7 bonnes raisons de prier chaque matin

Crédits photo : autourde.over-blog.com

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Cette année j’ai mis au défi les gars de mon groupe de jeunes, à participer à un programme que j’ai nommé « 40 jours pour révolutionner votre vie de prière. » Le principe est simple : pendant 40 jours, ils sont mis au défi de se lever chaque matin à la même heure pour avoir un temps personnel avec Dieu (prière et/ou méditation). Pourquoi ce programme ? Parce que mettre à part un temps de communion quotidien représente l’investissement le plus important de la vie chrétienne. Et pourtant cela reste la pierre d’achoppement de beaucoup de chrétiens (même très motivés). Voici un extrait de la formation que j’ai préparée pour eux où je présente 7 bonnes raisons de prier chaque matin.

1- Pour mettre Dieu à la première place

Dieu est l’Alpha, et l’Oméga. Il est au commencement de toutes choses. Et Il veut aussi être au commencement de notre journée. Dieu veut être  à la première place de nos vies, et il veut aussi être à la première place de notre planning. Beaucoup de gens prétendent que Dieu est à la première place dans leur vie, mais ils ne sont capables de consacrer 15 min à Dieu, le matin, dans une journée qui compte 3600 (24 x 60) minutes ! Lorsqu’on leur demande pourquoi ils ne prient pas le matin, la raison qui revient souvent est : “Je n’ai pas le temps..”. Mais au fond, ce n’est pas une question de temps. On a toujours le temps pour les choses qui comptent pour nous. On a le temps pour prendre notre petit déjeuner, on a le temps pour prendre notre douche, on a le temps pour aller faire nos besoins. On a toujours le temps pour les choses que l’on estime importantes et vitales. Et les choses qui sont moins prioritaires, on les fait… “lorsqu’on a du temps” ! Ce n’est donc pas une question de temps, mais une question de priorité. Trouver du temps chaque matin pour rencontrer Dieu, quelque soit la densité de notre programme, voilà ce qui démontre vraiment que Dieu est à la première place de nos vies.

2- Pour lui  exprimer notre reconnaissance

Deuxième raison pour laquelle nous devrions aller vers Dieu chaque matin : pour lui exprimer notre reconnaissance. David exprimait sa reconnaissance envers Dieu dès le matin : “Dès le matin, je chanterai ta bonté, Eternel, Dès le matin, je célébrerai ta bonté” (Psaume 59:2). David avait compris que lorsque le fait de se réveiller le matin, ce n’était pas un acquis, mais plutôt une grâce de Dieu. Chaque journée est un cadeau venant du Père. C’est uniquement grâce à lui que nous avons le souffle de vie.  Alors, comment sortir de chez soi sans lui avoir rendu grâces au préalable?  “Seigneur, merci pour cette journée nouvelle que tu m’accordes! Certains n’ont pas vu ce soleil se lever, alors moi je veux te remercier ! Je veux encore me rappeler de tes bontés et de tes bienfaits dans ma vie. Merci pour la vie physique, mais aussi pour la vie nouvelle en Christ. Cette vie qui me permet de vivre désormais pardonné, réconcilié et reconnecté au Père ! Quelle grâce ! » Commencerios-nous la journée sans prendre le temps de lui exprimer toute notre reconnaissance  ?

3- Parce que Jésus lui même se soumettait à cette discipline

Une troisième raison pour laquelle il est important de prier chaque matin, c’est que Jésus lui même se soumettait à cette discipline.  Marc 1:35. – «Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, Il se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert où Il pria.» Chaque matin, avant le lever du jour, Jésus prenait du temps pour rencontrer Dieu. Chaque matin, il se retirait pour aller  dans l’intimité du Père, et passer du temps avec Lui. Si même Jésus se soumettait à cette discipline, qui sommes nous y déroger ?

