1.L’homme existe sous le regard de Dieu
Le regard de Dieu n’est pas un simple constat posé sur notre existence : il confère valeur et dignité. L’homme n’a pas d’abord besoin de se définir lui-même, car il est, à l’origine, défini par le regard créateur. Pourtant, aujourd’hui, nous cherchons à produire notre propre valeur à travers la performance, la réputation et l’approbation sociale. Dans la logique biblique, cependant, la valeur ne naît pas du regard horizontal (celui des autres) mais du regard vertical (celui de Dieu). L’homme a été créé pour vivre sous le regard aimant du Père.
Le plus troublant, c’est que cette fragilité ne disparaît pas avec l’âge. Même adulte, nous continuons à lutter contre une insécurité profonde qui nous rend vulnérables et crédules. Le véritable problème n’est pas un simple manque d’estime de soi ; c’est l’absence d’un regard fondateur, capable d’ancrer notre identité de manière stable et définitive.
Le regard humain est instable. Comme le rappelle Jérémie (17v9), le cœur de l’homme est fluctuant ; son jugement change, il idolâtre aujourd’hui ce qu’il rejettera demain. L’homme déchu ne peut donc pas être le fondement solide de ton identité.
2.L’adoption: le coeur du salut
Dans nos logiques humaines, on devient héritier par naissance, on gagne une place par l’effort, on mérite une reconnaissance par ses performances. Mais ici, tout est renversé : notre filiation ne s’obtient pas, elle est donnée. Rendue possible par la croix, elle ne se limite pas au pardon des fautes ; elle nous introduit dans une relation filiale réelle. Le salut n’est pas seulement acquittement, il est adoption. Si le Père n’a pas épargné son propre Fils (Romains 8v32), ce n’est pas simplement pour résoudre un problème moral, mais pour restaurer une relation paternelle que le péché avait brisée.
La paternité qu’il révèle n’a rien de commun avec la rigidité, l’autoritarisme ou les fragilités que nous associons parfois à nos modèles humains. Dieu est un Père radicalement différent, parce qu’il n’a jamais connu le mal. Il n’a ni sautes d’humeur, ni excès d’autorité. L’apôtre Paul l’appelle « le Dieu bienheureux » : un Dieu heureux, non pas frustré ou déçu. Beaucoup imaginent un Dieu sévère et fatigué ; l’Écriture révèle un Père qui se réjouit.
Voici ce que l’auteur écrit :
Exister pour quelqu'un en enfant légitime, héritier de ces liens qui vous rendent plus digne, j'ai trouvé en Dieu mon père. Ressentir qu'il est fier de vous, comme un glorieux artiste, j'ai trouvé en Dieu mon Père. Jamais je n'ai senti en lui de doutes, jamais, il ne s'est lassé de moi, tout au long de la route. Pourtant j'ai raté bien des rendez-vous, l'écartant de mes fêtes, à le rendre jaloux, patient comme l'amour, il s'est fait tout petit, pétri d'humilité, il bâtissait ma vie. Exister pour lui, voilà pourquoi j'existe.” A.Nahed.
Conclusion :
Tant que nous cherchons ailleurs ce que seul Dieu peut donner, nous restons instables, dépendants des fluctuations humaines et prisonniers d’une identité à défendre. La croix ne nous laisse pas simplement pardonnés ; elle nous rend fils et filles. Elle détruit la distance et restaure la relation. Notre valeur ne repose plus sur ce que nous accomplissons, mais sur Celui qui nous appelle « bien-aimés ».
Si tu vis sous ce regard, tu n’as plus besoin de te construire une valeur. Tu la reçois.
Voici le livre qui m’a inspiré pour cet article : Le seul regard qui compte.




