Tu me tends le fruit avec des mains de velours,
Tu l’appelles liberté, tu l’appelles amour.
Je sais pourtant que tes promesses sont vides,
Mais ton murmure est doux, et mon cœur avale l’acide.
Je sais que je suis libre, légalement,
Mais mon âme soupire après la vraie délivrance.
Dans l’entretemps, je chéris l’égarement :
Malheur à moi, ce que je devrais haïr en tout temps,
Je l’aime encore, tristement.
Le ciel et le paradis que tu me promets
Ne sont qu’une bulle qui,
En un bref instant, disparaît.
Ta douceur s’efface et devient aigreur,
Ô péché, mon pire ennemi,
Toi que je déteste… et que je poursuis encore avec ferveur.
Quelle horreur de contrarier mon Ami fidèle,
Et de m’allier à son ennemi par faiblesse charnelle.
Quelle folie de suivre la voie du Serpent,
Et d’ignorer la voix de Celui qui m’aime tant.
Je nomme liberté ce qui m’enchaîne,
Je nomme vie ce qui me consume.
Coquille vide : vivre pour moi-même
En oubliant la joie de me réjouir en mon Roi suprême.
La folie de l’être humain est perpétuelle :
Il préfère l’étreinte passagère
Aux joies profondes d’une relation spirituelle,
Et méprise la promesse des félicités éternelles.
Peuple de Dieu, haïssons le péché :
Celui-là même qui l’a cloué.
Courez vers Lui qui, pour nous, l’a porté,
Il l’a vaincu, en Lui nous le vaincrons.
De Sa joie et de Sa paix, nous goûterons ;
Vers Lui, et Lui seul, notre bonheur, courons.
Arrache-nous, Seigneur, à ce mensonge ancien.
Apprends à nos yeux à voir clair,
À nos cœurs à haïr ce qui les détruit
Et à aimer Celui qui les a rachetés.
Par la foi, cherchons notre salut en Toi.
Par grâce, soumettons-nous à Toi, notre Roi.
Sois notre force, notre bonheur, notre bien.
Car hors de Toi, tout est trop peu,
Et en Toi, même la lutte devient chemin

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