4- Pour recevoir la provision nécessaire pour résister face au péché

Chaque jour, quand tu sors de chez toi, tu vas en guerre. Tu vas en guerre contre le péché. Tu vas en guerre contre l’ennemi. Que tu le veuilles ou pas, la guerre est déjà déclarée! Tu es déjà sous le viseur du diable qui cherche à t’atteindre. Comme un lion, il veut dévorer, il veut te faire tomber. Ainsi, tu as besoin de ressources, de provisions sprituelles pour parvenir à lui résister et déjouer ses plans. Si tu sors de la maison le matin sans prier, c’est un peu comme si tu allais sur un champ de bataille sans armes. Mais personne ne va en guerre sans munitions! Tu risquerais de te faire éliminer ! Tu as donc besoin de prier le matin afin que le Seigneur te protège, et te donne toutes les armes sprirituelles (Ephésiens 6:11) pour résister face au péché. Jésus dit “Veillez et priez afin que vous ne rentriez pas en tentation”. Cela veut dire littéralement qu’il y a des tentations que tu pourrais même éviter si tu veillais sur ta vie de prière. Beaucoup de jeunes, pourtant zélés pour Dieu, sont  malencontreusement  tombés dans le péché. Les choses auraient pu en être autrement s’ils allaient chaque matin, récupérer les provisions nécessaires auprès de Dieu !

5- Pour être rempli de joie, de paix, et d’amour face aux épreuves de la journée

Chaque jour, nous avons des challenges et des difficultés à affronter. Certaines personnes seront peut être désagréables envers nous. D’autres nous apprendrons peut être des mauvaises nouvelles. Nous aurons des challenges à relever dans notre travail ou dans nos études. Nous devrons faire face à des situations éprouvantes. Pour pouvoir être capable de rester paisible, joyeux, aimant, malgré toutes ces viscissitudes, nous avons besoin d’être remplis de Dieu. Tu as besoin de prendre ton petit déjeuner sprituel. Lorsque tu passes du temps dans la présence de Dieu le matin, tu sors de la maison équipé et revitalisé; et tu n’es plus dépendant des circonstances. Ton amour, ta paix et  ta joie seront invariables et impertubables. Tu excelleras en maîtrise de soi. Tu souriras à cette dame qui n’arrête pas de te bousculer dans le métro. Tu béniras de tout ton coeur ce collègue ou ce camarade qui t’insulte et te critique sans raison. Tu vivras la vraie vie chrétienne. Tu seras un témoin authentique du Seigneur, une véritable plateforme d’atterrissage de la gloire de Dieu sur la terre ! Tout cela peut être une réalité quotidienne dans ta vie, pourvu que tu réussisses à passer ce temps matinal avec Dieu…

6- Pour prier pour ses besoins personnels de manière plus régulière

Dégager du temps chaque matin permet de prier pour ses besoins personnels (matériels et spirituels), et ce de manière plus régulière. Dieu veut nous exhaucer. Il veut que nous lui fassions part de tous nos besoins (Philippiens 4:6). Alors n’hésitons pas. Comme un enfant ferait sa liste de cadeaux pour Noël, n’hésitons pas à faire notre liste de requêtes à Dieu, et évertuons à nous les lui apporter inlassablement chaque matin. Dieu en sera réjoui, Il répondra, et notre vie prendra une autre dimension.

7- Pour avoir du temps pour prier pour les besoins des autres

Beaucoup de gens répondent avec enthousiasme : “Je vais prier pour toi” lorsqu’un frère ou une soeur leur partage un sujet de prière. Mais pourtant, combien parviennent à le faire réellement ? Ce n’est pas parce qu’ils sont mal attentionnés qu’ils ne le font pas, mais c’est principalement parce qu’ils sont mal organisés. Généralement, après leur promesse de prière, ils s’embourbent dans leurs activités et l’oublient. Mais planifier un temps avec Dieu chaque matin, c’est réserver une plage horaire quotidienne pour honorer nos promesses de prière.  Nous pouvons dès lors apporter une intercession véritable aux autres, et oeuvrer devant le trône afin que Dieu intervienne dans leurs vies.

Chers amis, je vous encourage, vous aussi si vous ne le faites pas encore, à commencer à installer dès aujourd’hui cette habitude de prier chaque matin. Parce que lorsque vous révolutionnez ainsi vote vie de prière, Dieu révolutionne votre vie toute entière.

