Après avoir parlé de notre relation avec Dieu dans les versets 1 et 2, l'apôtre Paul tourne maintenant notre regard vers ceux qui nous entourent. Ce changement est important, car la vie chrétienne n'est pas une aventure solitaire. Le même Christ qui nous a réconciliés avec Dieu nous a également intégrés dans une famille : son Église.
Lisons ensemble les versets 3 à 8 :
« Par la grâce qui m'a été donnée, je dis à chacun de vous de ne pas avoir une trop haute opinion de lui-même, mais de garder des sentiments modestes, chacun selon la mesure de foi que Dieu lui a donnée.
En effet, de même que nous avons plusieurs membres dans un seul corps et que tous les membres n'ont pas la même fonction, de même, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ et nous sommes tous membres les uns des autres, chacun pour sa part. Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée. Si quelqu'un a le don de prophétie, qu'il l'exerce en accord avec la foi ; si un autre est appelé à servir, qu'il se consacre à son service. Que celui qui enseigne se donne à son enseignement, et celui qui a le don d'encourager à l'encouragement. Que celui qui donne le fasse avec générosité, celui qui préside, avec zèle, et que celui qui exerce la bienveillance le fasse avec joie. »
L'Église est encore profondément imparfaite aujourd'hui. Elle est composée d'hommes et de femmes sauvés par grâce, mais qui continuent de lutter contre le péché. C'est pourquoi nous y rencontrons parfois des tensions, des incompréhensions, des déceptions ou même des blessures. Pourtant, malgré toutes ses imperfections, l'Église demeure l'épouse du Christ. Plus encore, Christ a promis de la purifier, de la faire grandir et de la présenter parfaite lors de son retour.
Cette réalité devrait transformer notre manière de voir l'Église. Si nous aimons réellement Jésus, nous devrions également aimer ce qu'il aime. Or rien n'est plus précieux aux yeux du Seigneur que son épouse, qu'il s'est acquise au prix de son propre sang.
La question devient alors : comment participer à cette œuvre ?
Dieu fait grandir son Église au moyen de son peuple
Pour répondre à cette question, Paul parle des dons spirituels. Il rappelle que les croyants forment un seul corps, mais que tous n'ont pas la même fonction. De la même manière qu'un corps humain a besoin de ses mains, de ses pieds, de ses yeux et de ses oreilles pour fonctionner correctement, l'Église a besoin de chacun de ses membres.
C'est une réalité que nous oublions parfois. Nous avons tendance à penser que certaines personnes sont indispensables à l'Église tandis que d'autres sont secondaires. Pourtant, Paul affirme exactement le contraire. Chaque croyant a reçu quelque chose de la part de Dieu pour contribuer à l'édification de l'ensemble du corps.
Les dons spirituels sont l'un des moyens que Christ utilise aujourd'hui pour faire grandir son Église. Certains enseignent, d'autres encouragent, d'autres servent, d'autres manifestent une grande générosité, d'autres exercent la miséricorde ou dirigent. Les formes sont diverses, mais l'objectif demeure le même : participer à la croissance de l'épouse du Christ.
Autrement dit, Dieu ne nous a pas sauvés simplement pour que nous recevions ses bénédictions. Il nous a également sauvés pour que nous devenions une bénédiction pour les autres.
Tes dons sont une grâce, pas un mérite
Avant même de parler des dons des autres, Paul prend son propre exemple. Il écrit :
« Par la grâce qui m'a été donnée... »
Cette petite expression est riche d'enseignements.
Paul est apôtre. Pourtant, il ne considère pas son ministère comme le résultat de ses efforts, de son intelligence ou de sa fidélité. Il le considère comme un don de Dieu.
Il n'a pas mérité son ministère.
Il ne l'a pas négocié.
Il ne l'a même pas choisi.
Dieu le lui a confié souverainement.
Le même principe s'applique à chacun d'entre nous. Les dons spirituels ne sont pas des récompenses accordées aux meilleurs chrétiens. Ce sont des cadeaux que Dieu distribue selon sa sagesse parfaite. Voilà pourquoi nous ne pouvons ni nous glorifier de nos dons ni envier ceux des autres.
Tout ce que nous avons nous a été donné.
Cette vérité devrait produire à la fois de l'humilité et de la reconnaissance dans nos cœurs.
Apprends à te satisfaire de ce que Dieu t'a donné
C'est probablement l'un des principaux enseignements de ce passage.
Parce que Dieu distribue souverainement les dons, nous devons apprendre à nous satisfaire de ce qu'il nous a confié.
Nous avons souvent tendance à regarder ce que les autres savent faire. Nous admirons les dons les plus visibles. Nous rêvons parfois d'avoir l'aisance de telle personne, les capacités de telle autre ou l'influence d'un troisième.
Pourtant, Dieu ne s'est pas trompé lorsqu'il a distribué ses dons.
Il sait parfaitement ce qu'il fait.
Si Dieu a choisi de t'utiliser d'une certaine manière plutôt que d'une autre, c'est parce que cette manière contribue à l'édification de son Église.
Imagine que Dieu ait fait de toi une petite cuillère.
Une petite cuillère est extrêmement utile lorsqu'il faut manger un yaourt. En revanche, elle devient rapidement inefficace si elle décide qu'elle préférerait couper un steak.
Le problème n'est pas qu'elle soit une petite cuillère.
Le problème est qu'elle refuse d'être ce pour quoi elle a été conçue.
Nous faisons parfois la même chose dans l'Église. Nous passons tellement de temps à vouloir être quelqu'un d'autre que nous négligeons ce que Dieu nous appelle réellement à faire.
Or l'Église est bénie lorsque chacun accomplit fidèlement le rôle que Dieu lui a confié.
Cherche à bénir l'Église que Christ aime
Ce texte nous pousse donc à deux applications très concrètes.
La première consiste à chercher à connaître les dons que Dieu nous a donnés. Cela demande de servir, d'essayer, de se rendre disponible, mais aussi d'écouter les remarques des frères et sœurs plus mûrs qui nous entourent.
La seconde consiste à nous intéresser aux dons des autres. Trop souvent, nous attendons que les autres servent sans jamais chercher à les encourager ou à les aider à progresser. Pourtant, nous sommes appelés à participer ensemble à la croissance de l'Église.
Lorsque nous aidons un frère ou une sœur à exercer les dons que Dieu lui a confiés, nous contribuons nous aussi à l'édification du corps tout entier.
En fin de compte, les dons spirituels n'ont jamais eu pour but de mettre en valeur ceux qui les possèdent. Ils existent pour mettre en valeur Christ en servant son peuple.
Voilà pourquoi bénir l'Église n'est pas une activité secondaire dans la vie chrétienne. C'est l'un des moyens par lesquels nous manifestons notre amour pour le Seigneur lui-même.
Après tout, comment prétendre aimer l'Époux si nous ne nous soucions pas de son épouse ?
Romains 12 (3) : Bénis l'épouse du Christ
Après avoir parlé de notre relation avec Dieu dans les versets 1 et 2, l'apôtre Paul tourne maintenant notre regard vers ceux qui nous entourent. Ce changement est important, car la vie chrétienne n'est pas une aventure solitaire. Le même Christ qui nous a réconciliés avec Dieu nous a également intégrés dans une famille : son Église.
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Mince, ça ne s'est pas passé comme prévu.
