Le Sabbat en 2021 ? 2/2

Dans un premier article, j’ai essayé de te montrer que le Sabbat est établit par Dieu dès la création et qu’il est donc encore un commandement pour nous aujourd’hui. Exode 20.8-10 et Deutéronome 5.12-15 nous enseignent qu’il est un moyen de se rappeler que Dieu est le créateur et celui qui sauve. Je t’invite à lire cet article avant de parcourir celui-ci. Aujourd’hui j’aimerais te donner trois raisons pour lesquelles le sabbat est important dans ta vie de disciple :

 

1. Le Sabbat est un témoignage de notre attente du repos céleste

Le Sabbat est un repos permis par Dieu qui pointe vers le repos éternel qu’Il promet à son peuple et son Église. Respecter le jour du Sabbat est un rappel, dans nos vies chargées, que nous nous dirigeons vers ce repos complet et parfait. Alors que les semaines passent, c’est un moyen de nous rappeler notre espérance et cela doit ainsi nourrir notre persévérance pour ne pas que l’on s’endorme.

2. Le Sabbat témoigne de notre appartenance au corps de Christ

L’Ancien Testament et le Nouveau nous enseignent que le Sabbat est un jour communautaire consacré à adorer Dieu. Il se vit en Église et c’est le jour du culte et du repas du Seigneur chez les premiers chrétiens (1 Cor 16.2, Ac 20.7). Il est un moyen de se rappeler notre appartenance au corps de Christ et donc notre responsabilité vis-à-vis des autres. Ce n’est pas un jour de paresse et de repos individuel, mais un jour de rassemblement, de partage et de fête.

3. Le Sabbat témoigne que nous n’appartenons plus au monde

Ne pas travailler pendant une journée (pour la consacrer à notre créateur et rédempteur) est un moyen d’affirmer notre dépendance à Dieu et lui rendre ce qui lui appartient. Le Sabbat c’est se contenter et profiter des bonnes choses qu’Il nous donne sans chercher à en avoir plus, reconnaître que toutes ces bonnes choses viennent de lui et que nous ne méritons rien de ce que nous avons. C’est aussi s’arrêter et contempler Dieu. Croire que le monde ne fonctionne pas grâce à nous et que Dieu, lui ne s’arrête pas, ne se repose pas. C’est un rappel que notre temps et nos activités lui reviennent. Cela va à l’encontre de ce que le monde recherche et croit, mais c’est une liberté que Dieu offre à ses enfants.

 

L’idée de cet article n’est pas de te condamner si tu manques un culte ou que tu passes une journée à travailler parce que les circonstances l’obligent. Cependant je t’invite à ne pas voir le Sabbat comme une contrainte, mais plutôt comme une grâce : le Sabbat est bon car il est établit par Dieu pour nous rappeler notre espérance, notre liberté et notre responsabilité en tant que rachetés et membres du corps du Christ. Pour toutes ces raisons Il doit nourrir notre foi :)

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Clara B

Clara B

23 ans, sauvée par grâce. Je suis étudiante à Sciences Po et membre d’Agapé Campus Lyon.