Alors, rébellutionnaire, prêt pour le défi ?

Chris avait tout. Ou presque.

Crédits Photo : imagescine.critictoo.com

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À 22 ans, Christopher McCandless a tout ce dont un jeune homme peut rêver. Sociable, athlétique et intelligent, il vient d’être diplômé d’une université américaine prestigieuse. Son avenir semble tout tracé : carrière glorieuse, famille modèle et maison somptueuse avec un gazon bien entretenu.

Mais Chris n’est pas intéressé par la vie enviable que la société lui propose. Il a soif de plus. Il est déjà fatigué par cette existence sécurisée et agréable, mais prévisible et monotone. Il décide alors de partir dans une quête de transcendance radicale. Il verse toute son épargne à une association caritative. Il prépare un petit sac dans lequel il place l’essentiel pour survivre dans la nature : du riz, un pistolet, des munitions, un appareil photo, un guide de plantes comestibles et quelques livres. Puis il prend le volant en direction du désert, première étape d’une odyssée dangereuse…

L’histoire de Chris est racontée dans le film Into the wild, qui a connu un succès fulgurant au cinéma. Les raisons de cette réussite sont multiples, mais elles reposent surtout sur la quête de transcendance de Chris. Quête qu’il partage avec la majorité de l’audience. Tout comme lui, nous avons tous soif de plus.

Malheureusement, nous sommes souvent encouragés à ignorer cette soif. « Garde les pieds sur terre » ; « Trouve-toi un bon job, et après on parlera » ; « Le plus important, c’est de vivre décemment » ; et c’est en partie vrai. Mais la question demeure : Est-ce suffisant ? Cela rend-t-il vraiment heureux ?

La société essaie de nous convaincre que c’est le cas. Et nous essayons nous-mêmes de nous en persuader. Mais même si nos besoins ordinaires et physiques sont satisfaits, d’autres besoins dans notre être intérieur cette fois, se font sentir. Nous éprouvons un désir que ce monde ne peut assouvir. Se pourrait-il que ce désir ne soit pas juste une projection de notre esprit, mais qu’il existe une réalité spirituelle qui puisse l’assouvir ? Le philosophe anglais C. S. Lewis pense que oui :

« Les créatures ne sont pas nées avec des désirs à moins que la satisfaction de ces désirs existe. Un bébé ressent la faim : eh bien, la nourriture existe. Un caneton désire nager : eh bien, l’eau est là. Les hommes éprouvent le désir sexuel : eh bien, le sexe est là. Et si je découvre en moi un désir qu’aucune expérience au monde ne peut satisfaire, l’explication plausible ne serait-elle pas que je suis fait pour un autre monde ? Si aucun de mes plaisirs terrestres ne satisfait ce désir, […] c’est probablement que les plaisirs terrestres n’ont jamais été conçus pour satisfaire ce désir, mais seulement pour l’éveiller, et suggérer la chose réelle.1 »

Admettons que Lewis ait raison. Quelle est cette « chose réelle » dont il parle ? Devant le constat qu’aucune expérience au monde ne peut satisfaire notre désir profond, vers où nous tourner pour développer une vie spirituelle ? Les options sont nombreuses. Il existe une myriade de religions et de spiritualités qui réclament toutes la même chose : notre cœur et notre allégeance. Un coup d’œil aux meilleures ventes de la Fnac dans la catégorie « Religions et Spiritualités » est révélateur. On y trouve des titres aussi variés qu’une biographie du nouveau pape, les entretiens de Confucius, ou encore le Bouddhisme pour les nuls.

