Le livre du mois : « La prière : quel vis-à-vis avec Dieu ? » de Thierry Huser

Sujet traité

Un petit guide d’une soixantaine de pages qui traite d’un sujet parfois intime : la prière. Après une réflexion sur le moment, le lieu et l’état d’esprit de la prière, l’efficacité de celle-ci est longuement discutée. L’auteur n’ignore pas les questions fondamentales que chacun s’est déjà posé : Quel est l’intérêt de la prière si Dieu sait déjà tout ? Pourquoi Dieu veut-il que nous priions ? Et si je ne prie pas ?

Enfin, le contenu de nos prières est comparé aux messages des Psaumes, sans pour autant nier la pleine liberté que Dieu nous donne dans notre expression.

Pourquoi ça fait du bien

Où prier ? Quand ? Comment ? Comment nommer Dieu ? Le B.A BA sur le sujet nous est livré sans complexité, afin de venir à LA question épineuse :

Pourquoi prier ou insister si Dieu est le souverain de ma vie et qu’Il connaît tout ?

Comme l’explique Don Carson d’après l’auteur : « il n’est pas rare que la compréhension de la souveraineté de Dieu ait, comme première conséquence, un étiolement de la vie de prière. […] Cela fut mon expérience personnelle, non à cause des doctrines elles-mêmes, mais à cause de mon incapacité à les faire concorder avec les autres enseignements de la Bible. » (p.26)

En effet, la Bible nous presse à prier à l’image de Jésus qui nous donne le Notre Père, dont l’auteur se sert pour nous conseiller sur la structure, l’état d’esprit et le contenu de nos prières.

La prière change-t-elle vraiment le cours des choses ? (p.31)

Huser nous détourne des fausses doctrines pour nous parler de l’efficacité de la prière à l’intérieur de la souveraineté de Dieu.

Nos demandes font partie des causes secondes que Dieu utilise pour faire arriver les choses selon sa volonté : la prière est un des maillons de la chaîne d’un événement.

Ainsi, l’intercession, c’est participer aux plans de Dieu qui aime voir une partie du corps de l’Église prendre soin d’une autre.

Pour quel(s) lecteur(s)

Ce petit livre ne va pas guérir miraculeusement ta vie de prière mais peut-être t’éloigner d’une culpabilité mal placée pour mieux t’accompagner, avec douceur, à t’asseoir en face de Dieu calmement, régulièrement et en vérité.

Ma conclusion

Sans jamais nous faire culpabiliser, Thierry Huser veut nous faire considérer la prière non comme un fardeau mais comme ce qu’elle est réellement : un cadeau

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