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6 Commentaires

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  • Merci pour ces deux articles qui sont intéressants sur plusieurs points.
    J’ai toutefois une réserve sur la transposition sabbat=dimanche. En effet les premiers chrétiens respectaient semble-t-il un sabbat le dernier jour de la semaine car ils étaient tous d’origine juive. Et ils se réunissaient dès qu’ils le pouvaient, en simplicité, adorant Dieu dans le temple de Jérusalem et rompant le pain (=célébrant la Cène ?) dans leurs maisons (cf Actes 2. 46). L’écriture ne nous donne aucun commandement sur le rythme auquel on doit se réunir en assemblée (1 Corinthiens 14.26 nous dit : quand vous vous réunissez, sans indication ni de jour dans la semaine ni de rythme). Néanmoins on voit que le premier jour de la semaine, donc le dimanche selon la façon de compter juive, a rapidement eu une place particulière dans le cœur des chrétiens : les deux fois où les 12 apôtres ont vu le Seigneur ressuscité en Jean 20, et puis le passage que tu cites en Actes 20.7 où les chrétiens de Troade s’étaient assemblés pour rompre le pain. Néanmoins il semble sûr que ce jour n’était pas chômé. Les chrétiens se réunissaient alors le soir (soit le samedi soir tard, qui démarrait le dimanche selon la façon juive soit peut-être le dimanche mais certainement pas à 10h00 après un brunch en famille).
    Faut-il respecter le sabbat juif pour nous chrétiens des nations ? Il semble que non si l’on se réfère à Actes 15. 19-20 où la conclusion des apôtres ne mentionne pas le sabbat dans les commandements juifs à respecter par les chrétiens des nations.
    Toutefois, le fait que Dieu se soit reposé le septième jour de la Création précède en effet la loi, et nous indique quelque chose de signifiant sur le repos hebdomadaire avec toutes les bonnes conclusions précisées dans les deux articles… maintenant, repos samedi ou dimanche ? «L’un estime un jour plus qu’un autre jour, et l’autre estime tous les jours égaux: que chacun soit pleinement persuadé dans son propre esprit. Celui qui a égard au jour, y a égard à cause du Seigneur;.» (‭‭Romains‬ ‭14:5-6‬)
    Fraternellement

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    • Merci beaucoup, car je suis bien d’accord avec vous.

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  • Bonjour, et encore merci pour cet article 1 puis 2 sur le Sabbat.
    Je suis de celles et de ceux qui « respectent » ce jour sacré parce qu’il
    est la conclusion de la création d’une part, donc le 1er jour entier de l’homme.

    Jésus respectait le sabbat et de plus, dans son discours sur la fin des temps (Mat 24.20)
    invite les disciple à prier pour que leur fuite n’arrive pas un jour de sabbat.

    Pourquoi est-il question du sabbat quand on parle des temps de la fin ?

    Que Dieu bénisse votre travail « qui ne sera pas vain dans le Seigneur » (1 Cor 15.58) et celles et ceux qui vous lisent.

    Gérard

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  • C’est vraiment une joie de voir un article sur le sabbat sur ce site. Clara a bien mentionné dans le premier article que c’est quelque chose qui a été établi en éden même, à la création. Elle a aussi mentionnée que ce commandement est sur la table de la loi écrite du doigt de Dieu lui même.

    En ce sens, il me paraît difficile de vouloir justifier que le dimanche a remplacé ce jour ou de dire que ce jour appartient uniquement aux juifs car il remonte à la création.

    Je crois fermement que ce commandement est toujours d’actualité et que si on le prend tel qu’il est écrit, il parle du 7ème jour qui a l’époque était le samedi. On devrait se poser la question de savoir pourquoi Dieu a pris la peine d’indiquer un jour en particulier et non de dire de prendre n’importe quel jour dans la semaine.

    Pour ce qui est du passage de romains 14 partagé par le frère, c’est mal l’utiliser pour défendre que finalement tous les jours sont égaux et que le 7ème jour n’est plus requis. Dans ce chapitre, Paul ne parle pas du sabbat. Paul dit que l’individu qui est « faible » valorise un jour plus qu’un autre, mais il n’énonce pas explicitement la raison de la distinction. Il n’y a aucune déclaration explicite de Paul indiquant ce qui a été fait pendant cette journée ou pourquoi la journée a été considérée comme spéciale.
    Quoi qu’il en soit, l’individu « fort » valorisait chaque jour la même chose pour le but ou l’activité qu’il avait en tête. Par conséquent, le problème n’était pas l’activité, mais la discussion sur le meilleur jour pour l’exécuter. Ceux à qui il a écrit comprenaient sans doute ce que Paul avait à l’esprit. Nous ne devons pas sauter à la conclusion que Paul discute ici du commandement du sabbat. Ceci n’est ni indiqué ni suggéré par le texte, et la simple mention du mot « jours » ne justifie pas cette conclusion. Il ne traite pas ici de la Torah ou de la loi de l’Ancien Testament.
    Bref vaste sujet.