Mais clairement, toutes les options ne se valent pas. Pour revenir à Chris du film Into the Wild, sa quête de transcendance s’est mal terminée. Deux ans après le début de son aventure, il est retrouvé mort dans un bus abandonné au milieu d’une réserve isolée en Alaska …

Beaucoup reconnaissent un vide dans leur cœur – tout comme Chris – mais ne savent pas où chercher pour le combler. Certains cherchent en eux-mêmes, à travers toutes sortes d’exercices spirituels. D’autres cherchent dans des philosophies sensées procurer sérénité et direction. Les manuels et les maîtres spirituels se suivent, mais laissent derrière eux une foule de pèlerins désabusés. La réponse ne se trouve ni en soi, ni dans une philosophie, ni dans la nature, mais dans le Dieu qui nous a créés. Blaise Pascal résume cette idée ainsi :

« Il y eut autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace vide qu’il essaie de remplir inutilement avec tout ce qui l’environne, recherchant dans les choses absentes le secours qu’il n’obtient pas dans les présentes. Or, toutes sont inadéquates, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire Dieu même.2 »

Pascal n’a rien inventé. Il n’a fait que reprendre l’enseignement d’un livre millénaire : la Bible. Le Dieu qu’il présente n’est pas une puissance abstraite. Il s’agit d’un Dieu proche, qui nous a créés pour avoir une relation personnelle avec lui. Un Dieu qui nous tend la main, même quand nous le rejetons. Un Dieu prêt à nous pardonner et à nous proposer un nouveau départ, malgré toutes nos erreurs, nos regrets, nos manquements. Un Dieu qui est devenu homme en la personne de Jésus-Christ, prêt à prendre sur lui en mourant sur la croix toute la saleté et la noirceur de notre cœur égoïste…

La Bonne Nouvelle de la Bible, c’est que Jésus est revenu à la vie. La mort n’a pas pu le retenir. Aujourd’hui, il nous invite tous à reconnaître qu’il est le seul capable de vraiment satisfaire notre désir le plus profond. Lui seul peut pardonner toutes nos fautes passées, nous offrir une nouvelle vie aujourd’hui, et nous donner une espérance pour l’éternité.

L’appel du Christ n’est pas une vie dans les nuages, déconnectée de la réalité. La nouvelle vie qu’il propose, c’est une vie avec les pieds bien sur terre, mais avec le cœur dans le ciel. Si vous êtes à la recherche d’un amour qui transforme et d’une perspective éternelle qui éclaire le quotidien, venez à lui. Il a les bras grands ouverts…

Si tu penses que cet article peut toucher l’un de tes amis qui ne connaît pas encore Jésus, n’hésite pas à lui partager.


1 Les Fondements du Christianisme, p.143, LLB

2 Blaise Pascal, Pensées, Éditions L. Brunschvicg, n°425, Paris, Hachette

Hommes et femmes dans un ministère rémunéré: Nathan Lambert, équipier avec JPC

Tu envisages de travailler dans un ministère rémunéré à temps-plein ou temps partiel ? L’idée t’a peut être effleuré l’esprit mais tout cela te fait peur ? La Rébellution a décidé d’interviewer plusieurs hommes et femmes qui ont sauté le pas… en espérant que ça en motivera certains ;-). Après Anne, et Marion nous te présentons Nathan (que tu connais déjà sûrement car il est co-éditeur de ce blog).

Qui es-tu ? Quel est ton arrière-plan et comment es-tu devenu chrétien ?

Je suis né dans un foyer chrétien. Plus que ça : je suis fils de pasteur. Plus encore : mes parents étaient missionnaires. Je suis né en Angleterre, et j’ai passé deux des trois premières années de ma vie en institut biblique (!!!), et alors que ce sont mes parents qui étaient formés théologiquement et pour la mission, moi je me formais à ramper et à marcher.

Ayant déménagé en France pour que mes parents puissent implanter des Églises ici, j’ai fait mes premiers pas avec Dieu à l’école du dimanche (où, pour une raison ou une autre, on nous parlait toujours de Moïse…). J’ai commencé à faire les camps Fabricants de Joie à l’âge de 10 ans. À pratiquement chaque camp FJ, je vivais des choses très fortes avec Dieu, et j’y ai vécu mes premières vraies convictions de péché, une compréhension naissante de la croix, et j’y ai donné (plusieurs fois !) ma vie à Jésus. À 13 ans, je donnais mon premier témoignage dans la rue lors de nos sorties d’évangélisation, et je suis devenu responsable ado (ce qui veut dire, chez les FJ, qu’on est un leader à part entière). J’ai commencé à aller régulièrement à Soul Survivor en Angleterre, où j’ai vécu des choses extraordinaires avec le Saint-Esprit, et j’allais à l’Église que mon père implantait à Paris, au sein de l’Église Anglicane. À 16 ans, lors d’un week-end d’Église, j’ai vraiment saisi la grâce de Dieu, et je me suis fait baptiser, dans une piscine dans mon jardin. C’était trop bon, mais honnêtement, je ne sais pas pourquoi j’ai attendu aussi longtemps avant de me faire baptiser : dans le Nouveau Testament, on voit que les gens se font baptiser au moment de leur conversion. J’aurais sans doute dû faire de même, mais bref ; nos traditions ecclésiales ne suivent pas toujours ce que le Nouveau Testament nous montre, malheureusement !

