Chrétien, il ne te manque rien

As-tu parfois l’impression qu’il te manque quelque chose ?

Peut-être que tu rêves d’une relation amoureuse qui te comble, d’avoir enfin fini tes examens, d’avoir ton diplôme, ou un métier stable et bien payé. À ce moment-là, tu seras satisfait de ta vie, tranquille.

Ou peut-être que ce désir prend une dimension spirituelle. Tu as l’impression que ta relation avec Dieu est incomplète. Il te faudrait une vie de prière vraiment régulière et joyeuse, ou une meilleure connaissance de la Bible. Ou alors, tu attends un certain don de l’Esprit, ou une manifestation spectaculaire de la puissance de Dieu.

Ces désirs sont tous bons. Mais je voudrais remettre en question le sentiment de manque qu’ils peuvent engendrer. Trois versets de Colossiens 2 vont me guider :

Faites attention: que personne ne vous prenne au piège par la philosophie, par des tromperies sans fondement qui s’appuient sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires qui régissent le monde, et non sur Christ. En effet, c’est en lui qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. 

Colossiens 2.8-10

Rien à ajouter

L’apôtre Paul a une inquiétude assez spécifique quand il s’adresse aux Colossiens. Certains d’entre eux, semble-t-il, aimeraient ajouter quelques ingrédients à leur spiritualité. Jésus, c’est très bien, mais est-ce que ça suffit ? Est-ce qu’on ne pourrait pas y ajouter un peu de philosophie, quelques traditions, ou un point de vue plus scientifique ? Pourquoi s’arrêter à Christ quand il y a tant d’autres sources d’inspiration ?

L’idée paraît innocente, mais Paul réagit au quart de tour. « Faites attention », dit-il, « que personne ne vous prenne au piège ». Pourquoi est-ce un piège ? Parce qu’en Christ, il y a « la plénitude de la divinité ». En Jésus, on voit Dieu dans son intégralité. S’éloigner de Jésus, c’est s’éloigner de Dieu. Penser qu’il est insuffisant, c’est qualifier Dieu lui-même d’insuffisant.

C. S. Lewis, dans son excellent livre Tactique du Diable, imagine un démon expérimenté qui donne le conseil suivant à son neveu :

Ce que nous voulons, si les hommes deviennent chrétiens, c’est les maintenir dans l’état d’esprit que j’appelle « Le christianisme et ». Vous savez, le christianisme et la crise, le christianisme et la nouvelle psychologie, le christianisme et le nouvel ordre, le christianisme et la guérison par la foi, le christianisme et la recherche psychique, le christianisme et le végétarisme, le christianisme et la réforme de l’orthographe. S’ils doivent être chrétiens, qu’ils le soient au moins avec une différence. Remplacez la foi elle-même par une mode à coloration chrétienne.

Les exemples les plus courants ont changé depuis son époque. Ce serait peut-être : le christianisme et le don des langues, le christianisme et l’écologie, le christianisme et le libéralisme, le christianisme et le féminisme, le christianisme et le sens de l’humour… Je prends volontairement des exemples polémiques ! L’objectif n’est pas de donner mon avis sur chacun de ces concepts. Mais si tu en mets un au même plan que Christ, s’il te tient autant à coeur et occupe autant tes pensées, fais attention. D’après la lettre aux Colossiens, tu t’approches d’un piège.

Prends un instant pour y réfléchir. Qu’est-ce qui prend trop d’importance dans tes priorités ? Si tu pouvais faire changer le monde entier d’avis sur un sujet, est-ce que tu serais tenté de choisir autre chose que la foi en Jésus ?

J’ai rencontré plusieurs personnes qui se disent chrétiennes, et sont sincères. Mais quand on leur demande quelle est leur priorité dans la vie ou leur plus grand engagement, elles ne pensent pas à Christ. À un moment, je pense que c’était mon cas aussi. Fais-tu partie de ceux-là ? Pour certains d’entre nous, l’avertissement de Paul tombe à pic !

Tu as déjà tout

Je ne veux pas m’arrêter à un avertissement, parce que Paul ne s’arrête pas là non plus. Dans ce qu’il dit, il y a surtout un grand encouragement.

Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.

Colossiens 2.10

Je ne sais pas à quel point ces mots te font réagir. Moi-même, à première lecture, ils ne m’ont pas forcément surpris. Paul parle tellement de Jésus dans cette lettre que c’est facile de lire en diagonale.

Mais rends-toi compte : tu as tout. Si tu es chrétien, rien ne te manque. Tu es comblé, tout ce dont tu as besoin t’appartient déjà.

Peut-être que ça te semble douteux. « Tout » a clairement une portée un peu limitée, puisqu’il y a plein d’objets ou de talents que je ne possède pas. Mais d’après la Bible, ces choses sont sans importance. Tout ce qu’il te faut, tout ce qui compte, est en Jésus.

Ce qui m’a encouragé récemment après une prédication sur ce passage, c’est de prendre conscience qu’il ne me manquait rien. Certes, j’ai encore des responsabilités à honorer, des luttes spirituelles qui m’attendent et des défis à relever. Mais mon salut est déjà terminé, et je ne suis ni plus ni moins chrétien qu’un autre. Il n’y a pas de chrétien de seconde zone. Il n’y a pas non plus de secret pour être un meilleur chrétien, à part de regarder à Jésus.

Ça me paraissait juste de conclure l’article avec une citation du groupe Impact, des paroles qui s’adressent sans ambiguïté à Christ :

Ta victoire, mon espoirTon chemin, mon destinTon salut, mon refugeTout est en toi.

Impact, Mon secours est en toi

Digiqole ad
Nicolas N

Nicolas N

20 ans, parisien rébellutionnaire. Passionné par les maths, la lecture et la bonté infinie de Dieu.

Voir tous ses articles →

Tu devrais aussi aimer...

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *