis avec des chrétiens, je suis décontractée et ouverte : je partage mes combats au quotidien et ce que Dieu m’apprend à travers eux. Quand je suis avec d’autres, je suis prudente et réservée, je pèse mes mots et je m’attends à recevoir des regards méprisants. C’est fatiguant. J’en ai assez d’être deux personnes à la fois. Il est temps de mettre fin au dédoublement de la personnalité. Il est temps d’avoir le même discours avec les chrétiens et les non-chrétiens. Il y a sans doute quelque chose d’attrayant chez les croyants qui parlent avec enthousiasme de leur foi. Et puis finalement, qu’est-ce que j’ai à perdre ?

 

2. N’aies plus de préjugés quant à la réaction de tes auditeurs

J’ai cru pendant des années que les gens allaient me rejeter si je parlais de Jésus. Que, sans doute, ils s’ennuieraient, seraient offensés, voire mal à l’aise. Il est évident que ces préjugés me rendent nerveuse, et c’est ainsi que la réaction tant redoutée survient : si je suis mal à l’aise, eux, ils le seront aussi. Mais, à ma grande surprise, les gens s’intéressent souvent à ma foi. Une fois, une femme a même voulu lire la Bible avec moi ! Il m’a fallu des années avant que j’ose lui poser la question ! Maintenant, je m’en veux de ne pas avoir pris mon courage à deux mains plus tôt.

 

3. Parle à ta façon

Je ne sais pas d’où vient ma notion d’ « évangélisation ». Une chose dont je suis sûre, c’est qu’elle ne me ressemble pas. Elle est masculine et argumentative – peut-être parce que la plupart des bouquins ont été écrits par des hommes. L’évangélisation est extravertie et éloquente, comme mes amies douées en la matière. Lionel Windsor dit que « chaque personne présentera l’évangile de façon différente ». Quel soulagement ! Je suis introvertie, sociable et réfléchie, donc ces caractéristiques vont se refléter dans ma présentation de l’évangile, et ceci me convient tout à fait.

 

4. Parle de ta vie avec Dieu (et ce, depuis le début)

« Je suis en train de prier pour toi » ; « Nous sommes allés à l’église ce week-end » ; « J’étais en train de réfléchir sur… » : il y a tellement de façons toutes simples de parler de Dieu sans avoir à expliquer tout le message de l’évangile. Certains interlocuteurs iront plus loin, d’autres pas. Je suis en train d’apprendre à insérer ces petites phrases, puis à attendre pour voir si la personne prend la perche que je lui tends. Il est important de le faire dès le début afin d’éviter le constat embarrassant : « Zut ! Je ne lui ai jamais fait savoir que j’étais chrétien ».

 

5. Sois à l’écoute

Comme dirait mon ami Ben Pfahlert : « Écoute deux fois plus que tu ne parles ». Mon cas me donne du fil à retordre ! Bien trop souvent, je dis ce que je pense avant même de demander l’avis de l’autre, et, ce faisant, je mets fin à la conversation. La prochaine fois que quelqu’un me dira qu’il vient d’un arrière-plan catholique charismatique (ce qui m’est arrivé il n’y a pas longtemps), j’espère avoir le bon réflexe de lui demander de me raconter de quoi il s’agit, puis de lui demander aussi pourquoi il n’en fait plus partie et à quel stade il se trouve à présent.

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Auteur : Jean Williams