    Mais je suis vraiment content de voir un article sur le sabbat. L’éclairage des écritures est progressive. Continuez comme cela.

    Fraternellement

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    • Concernant Romains 14, l’esprit de ce chapitre est de nous interpeller sur le fait de nous juger les uns les autres, sur des choix qui sont en fait personnels et qui regardent chacun. Ce chapitre vise en particulier l’esprit de jugement qui pouvait avoir cours entre chrétiens d’origine juive et chrétiens d’origine païenne, les uns étant « faibles » sur certains points par rapport aux autres, et réciproquement. Le sujet des « viandes » concerne plutôt les chrétiens d’origine païenne qui, en réaction à la consommation de viande liée au culte d’idoles qu’ils avaient fui, s’abstenaient désormais de toute consommation de viande – par opposition à leurs frères d’origine juive qui n’hésitaient pas à consommer de la viande. Le terme « jour » fait référence aux « jours solennels » de la loi, c’est à dire les jours de fête religieuse, auxquels les chrétiens d’origine juive étaient encore attachés – par opposition aux chrétiens d’origine païenne qui avaient moins de peine à s’affranchir de fêtes religieuses qu’ils n’avaient jamais respectées. Il s’agit d’un principe général enseigné par l’apôtre pour expliquer que pour des questions qui relèvent de la sensibilité personnelle et non d’un commandement clair de l’écriture nous concernant, il faut cet esprit de non jugement les uns envers les autres.
      Dans la mesure où Jésus lui-même a combattu vigoureusement les pharisiens qui l’épiaient sur le respect du sabbat (« L’homme n’a pas été créé pour le sabbat, mais le sabbat pour l’homme » ou encore « Le Fils de l’homme est Seigneur du sabbat ») et où aucun apôtre n’invite à aucun moment ni dans les actes ni dans les épîtres à respecter le sabbat, je suis convaincu que cette question du respect du sabbat relève de la sensibilité personnelle de chacun, et rentre tout à fait dans le cadre de Romains 14 : si le frère Untel respecte le sabbat pour son Seigneur, eh bien alléluia, qu’il en soit ainsi, ne nous jugeons pas. Maintenant ça ne veut pas dire que tous les chrétiens doivent faire ainsi. De la même manière si le frère Untelautre, pour son Seigneur, estime qu’il ne doit plus jouer aux jeux vidéos, eh bien alléluia, mais ça ne veut pas dire qu’il est légitime d’imposer cette vision à tous les chrétiens. Seulement, que tout soit fait pour Christ, et seulement pour lui!
      Fraternellement

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  • JMP je te cite toi même :

    Le terme « jour » fait référence aux « jours solennels » de la loi, c’est à dire les jours de fête religieuse, auxquels les chrétiens d’origine juive étaient encore attachés – par opposition aux chrétiens d’origine païenne qui avaient moins de peine à s’affranchir de fêtes religieuses qu’ils n’avaient jamais respectées. Il s’agit d’un principe général enseigné par l’apôtre pour expliquer que pour des questions qui relèvent de la sensibilité personnelle et non d’un commandement clair de l’écriture nous concernant, il faut cet esprit de non jugement les uns envers les autres.

    exact le terme jour désigne les jours de fêtes, mais je tiens à te rappeller que le commandement du sabbat est différent de ces fêtes. Donc ce commandement ne saurait faire l’objet de sensibilités personnelles car c’est avant tout un commandement au même titre que tu ne volera pas et compagnie.

    Jésus ni les apôtres n’ont jamais remis en cause le commandement même du sabbat. Ce que Jésus a réformé, c’est la manière de l’observer en rappelant avant tout que ce jour a été mis pour le bonheur et le bienfait de l’homme. Mais il ne l’a jamais aboli.

    De plus, il remonte à la création, bien avant la distinction juif- non juif.

    Fraternellement

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