Comment et quand as-tu su que tu voulais aller dans le ministère à temps plein ? 

À l’âge de 17 ans, je venais de passer mon bac, et de façon miraculeuse, Dieu m’a très très très clairement montré qu’il voulait que je parte en Guinée pendant six mois. Paroles prophétiques, et confirmations miraculeuses, ainsi qu’une parole de connaissance apportée par un prédicateur au milieu de sa prédication, ça motive à répondre à l’appel de Dieu ! Et c’est à ce moment-là que, de jeune homme très épanoui avec une foison de centres d’intérêts et d’envies différentes et incertaines en ce qui concernait le choix du métier que je voulais exercer, je suis passé à un jeune homme avec une seule envie : celle de me mettre à plein temps comme responsable d’une Église. C’est comme si Dieu m’était tombé dessus, qu’il avait mis son doigt sur moi alors que je ne m’y attendais pas, et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à voir ce que d’autres personnes voyaient depuis longtemps (on me disait tout le temps : « Nathan, tu seras pasteur plus tard ; ça se voit trop ! » Moi je ne voulais surtout pas !) : j’étais appelé par Dieu à me mettre à son service comme responsable d’Église…

Quels ont été tes plus gros(ses) galères/sacrifices et bénédictions/joies dans le ministère ? 

Le plus gros sacrifice aura été d’apprendre la patience. Je savais très bien que je n’allais pas devenir pasteur à 18 ans (n’est pas C.H. Spurgeon qui veut…), et qu’il allait me falloir bien des années de préparation pour ce à quoi Dieu m’appelait. Toutes les activités que j’exerce depuis me frustrent d’une certaine façon, parce que bien qu’elles soient fascinantes et que j’aie de la chance de les exercer, elles ne sont pas en plein dans le mille de ce que je sens que Dieu veut pour moi. La fac de théologie, c’était génial. De travailler comme pasteur de jeunes à Versailles, c’était vraiment cool. Je suis honoré de faire ce que je fais aujourd’hui à Jeunesse pour Christ. Je suis aussi conscient que toutes ces choses sont une partie intégrante de ma formation, et qu’elles vont contribuer à un ministère fructueux plus tard, mais cela reste frustrant d’avoir tant à attendre avant d’atteindre le cœur de l’appel de Dieu. J’aurais très bien pu faire mon rebelle à 18 ans et aller implanter une Église « sauvage » tout de suite, et je sais que des gens qui m’auraient suivi. Mais j’ai choisi de laisser Dieu m’apprendre la patience, et j’en suis très reconnaissant.

Une des plus grosses joies est de savoir que je fais ce que Dieu me demande, et que ce qu’il demande de moi est si funky. Lorsque je m’arrête pour voir les portes qu’il m’a ouvertes, les gens qu’il m’a permis de rencontrer et les choses dans lesquelles j’ai l’occasion de m’impliquer, je ne peux être que rempli d’une profonde humilité et d’une profonde reconnaissance.

Que conseilles-tu à un jeune qui envisage le ministère à temps plein ? 

Prends le temps de laisser Dieu te former. Ne te hâte pas. Dieu n’est pas pressé. Ne le sois pas non plus. Si je n’avais pas attendu si longtemps avant d’entrer dans le cœur de mon appel, je serais rentré dedans sans savoir la valeur de la prière, sans savoir comment prier pour la guérison et écouter Dieu, sans avoir une formation continue à la prédication, sans avoir un bagage théologique conséquent, sans avoir compris correctement la mission, ni même forcément l’Évangile, ni même comment être un bon leader. Et je sais que dans mes prochaines années, Dieu a encore des choses à m’enseigner. J’espère qu’il m’apprendra encore comment être un peu plus carré, organisé et comment gérer mon temps de manière adéquate.

