Le livre du mois : « Tactique du diable » de C.S Lewis

« Tactique du diable », c’est un titre assez intriguant, n’est-ce pas ?

Et si je vous disais que dans ce livre, l’auteur imagine un discours entre un chef des démons appelé Screwtape, et un apprenti démon, du nom de Wormwood : ne trouveriez-vous pas cet ouvrage encore plus étrange que le titre le laisse à penser ?

Effectivement, ça peut sembler être un pitch un peu bizarre pour un livre chrétien, mais une fois qu’on a accepté le procédé littéraire original, on peut se rendre compte que ce livre est un véritable bijoux et un grand confort pour notre âme.

I – Avons nous oublié la réalité de la lutte ?

Le constat de Lewis est simple : « nous sommes portés à commettre, au sujet du Diable, ou de ses envoyés, deux erreurs opposées mais d’une égale gravité. L’une consiste à nier leur existence; l’autre à leur porter un intérêt excessif et malsain ».

Et effectivement, trop souvent, on peut naviguer entre ces deux accueils : spiritualiser le monde à l’excès en étant très préoccupé par l’influence de satan dans le monde, ou à l’inverse, pour éviter de porter un intérêt excessif sur le diable et son oeuvre, en venir à avoir une attitude opposée, c’est à dire d’oublier que nous nous ne vivons pas dans un monde ayant seulement une dimension matérielle.

« Car nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » (Ep 6.12).

Et comme l’écrit C.S Lewis dans sa préface, « le lecteur devra se souvenir que le diable est menteur ». Et c’est là tout le but de ce livre : nous apprendre à débusquer les ruses de Satan, qui cherche à faire chuter les enfants de Dieu. Et comprendre les mécanismes qu’il emploie devrait nous aider à avancer lorsque survient le doute, la tentation etc.

II – Nous partageons une même condition humaine… nous ne sommes donc pas seuls !

Parfois, on a l’impression d’être les seuls à lutter contre certains péchés, certaines mauvaises pensées, certains habitus etc. Ça peut-être profondément décourageant, et nous conduire à nous demander si d’autres personnes peuvent nous comprendre.

Mais c’est lorsque l’on passe par de tels sentiments que ce livre peut-être un profond réconfort.  Un réconfort, non pas car il nous conforte dans des types de comportements et pensées qui sont mauvaises, mais parce qu’il nous aide à prendre conscience que ce sont des armes que le diable utilise de manière courante pour nous tenter et nous faire tomber.

Grâce à une étude fine de la psychologie des hommes, C.S Lewis nous amène à prendre conscience que nous vivons tous dans un même monde déchu, et que nos luttes et mauvais penchants, désirs, pensées, sont souvent les mêmes d’un humain à un autre. Et une fois ce constat fait, il nous faut ensuite agir. Prendre conscience de tout cela est le premier pas pour ensuite chercher à progresser et avancer dans notre marche avec Dieu.

En bref, les tactiques du diable ne sont pas toujours originales … et il nous faut donc les comprendre pour utiliser les moyens à notre disposition pour lutter contre celles-ci ! (prière, méditation de la Bible, communion fraternelle etc.)

Bonne lecture !

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Colin C.

Colin C.

Colin, 22 ans, Étudiant à Sciences-Po Lyon et à la faculté de théologie Jean Calvin. Amateur de sport, de musique... et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la question de Dieu !

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2 Commentaires

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  • Bien initié

  • Avatar
  • Bonjour ,
    « les tactiques du diable ne sont pas toujours originales » effectivement
    les mêmes choses reviennent au fil des siècles, rien de nouveau sous le soleil. Les principaux péchés (toutes générations confondues) c’est
    l’illusion, la bigoterie, l’immoralité ,le mensonge et la superstition , l’occultisme,
    ce sont les grandes portes, il y a d’autres portes moins voyantes
    comme l’indifférence ou la mollesse.
    Pour un chrétien né de nouveau les attaques typiques du malin
    (surtout si le croyant a des tendances doloristes) c’est la culpabilisation, des visions névrotiques de Dieu ou l’activisme rempli de vaine gloire…
    On passe tous par là.
    Il faut du temps pour connaître vraiment Dieu et sortir des fausses conceptions…on ne sort pas de Babylone du jour au lendemain.
    La seule façon de garder le malin loin de nous c’est de croire réellement à l’amour de Dieu ,
    de clarifier nos pensées et de continuer à se confesser sincèrement.
    La confession est une mise en lumière et les « indésirables » n’aime pas la lumière…
    et sortir de la peur, des peurs superstitieuses, sortir de la bibliolatrie aussi.

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