Et deuxième conseil : choisis bien ton conjoint/ta conjointe. Ne cherche pas forcément quelqu’un qui a le même appel que toi : vous pouvez avoir des implications différentes. Mais fais attention de ne pas choisir quelqu’un qui ait un appel contradictoire au tien (l’un est appelé à être en Chine et l’autre au Pérou, par exemple…), et surtout ne choisis pas quelqu’un qui ait un caractère contraire à ton appel, mais qui plutôt sera derrière toi pour bénir et encourager ton appel.

L’école du pardon (3/6) Classe 2 : Le plus petit dénominateur commun

Crédits photo : anglaisfacile.com

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Vous pouvez lire les 2 premières parties ici et ici.

Post de Victoria Vickie

« Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23.33-34).  C’est l’une des sept paroles que Jésus a prononcées à la croix. « Pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Oui, s’ils avaient su ce qu’ils étaient en train de faire, ils auraient certainement fait le choix de ne pas le faire. Beaucoup de personnes posent des actes par ignorance. On eut voulu que l’ignorance soit simplement une maladie toute mondaine, mais ce n’est pas le cas. Parmi les gens qui ont crucifié Jésus, il y avait deux types de personnes :

- d’une part, les pharisiens qui s’étaient plusieurs fois entretenu avec Jésus et l’avaient vu faire des miracles ;

- d’autre part, les soldats romains qui ne le connaissaient pas, mais nous devons, je crois supposer qu’ils avaient au moins une fois entendu parler de lui. (Quand Jésus va mourir, l’un des soldats dira : « Cet homme était vraiment le Fils de Dieu ». Ainsi, très certainement, on le lui avait dit, ou il l’avait entendu, mais ne l’avait pas cru.)

Dans l’un ou l’autre cas, nous sommes en présence de personnes qui ignorent tout de l’identité et du caractère de Jésus, et qui agissent forts de cette ignorance. Le plus petit dénominateur commun au problème est l’ignorance de la personnalité, du caractère, de l’être intérieur de l’autre en face. La totale connaissance de l’être intérieur d’un homme (notamment la gestion des rapports émotionnels et humains) par un autre homme est une connaissance qui sera toujours partielle, même pour des gens qui nous côtoient depuis des années.

Les pharisiens avaient pu côtoyer Jésus sans percer le mystère de ce qu’il était. Parfois, des mariés de longue date sont surpris de découvrir après plusieurs années un caractère, une aptitude chez l’autre qu’ils ne connaissaient pas. Nous apprendrons toujours à connaître l’autre, il n’y a pas un instant de nos vies où cela s’arrête. De même, les autres apprendront toujours à nous connaître, et durant cet apprentissage, les autres sont capables d’erreur, en posant des actes qui nous affectent. Car la croix, bien que salvatrice, a été douloureuse.

Les autres agissent souvent dans l’ignorance : « Je ne savais pas que tu étais comme ça ; je ne pouvais imaginer que tu ressentais cela, tu ne m’avais pas dit que tu étais comme ça ; Je n’aurais jamais imaginé que tu l’interpréterais de la sorte… Je suis vraiment désolé». Oui, ils agissent souvent dans l’ignorance de ce que nous sommes, de notre caractère. Que ce soit des gens qui nous côtoient au quotidien, ou des gens qui nous sont pratiquement inconnus.

Le cadre du développement étant posé, voici la grande question : « Comment dépasser la douleur ? » Oui, la croix a été douloureuse, de blessures. Les coups des marteaux ont laissé des blessures ; parfois, les propos, les actes des autres nous blessent aussi profondément. Pour ça, il faut pardonner  c’est-à-dire produire une quantité d’amour pour l’autre qui va guérir, voire dépasser notre douleur et continuer d’aimer l’autre partie. C’est là, la grande équation.